(Pour savoir combien on peut gagner de l’argent avec un blog, j’ai revérifié les pages officielles de Google AdSense, d’Amazon, des plateformes d’affiliation, de Légifrance et de l’Urssaf).
10 000 pages vues par mois, c’est déjà un joli blog. Mais combien ça rapporte en publicité ? Selon le simulateur officiel de Google, entre 7 et 46 € par mois, selon le thème. On est loin des « 500 à 1 900 € bruts par mois » qu’un blogueur débutant gagnerait, d’après l’Aperçu IA de Google…
Pour vous la faire courte : oui, on peut gagner de l’argent avec un blog, et même en vivre, mais rarement avec la publicité seule et presque jamais la première année. En effet, les blogs qui rapportent vendent quelque chose : des produits recommandés via des liens d’affiliation, leurs propres e-books ou formations, ou leurs services. La publicité, elle, vient plutôt en complément, une fois le trafic installé.
Je sais de quoi je parle, car je suis blogueuse professionnelle. Je vis des revenus de mon entreprise et de mes sites, et La Boîte à Sous vit elle-même en partie de l’affiliation. D’ailleurs, les encadrés verts que vous croiserez plus bas en font partie.
Je vous dois aussi un aveu : écrite en 2020, la première version de ce guide avait mal vieilli (liens morts, plateformes disparues, chiffres sans source). Elle a aussi récupéré les lecteurs d’un ancien article sur le « Pay Per Install », une méthode que je ne recommande plus. J’ai donc tout repris, chiffres officiels en main.
Au programme : ce que rapporte un blog, à partir de combien de visiteurs il devient rentable, les 7 façons de le monétiser, puis son coût et vos obligations. Vous voulez plutôt gagner quelques euros sans créer de site ? Lisez alors mon guide pour gagner de l’argent sur internet.
Gagner de l’argent avec un blog : l’essentiel en 30 secondes.
- C’est possible ? Oui, mais c’est un travail de fond. Selon Ahrefs, seules 1,74 % des nouvelles pages entrent dans les dix premiers résultats de Google en un an,
- Combien rapporte la pub ? De 7 à 46 € par mois pour 10 000 pages vues, selon le thème (estimation officielle de Google pour l’Europe). Pour gagner 100 € par mois avec la publicité seule, il faut donc de 22 000 à 134 000 pages vues par mois,
- Ce qui rapporte le plus : vendre. L’affiliation (une commission sur ce que vos lecteurs achètent), vos produits et vos services rapportent bien plus par lecteur que la publicité,
- Ce qui a changé en 2026 : Google affiche désormais ses Aperçus IA en France (depuis le 22 juillet 2026). Or, quand un résumé IA s’affiche, les internautes cliquent presque deux fois moins sur les résultats (8 % des cas contre 15 %, selon le Pew Research Center),
- Ce que ça coûte : de 0 € avec Blogger à une centaine d’euros la première année pour un blog WordPress avec votre propre nom de domaine,
- Vos obligations : déclarer vos revenus dès le premier euro, et signaler chaque publicité ou lien affilié (avec la mention « publicité » ou « collaboration commerciale »),
- À fuir : le Pay Per Install, la revente de fichiers d’e-mails, les liens payés cachés et les formations « blog rentable en 30 jours »,
- Mon conseil : choisissez d’abord un sujet que vous connaissez vraiment, sur lequel vos lecteurs dépensent déjà de l’argent. Ensuite, construisez une liste e-mail dès le premier jour, et ne comptez pas sur la publicité tant que votre trafic n’a pas décollé.
Combien peut-on gagner d’argent avec un blog ? Les vrais chiffres de 2026.
C’est la première question que tout le monde se pose, et c’est là que les réponses partent dans tous les sens. Alors, plutôt que de vous donner une fourchette de plus, je suis allée chercher la seule donnée publique qui vienne directement d’une régie publicitaire : le simulateur de Google AdSense.
Ce que Google lui-même estime : de 7 à 46 € pour 10 000 pages vues.
Sur sa page de présentation, AdSense propose un petit outil. Vous choisissez le thème de votre site, la région d’où vient votre audience et votre nombre de pages vues, puis il affiche vos « revenus annuels potentiels ». J’ai donc relevé ses valeurs pour les 25 thèmes, avec une audience venue d’Europe, d’Afrique ou du Moyen-Orient (la région de la France, de la Belgique et de la Suisse dans l’outil). Ensuite, je les ai ramenées à 10 000 pages vues par mois et converties en euros :

Le constat saute aux yeux : à trafic égal, un blog de jardinage gagne six fois plus qu’un blog d’actualité. Pourquoi ? Parce que les annonceurs paient pour toucher des gens qui s’apprêtent à acheter (un abri de jardin, une assurance, un voyage), pas des gens qui lisent les nouvelles. Le thème de votre blog compte donc autant que son trafic.
Trois précisions pour lire ces chiffres sans se tromper :
- ce sont des pages vues, pas des visiteurs. Un lecteur qui lit trois articles compte pour trois pages vues,
- c’est un revenu brut, avant impôts et cotisations. C’est aussi une estimation que Google ne garantit pas : il l’écrit en toutes lettres sous son outil,
- le simulateur ne descend pas sous 50 000 pages vues par mois. Puisque ses résultats sont proportionnels, j’ai simplement divisé ses valeurs par cinq.
Une tendance à la baisse en 2026.
Et la tendance n’est pas à la hausse. Selon Pubstack, un outil d’analyse publicitaire utilisé par les éditeurs, le revenu programmatique de 62 sites français a baissé de 16,4 % en juillet 2026 et de 17,1 % en août, par rapport à l’année précédente. Pubstack précise toutefois qu’aucun lien de cause à effet n’est établi avec l’arrivée des Aperçus IA de Google.
Ce que l’Aperçu IA de Google affirme (et qui ne tient pas).
Par ailleurs, j’ai relevé, le 21 octobre 2026, les réponses de l’Aperçu IA sur « gagner de l’argent avec un blog » et sur ses questions associées. Plusieurs chiffres ne résistent pas à la vérification :
- « Débutant : 500 à 1 900 € bruts par mois » : cette fourchette vient de fiches métier d’écoles et de sites d’orientation, pas d’une étude. Un blog qui démarre n’a pas encore de trafic, il ne rapporte donc en général rien,
- « Articles sponsorisés : souvent entre 150 et 1 500 € » : la grille officielle de SEMjuice va de 13 à 300 € selon la puissance du site. Et d’après ses propres chiffres, Soumettre.fr a reversé en moyenne 30 € par article sur un an,
- « Commission de 3 à 10 % chez Amazon » : en réalité, en France, la grille officielle monte à 6 % au maximum (mode, luxe, montres), et tombe à 1 % pour les jeux vidéo et à 0 % pour le vin,
- « Mediavine ou Raptive : souvent plus de 50 000 sessions par mois » : c’est périmé. Mediavine demande désormais 5 000 $ de revenus publicitaires par an, et Raptive 25 000 pages vues par mois. Mais surtout, ces deux régies veulent une majorité de lecteurs américains, canadiens, britanniques ou australiens. Autant dire que la porte est fermée à un blog francophone.
La plupart des blogs ne rapportent rien, et ce n’est pas qu’une question d’effort.
Selon une étude d’Ahrefs portant sur environ 14 milliards de pages, 96,55 % des pages web ne reçoivent aucune visite depuis Google. Pour les autres, c’est lent : seules 1,74 % des nouvelles pages entrent dans les dix premiers résultats en un an, et la page classée première a en moyenne cinq ans (Ahrefs, 2025).
Même les professionnels ont du mal. Par exemple, chaque année, Orbit Media interroge un millier de spécialistes du contenu. Selon son édition 2026, ils passent en moyenne 3 h 20 par article, et seuls 13,9 % estiment que leur blog donne de « bons résultats », un record à la baisse. Quand j’ai écrit la première version de ce guide, un article de La Boîte à Sous me demandait déjà entre 4 heures et 3 jours de travail, selon les recherches à faire.
Autrement dit, un blog est un placement à long terme : il faut souvent des mois avant de voir passer le premier euro. Mais en attendant, si vous préférez démarrer avec un petit bonus tout de suite, un site de sondages partenaire offre 7 € dès l’inscription :

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À partir de combien de visiteurs un blog devient-il rentable ?
Tout dépend de ce que vous appelez « rentable », et surtout de ce que vous vendez. Prenons le minimum : rembourser le nom de domaine et l’hébergement, soit une centaine d’euros par an. Avec la publicité seule, il faut déjà entre 1 800 et 11 100 pages vues par mois selon le thème (environ 4 100 pour un thème moyen), d’après les estimations de Google.
Pour 100 € par mois : le calcul méthode par méthode.
Et pour 100 € par mois ? J’ai donc fait le calcul pour chaque façon de gagner de l’argent avec un blog, à partir des tarifs officiels relevés le 21 octobre 2026 :

Vous voyez le paradoxe ? La publicité est la méthode la plus simple à installer, mais c’est aussi celle qui demande le plus de trafic. À l’inverse, un seul client pour un service, ou une dizaine de clients fidèles à un logiciel que vous recommandez, suffisent pour le même résultat.
Quant à votre nombre de visiteurs, il dépend de la part de vos lecteurs qui achètent. Et ça, personne ne peut vous le dire à l’avance. Par exemple, un lecteur qui cherche « meilleur sécateur électrique » est prêt à sortir sa carte bancaire, alors que celui qui lit une recette de crêpes l’est beaucoup moins. C’est pourquoi un petit blog très ciblé peut rapporter plus qu’un gros blog généraliste.
Ce que racontent les blogueurs.
Les témoignages de blogueurs vont dans le même sens. Sur le forum anglophone r/Blogging, en 2025, la personne qui tient un blog voyage de seulement 150 à 300 visites par mois explique faire 1 à 3 ventes affiliées par mois, avec un meilleur mois à 150 $ grâce à une seule grosse réservation. À l’inverse, dans le même fil, un autre blog d’environ 2 000 visiteurs par mois n’a gagné que 20 $ en six mois… avec de la publicité. Ce ne sont que des témoignages, mais ils illustrent bien la règle : ce n’est pas la taille du public qui compte le plus, c’est ce qu’il vient chercher.
Et pour 1 000 € par mois ?
Multipliez tout par dix, et le constat devient encore plus net. Voici les deux paliers côte à côte :
| Méthode | Pour 100 € par mois | Pour 1 000 € par mois |
|---|---|---|
| Publicité seule (thème moyen) | 49 000 pages vues | 490 000 pages vues |
| Affiliation Amazon (livres grand format) | 111 livres vendus | 1 111 livres vendus |
| Dons ou abonnements à 5 € (Tipeee) | 22 soutiens | 218 soutiens |
| Affiliation d’un logiciel (Systeme.io) | 10 clients abonnés | 98 clients abonnés |
| Votre e-book à 20 € (sur votre site) | 6 ventes | 55 ventes |
| Un service à 100 € | 1 client | 10 clients |
Autrement dit, la publicité seule demande déjà un gros site pour 1 000 € par mois, et les livres Amazon aussi. Mieux vaut donc viser des produits plus chers, des commissions récurrentes ou vos propres offres. Le service reste la voie la plus rapide, à condition d’avoir une compétence à vendre.
Mon conseil : ne vous fixez pas un objectif de trafic, mais un objectif de ventes. En effet, un blog de 30 000 pages vues par mois qui ne vit que de la publicité touche environ 60 € par mois pour un thème moyen. En revanche, un petit blog qui décroche deux clients par mois pour un service à 100 € gagne déjà plus du triple.
Comment gagner de l’argent avec un blog ? Les 7 façons comparées.
Il existe sept grandes façons de monétiser un blog. La plupart des blogueurs qui en vivent en combinent deux ou trois, car aucune ne suffit seule. Voici d’abord le tableau qui les résume, puis le détail de chacune, avec ses vrais tarifs et ses pièges :
| Méthode | Ce qu’il faut | Ce que ça rapporte | Mon avis |
|---|---|---|---|
| 1. La publicité | Beaucoup de trafic | 7 à 46 € pour 10 000 pages vues | Un complément, jamais un départ |
| 2. L’affiliation | Des lecteurs prêts à acheter | 0 à 6 % chez Amazon, 40 à 60 % sur certains logiciels | Le pilier de la plupart des blogs qui rapportent |
| 3. Les articles sponsorisés | Un site bien référencé et un statut | 13 à 300 € l’article (30 € en moyenne chez Soumettre.fr) | Rentable, mais risqué avec Google |
| 4. Vos produits (e-book, formation) | Une audience qui vous fait confiance | 35 à 97 % du prix, selon la plateforme | Le plus rentable par lecteur |
| 5. Vos services | Une compétence | Un seul client peut suffire | Le plus rapide |
| 6. Abonnements, dons, podcast | Une communauté fidèle | 4 à 4,70 € reversés sur 5 € | Pour les blogs très suivis |
| 7. Pay Per Install, revente d’e-mails | Rien de légal ou presque | Des risques avant tout | À fuir |
1. La publicité : simple à installer, mais peu rentable pour un petit blog.
Le principe : vous réservez des emplacements sur vos pages, une régie y affiche des annonces, et vous touchez une part de ce que paient les annonceurs. C’est la méthode la plus connue pour gagner de l’argent avec un blog. D’ailleurs, La Boîte à Sous l’a pratiquée, comme le montre cette capture de 2020 :

Google AdSense en 2026 : les vraies conditions.
Pour un blog francophone, la porte d’entrée reste Google AdSense. Voici ce qu’exigent ses pages d’aide officielles, selon ma relecture du 21 octobre 2026 :
- avoir 18 ans (un parent peut ouvrir le compte pour un mineur, et c’est alors lui qui est payé), publier un contenu original et pouvoir modifier le code de votre site,
- aucun minimum de trafic : le « 150 visites par jour » de l’ancienne version de ce guide n’a jamais été une règle de Google. Les refus portent sur le contenu (trop peu de texte, « faible valeur », site en construction, affiliation sans valeur ajoutée, navigation confuse), selon la page des motifs de refus,
- un examen qui prend « généralement quelques jours », mais parfois deux à quatre semaines,
- une vérification d’identité : depuis juin 2026, Google peut demander une pièce d’identité, voire un selfie vidéo, à fournir sous 45 jours, avant de diffuser la moindre annonce (aide AdSense). Selon votre pays, votre adresse est ensuite validée par un code envoyé par courrier,
- un bandeau de consentement certifié : dans l’Union européenne, il est obligatoire depuis le 16 janvier 2024 pour afficher des annonces personnalisées, et depuis le 31 juillet 2024 en Suisse (Google). Sans lui, seules des annonces limitées, moins bien payées, s’affichent,
- le paiement : dès 70 € de solde pour un compte en euros (100 CHF en Suisse, 100 CAD au Canada), versé entre le 21 et le 26 du mois suivant (seuils, calendrier). Google peut aussi vous demander de remplir un formulaire fiscal américain (en général le W-8BEN).
Ainsi, un blog de cuisine à 10 000 pages vues par mois touche environ 17 € par mois. Il lui faut donc un peu plus de quatre mois pour atteindre le seuil de 70 € et recevoir son premier virement.
Payé au clic ? Plus depuis 2024.
L’ancienne version de ce guide parlait de « coût par clic ». C’est périmé : en novembre 2023, Google a annoncé qu’AdSense paierait désormais les éditeurs à l’affichage, comme le reste du marché, et non plus principalement au clic (annonce officielle). Depuis, vous touchez 80 % de ce qui reste une fois que la plateforme de l’annonceur s’est servie, soit environ 68 % de ce que paie l’annonceur quand il passe par Google Ads (aide AdSense).
Google promettait d’ailleurs que ce changement ne modifierait pas les revenus des éditeurs. Sur le forum francophone WebRankInfo, au printemps 2024, plusieurs éditeurs ont pourtant décrit des RPM en baisse de 40 à 90 %, et au moins un autre une hausse. L’un d’eux résumait ainsi son mois de mars 2024 : « 300000 impressions, 160000 pv en 1 mois et juste de quoi me payer 10 séances de cinéma » (« pv » pour pages vues). Ce sont des témoignages, pas une statistique, mais ils montrent à quel point ces revenus peuvent bouger d’un mois à l’autre.
C’est pourquoi on raisonne aujourd’hui en RPM : ce que vous gagnez pour 1 000 pages vues, toutes annonces confondues. C’est exactement ce que donne le simulateur de Google :

Sur les forums, on vous dira vite de quitter AdSense pour une régie « premium », mieux payée. Pourtant, leurs conditions ont beaucoup changé, et elles visent surtout le public anglophone :
| Régie | Condition d’entrée (octobre 2026) | Pour un blog francophone ? |
|---|---|---|
| Mediavine | 5 000 $ de revenus publicitaires par an | Non, sauf gros site déjà rentable |
| Journey by Mediavine | 1 000 sessions par mois venant des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni ou d’Australie | En théorie, avec au moins 1 000 visites par mois venues du Canada |
| Raptive | 25 000 pages vues par mois, en majorité depuis l’Amérique du Nord, le Royaume-Uni, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande | Non |
| Monumetric | 10 000 à 80 000 pages vues, 99 $ de frais, 50 % de trafic anglophone | Non |
| Ezoic | 250 000 utilisateurs par mois depuis le 18 février 2026 (20 petits sites sélectionnés chaque mois) | Non, pour un petit blog |
Ezoic, que l’on présente encore partout comme accessible « sans minimum de trafic », a donc changé de cap en février 2026. Quant à elles, les régies françaises que j’ai consultées ne publient aucune condition ouverte aux petits blogs. Pour un blog qui démarre, c’est donc AdSense, ou rien.
Vendre un emplacement en direct.
Vous pouvez aussi vendre une bannière directement à une marque de votre thème, sans régie. Pour cela, préparez un « kit média » d’une page : votre audience, vos chiffres de trafic, vos tarifs. Vous fixez le prix, et vous gardez tout. En revanche, il faut déjà un trafic qui intéresse un annonceur. Et la loi impose que cette bannière soit clairement identifiable comme une publicité (article 20 de la LCEN). Enfin, si elle contient un lien, ajoutez-lui l’attribut rel= »sponsored » (j’y reviens plus bas).
Les erreurs qui coûtent votre compte AdSense.
- cliquer sur vos propres annonces, ou demander à vos proches de le faire, car c’est du trafic non valide. Google résilie le compte, et un éditeur résilié ne peut pas en rouvrir un autre,
- acheter du trafic à des sites qui paient leurs visiteurs pour cliquer : interdit également,
- noyer vos articles sous les annonces : vos lecteurs partent alors, et vos revenus avec eux,
- oublier les bloqueurs de publicité : une partie de vos lecteurs ne voit aucune annonce (aucune étude française récente n’est publique sur leur nombre). AdSense permet toutefois d’afficher un message à ces visiteurs pour leur demander de vous soutenir.
2. L’affiliation : la façon la plus courante de gagner de l’argent avec un blog.
Le principe : vous recommandez un produit ou un service avec un lien personnalisé. Si un lecteur achète ou s’inscrit après avoir cliqué, la marque vous verse une commission, sans que ça lui coûte un centime de plus. C’est d’ailleurs le modèle de La Boîte à Sous : quand vous vous inscrivez sur un site via un de mes encadrés verts, je touche une commission. Et ça ne change rien à ce que j’écris, puisqu’une méthode qui paie mal est présentée comme telle, programme d’affiliation ou pas. Pour un blog qui démarre, c’est souvent la façon la plus simple de gagner de l’argent, car vous n’avez rien à créer.
À la vente, à l’inscription, au clic : comment on est payé.
En 2021, on m’avait demandé en commentaire pourquoi je ne parlais pas de la rémunération au clic et à l’affichage. Bonne question : ce sont bien des formes d’affiliation. Selon les programmes, vous êtes payé :
- à la vente : un pourcentage du panier, comme chez Amazon, ou un montant fixe par commande,
- à l’inscription (on parle de « lead ») : un montant fixe quand le lecteur crée un compte gratuit, demande un devis ou remplit un formulaire,
- au clic ou à l’affichage : plus rare, et beaucoup moins rémunérateur. La plateforme Kwanko propose encore ces formats, à côté de la vente et de l’inscription,
- à l’abonnement : une commission chaque mois, tant que le client reste abonné. C’est fréquent pour les logiciels en ligne.
Vous avez déjà utilisé un site de cashback ? Alors vous avez vu l’affiliation de l’intérieur. eBuyClub l’explique lui-même sur sa page « Comment ça marche » : le marchand lui verse une commission sur votre achat, et il en partage une partie avec vous. J’ai également détaillé ce mécanisme dans mon article cashback : c’est quoi.

Amazon Partenaires : 5 % sur un livre, soit 0,36 € sur un poche.
C’est le programme que tout le monde essaie en premier. Voici sa grille officielle pour amazon.fr. Attention toutefois, le pourcentage se calcule sur le prix hors TVA et hors frais de port :
| Commission | Catégories |
|---|---|
| 6 % | Mode, chaussures, sacs, montres, luxe |
| 5 % | Livres et livres Kindle, maison, meubles, cuisine, bricolage et outils, bijoux, automobile, musique, vidéo, livres audio |
| 4 % | Beauté, soins personnels, bagages, sports et fitness |
| 3 % | Toutes les autres catégories |
| 2,5 % | Gros électroménager, électronique mobile, Fire TV |
| 1 % | Jeux vidéo et consoles, épicerie |
| 0 % | Vin, cartes cadeaux, applications Android, Kindle Unlimited |
Refaisons donc le calcul que proposait l’ancienne version de ce guide (« environ 0,50 € par livre »). L’Étranger d’Albert Camus coûte 7,60 € en poche, soit 7,20 € hors TVA : vous touchez 0,36 €. Le même titre en grand format, à 19 €, vous rapporte 0,90 €. Les 0,50 € ne tombent donc juste que pour un livre à environ 10,50 €. Bonne nouvelle quand même : si votre lecteur ajoute d’autres articles à son panier, ils comptent aussi, au taux de leur catégorie.
Les autres règles d’Amazon à connaître.
D’après les politiques du programme et la procédure d’examen :
- le lecteur doit commander dans les 24 heures qui suivent son clic, ou dans les 89 jours s’il a mis le produit dans son panier pendant ces 24 heures,
- votre candidature n’est examinée qu’après 3 ventes dans les 180 premiers jours (vos propres commandes ne comptent pas), et votre site doit compter au moins 10 publications,
- le paiement arrive environ 60 jours après la fin du mois, dès 25 € par virement,
- vous devez afficher la phrase « En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises. »,
- les liens dans vos e-mails sont désormais permis, si vos abonnés ont accepté de les recevoir (l’ancienne version de ce guide affirmait le contraire). En revanche, les raccourcisseurs qui masquent la destination restent interdits.
Les plateformes d’affiliation en 2026 : qui existe encore ?
Pour trouver d’autres marques, on passe plutôt par des plateformes qui rassemblent des centaines de programmes. L’inscription y est gratuite. Méfiez-vous en revanche des listes recopiées d’année en année : plusieurs noms ont changé, et certains ont disparu.
| Plateforme | Ce qu’il faut savoir en 2026 | Seuil de paiement |
|---|---|---|
| Awin | Inscription gratuite, avec un petit dépôt remboursé au premier paiement. A absorbé ShareASale, fermé le 6 octobre 2025 | 20 € en France |
| Kwanko | C’est l’ex-NetAffiliation : l’ancien site redirige vers Kwanko, et ses anciens liens ne fonctionnent plus | 50 € |
| Effinity | C’est l’ex-Effiliation | Non publié |
| Daisycon | Les marques doivent valider ou refuser vos ventes sous 60 jours au maximum | 25 € |
| Affilae | Plateforme française, profil validé sous 24 à 48 heures | Fixé par chaque marque |
| Impact | Surtout des marques anglophones et des logiciels. Le programme d’Udemy y est désormais | Variable |
| Coobis | Site hors ligne en octobre 2026 (erreur serveur, certificat de sécurité expiré) | – |

Ce tableau explique d’ailleurs pourquoi l’ancienne version de ce guide comptait des liens morts : ses trois boutons vers des formations Udemy passaient par Awin, or Udemy gère désormais son programme d’affiliation sur Impact. Quant à Coobis, que je citais comme source, son site ne répond plus :

Les programmes qui paient le mieux : logiciels et hébergeurs.
Les plus belles commissions ne viennent pas des grands sites marchands, mais des services en ligne, où la marge est forte. Quelques exemples relevés sur les pages officielles :
- Systeme.io (outil français de vente en ligne) : 60 % de l’abonnement, à vie. Sur l’offre à 17 € par mois, cela fait environ 10 € par mois et par client, tant qu’il reste abonné,
- Hostinger (hébergement web) : 40 % sur chaque vente éligible, hors TVA,
- Infomaniak (hébergeur suisse) : de 25 à 50 % selon vos ventes, versés dès 50 CHF,
- Shopify : jusqu’à 150 USD par commerçant parrainé qui s’abonne, selon son pays.
Et les banques ? Leurs primes de parrainage sont généreuses, mais plafonnées (Fortuneo limite par exemple le parrain à 10 filleuls par an), et elles changent toutes les semaines. Je les compare dans mon guide du parrainage bancaire.
Ce que Google attend d’un site affilié.
Google ne pénalise pas l’affiliation. Ses règles anti-spam visent en revanche les « sites affiliés sans valeur ajoutée », qui recopient les descriptions des marchands. À l’inverse, Google cite comme « bons » sites affiliés ceux qui apportent des tests, des comparaisons, des informations sur les prix et des avis originaux. Ajoutez aussi l’attribut rel= »sponsored » à vos liens affiliés, comme le recommande Google Search Central. Enfin, signalez chaque lien à vos lecteurs : je reviens sur ces mentions obligatoires plus bas.
3. Les articles sponsorisés : faciles à vendre, risqués avec Google.
Une marque vous paie pour publier un article qui parle d’elle, avec un lien vers son site. En réalité, la plupart du temps, elle n’achète pas vraiment vos lecteurs : elle achète ce lien, pour améliorer son propre référencement sur Google. Et c’est tout l’enjeu.

Combien rapporte un article sponsorisé en 2026 ?
En fait, c’est bien moins que les « 30 à 1 000 € » de l’ancienne version de ce guide, ou que les « 150 à 1 500 € » de l’Aperçu IA. Voici ce qu’affichent les plateformes françaises elles-mêmes :
| Plateforme | Ce que touche le blogueur | À savoir |
|---|---|---|
| SEMjuice | De 13 à 300 € selon la puissance du site (son indice « JuiceFlow »), 4,50 € pour un annuaire, 400 € et plus sur devis pour un média. Bonus de 4 à 8 € si vous rédigez vous-même | Paiement dès 100 €. Liens obligatoirement « dofollow » |
| Soumettre.fr | « Entre 10 € et 1 500 € », mais 819 954 € reversés pour 27 129 articles en un an, soit environ 30 € en moyenne | Un particulier sans statut ne peut pas encaisser ses gains |
| Ereferer | 90 % du prix, puis 15 % de commission au retrait : une vente à 100 € vous laisse 76,50 € | Retrait dès 100 €. Le lien « nofollow » est possible s’il est déclaré |
| Getfluence | Vous fixez votre prix, la plateforme ajoute sa commission côté annonceur | Paiement 30 jours après la publication |
| Paper Club | Vous fixez votre prix hors taxes | Réservé aux professionnels. Article en ligne 12 mois minimum |
Autre correction : aucune de ces plateformes n’impose de « 9 000 visites par mois minimum », contrairement à ce qu’affirmait l’ancienne version de ce guide. Elles regardent plutôt des indicateurs de référencement, comme l’autorité de votre site ou le nombre de sites qui pointent vers lui. Enfin, plusieurs d’entre elles exigent un statut d’entreprise pour vous payer.
Le problème : Google interdit les liens achetés.
En effet, les règles anti-spam de Google sont claires : les « liens achetés ou vendus à des fins de classement » sont du spam. Google précise toutefois que la vente de liens est une pratique commerciale normale, à une condition : que le lien porte l’attribut rel= »sponsored » ou rel= »nofollow », qui lui demande de ne pas en tenir compte.
Le hic, c’est que les annonceurs paient justement pour l’inverse. SEMjuice l’écrit noir sur blanc dans sa FAQ : tous les liens doivent être « do-follow », car « nous vendons du jus SEO ». Un blog qui accepte prend donc un vrai risque. Google peut lui infliger une action manuelle « Liens artificiels sur votre site », le faire reculer dans les résultats, ou simplement ignorer tous ses liens. Le blog perd alors ce qui faisait sa valeur aux yeux des annonceurs.
Mon conseil : d’abord, n’acceptez que des sujets qui intéressent vraiment vos lecteurs, et refusez le casino ou le crédit sur un blog de cuisine. Ensuite, signalez chaque article par la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale » dès le début. Et si vous voulez être irréprochable vis-à-vis de Google, privilégiez les annonceurs qui acceptent un lien « sponsored ». Car un article sponsorisé utile et signalé est parfaitement légal : c’est le lien payé déguisé en recommandation qui pose problème.
Vous préférez gagner quelques euros sans rien risquer côté Google ? Il y a plus simple :

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4. Vendre vos propres produits : e-book, formation, modèles.
C’est la méthode qui rapporte le plus par lecteur. En effet, vous fixez votre prix, puis, une fois le produit créé, il peut se vendre pendant des années. En revanche, il faut d’abord une audience qui vous fait confiance : personne n’achète l’e-book d’un inconnu. C’est pourquoi on commence souvent par donner beaucoup sur le blog, avant de vendre la version complète, mieux organisée ou plus pratique.

Où vendre un e-book, et ce qu’il vous reste.
L’ancienne version de ce guide citait Amazon Kindle, la Fnac, Gumroad et Podia, sans un mot sur les frais. Or, selon la plateforme, il vous reste entre un tiers et la quasi-totalité du prix. Voici le calcul pour un e-book vendu 20 € :
| Plateforme | Ce qu’elle prend | Il vous reste sur 20 € |
|---|---|---|
| Amazon KDP | 70 % de redevance entre 2,69 et 12,99 € (depuis le 7 juillet 2026, contre 9,99 € avant), 35 % au-delà | ≈ 6,64 €. À 12,99 €, vous toucheriez ≈ 8,45 € |
| Kobo Writing Life (aussi distribué sur fnac.com) | 70 % du prix hors taxes dès 1,99 €, sans plafond annoncé | ≈ 13,27 € |
| Gumroad | 10 % + 0,50 $ par vente, plus les frais de carte. 30 % via sa place de marché | ≈ 16,70 € (14 € via sa place de marché) |
| Payhip (offre gratuite) | 5 % + frais de paiement | ≈ 18,45 € |
| Systeme.io (offre gratuite) | 0 % de commission, frais de paiement Stripe seulement. Ventes plafonnées à 10 000 $ sur l’offre gratuite | ≈ 19,45 € |
Vous l’avez remarqué : sur Amazon, un e-book à 12,99 € vous rapporte plus qu’un e-book à 20 €, à cause de la fourchette de prix. Autre point important : Amazon, Kobo, Gumroad et Payhip gèrent la TVA européenne à votre place. En revanche, si vous vendez directement sur votre site, c’est à vous de le faire (j’y reviens dans la partie sur les impôts). Enfin, pour la méthode complète, de l’écriture à la promotion, voyez mon guide de l’auto-édition.
Les formations en ligne.
Une formation se vend plus cher qu’un e-book, mais demande bien plus de travail. Côté plateformes, deux changements récents sont pourtant passés presque inaperçus :
- Udemy reverse au formateur 97 % des ventes faites avec son propre coupon, mais seulement 37 % de toutes les autres (conditions des formateurs Udemy, mises à jour le 29 juillet 2026). Le « 50 % » qui circule encore date d’avant 2023,
- Teachable, Thinkific et Podia n’ont plus d’offre gratuite. Comptez par exemple 42 $ par mois et 5 % de frais chez Podia. Restent gratuits pour démarrer : Systeme.io (une formation, ventes plafonnées à 10 000 $) et LearnyBox (ventes plafonnées à 1 000 €).

Les produits physiques et la boutique en ligne.
Certains blogueurs finissent par lancer leur propre marque : des bijoux, des carnets, des kits… Le blog sert alors de vitrine, et c’est souvent lui qui fait venir les premiers clients. Mais c’est un vrai métier de commerçant, avec du stock, des frais et du service client. Je l’ai détaillé dans mon guide du business en ligne, et j’explique aussi pourquoi le dropshipping n’est pas le raccourci qu’on vous vend.

5. Vendre vos services : la façon la plus rapide de gagner de l’argent avec un blog.
C’est aussi la plus sous-estimée. Vous écrivez sur ce que vous savez faire, et vos articles prouvent ainsi votre compétence à de futurs clients. Rédaction web, traduction, cours particuliers, coaching, création de sites, photographie, conseil en jardinage ou en déco : un seul client peut rapporter plus que des mois de publicité.
Je le vis moi-même : à côté de La Boîte à Sous, une partie de mon activité consiste à créer des sites pour des clients. Sur Reddit, la personne qui tient un blog tech très spécialisé décrit la même logique : 30 000 à 40 000 vues par mois, aucune publicité ni affiliation, mais des sponsors démarchés en direct et un blog qui lui a « ouvert des portes » dans sa carrière (r/Blogging, 2025).
Pour trouver vos premiers clients sans attendre le trafic de votre blog, passez d’abord par les plateformes freelance. Et si vous cherchez des idées de services à proposer depuis chez vous, j’en ai listé dans mon guide du travail à domicile.
Quand vos lecteurs vous suivent depuis longtemps, certains acceptent de payer pour vous soutenir ou pour lire la suite : un don ponctuel, un abonnement mensuel, une newsletter réservée aux abonnés payants. Ce modèle fonctionne notamment pour des blogs très suivis, avec une vraie communauté. Pour un blog qui démarre, il ne rapportera presque rien.

Côté outils, un simple bouton PayPal fonctionne toujours, mais les plateformes spécialisées gèrent les abonnements, les rappels et les contreparties. Voici ce qu’il vous reste sur 5 € versés par un lecteur :
| Plateforme | Commission | Il vous reste sur 5 € |
|---|---|---|
| Tipeee (française) | 8 % TTC, frais bancaires payés par le donateur | 4,60 € |
| Ko-fi | 0 % sur les dons ponctuels en mode « Free » (5 % par défaut pour les nouveaux comptes), plus les frais de paiement | ≈ 4,68 € |
| Buy Me a Coffee | 5 %, plus les frais de paiement | ≈ 4,42 € |
| Kessel (newsletters payantes, française) | 10 %, plus les frais de paiement | ≈ 4,18 € |
| Substack | 10 %, plus les frais de paiement | ≈ 4,14 € |
| Patreon | 10 % pour les pages publiées depuis le 4 août 2025, plus 3,4 % + 0,35 € de frais de paiement en euros | ≈ 3,98 € |
Attention à une idée reçue : un don n’est pas un cadeau aux yeux du fisc. Dès lors qu’il vient de votre activité de blogueur, c’est un revenu à déclarer, comme le reste.
Le contenu payant et le paywall.
Le principe du « paywall » : le début de l’article est gratuit, la suite est réservée aux abonnés. C’est le modèle des grands journaux, qui ont des milliers d’articles et une marque connue. Pour un blog, c’est rarement une bonne idée tant que vous n’avez pas une audience très fidèle : un lecteur qui arrive de Google ne paiera pas pour lire la fin de l’article d’un site qu’il découvre. Garder le blog gratuit et proposer en plus une newsletter payante est souvent plus réaliste.

Le podcast.
L’ancienne version de ce guide suggérait de transformer vos articles en podcast payant. Pourtant, en pratique, un podcast gagne surtout de l’argent par la publicité et le sponsoring, une fois l’audience installée :
- Spotify a ouvert son programme partenaire en France, en Belgique, en Suisse et au Canada : il faut au moins 3 épisodes, 2 000 heures d’écoute et 1 000 auditeurs sur les 30 derniers jours. Vous touchez alors 50 % des revenus publicitaires,
- Ausha, l’hébergeur français, insère automatiquement de la publicité dès 5 000 écoutes par mois, avec 50 % des revenus pour vous. Les sponsors que vous trouvez vous-même vous rapportent 100 %.
7. Pay Per Install, revente d’e-mails : ce que je ne recommande plus.
Certaines méthodes pour gagner de l’argent avec son site circulent encore, y compris sur La Boîte à Sous il y a quelques années. Je préfère donc vous dire clairement pourquoi je ne les conseille plus.
Le Pay Per Install, et pourquoi mon ancien article a disparu.
Si vous arrivez ici depuis l’ancien article du site sur le « Pay Per Install », voici ce qu’il est devenu. Le principe : au lieu de renvoyer vos lecteurs vers le site officiel d’un logiciel, vous leur faites télécharger un installateur fourni par un réseau. Pendant l’installation, celui-ci leur propose alors d’autres logiciels, et vous êtes payé à chaque installation. L’article de 2019 recommandait le réseau Installerr, « jusqu’à 2 $ par installation ». Il expliquait même que les gens « cliquent toujours sur Accepter » sans lire. Aujourd’hui, ce réseau n’existe plus :

Un modèle qui repose sur des logiciels indésirables.
Mais le vrai problème, c’est le modèle lui-même. Une étude menée par Google et l’université de New York sur quatre grands réseaux de Pay Per Install, pendant un an (USENIX Security, 2016), a montré que :
- 59 % des logiciels distribués par ces réseaux étaient signalés comme indésirables par au moins un antivirus (publicités injectées, pages d’accueil modifiées, faux « nettoyeurs »),
- Google affichait plus de 60 millions d’avertissements par semaine à cause d’eux, environ trois fois plus que pour les virus,
- une installation se payait environ 1,50 $ aux États-Unis, mais seulement 0,02 à 0,10 $ hors d’Amérique du Nord, d’Europe de l’Ouest et du Japon.
Depuis, les règles se sont durcies. Le règlement de Google sur les logiciels indésirables exige que chaque logiciel d’une offre groupée soit clairement annoncé et puisse être refusé. Pire, la Search Console signale aussi les simples « liens vers des téléchargements nuisibles » : Chrome peut alors afficher un avertissement rouge devant votre blog. AdSense interdit lui aussi de « déclencher des téléchargements » (règlement AdSense), et Microsoft Defender classe ces installateurs groupés parmi les applications potentiellement indésirables (Microsoft). Bref, le jeu n’en vaut pas la chandelle.
À ne pas confondre avec le « coût par installation » des applications mobiles : là, c’est un éditeur d’appli qui paie une régie pour gagner des utilisateurs. C’est donc un modèle publicitaire classique, qui ne concerne pas les blogueurs.
Vendre sa base d’e-mails : illégal sans consentement.
L’ancienne version de ce guide évoquait la revente de votre liste d’abonnés « environ 10 € par lead ». Cependant, je n’ai trouvé aucune source sérieuse pour ce chiffre, et je l’ai donc retiré. Mais surtout, la CNIL est claire : pour transmettre les adresses de vos lecteurs à des partenaires, payants ou non, il faut leur consentement préalable et spécifique, recueilli dès l’inscription, avec la liste des partenaires concernés. Et les sanctions tombent : par exemple, en mai 2025, la CNIL a infligé 900 000 € d’amende à Solocal Marketing Services et 80 000 € à CALOGA, deux courtiers en données (décision Solocal).

La version légale de ce modèle existe toutefois : c’est la génération de leads. Un lecteur remplit lui-même un formulaire de demande de devis (assurance, travaux, déménagement…), accepte d’être recontacté par des professionnels identifiés, et vous êtes payé à la demande transmise. C’est une forme d’affiliation à l’inscription.
Les autres pièges quand on veut gagner de l’argent avec un blog.
- publier des centaines d’articles écrits par une IA sans les relire ni rien y ajouter : Google le classe désormais comme « abus de contenu à grande échelle » (règles de mars 2024). Il juge la qualité, pas l’outil, mais il demande de vérifier tout contenu généré avant de le publier (Google Search Central),
- racheter un nom de domaine expiré pour profiter de son ancienne réputation, avec un contenu sans rapport : c’est aussi devenu du spam aux yeux de Google,
- cliquer sur vos propres publicités ou acheter du trafic : c’est la fin de votre compte AdSense,
- payer une formation « blog rentable en 30 jours » : aucun chiffre sérieux ne permet de promettre un revenu à un blog qui démarre. J’ai décortiqué ces fausses preuves de revenus dans mon guide du business en ligne, et les arnaques qui circulent sur les réseaux dans mon article sur les arnaques Facebook.
Peut-on encore gagner de l’argent avec un blog en 2026 ? Ce que l’IA de Google change.
C’est une question qui revient sans cesse dans les « Autres questions » de Google et sur les forums de blogueurs. Elle est légitime, car depuis le 22 juillet 2026, Google affiche en France des Aperçus IA (un résumé rédigé par son intelligence artificielle, en haut des résultats) et propose un « Mode IA » (annonce de Google France). En Suisse, les Aperçus IA existent en français depuis mars 2025. Ainsi, un lecteur qui obtient sa réponse sans cliquer ne voit ni vos publicités, ni vos liens.
Moins de clics : ce que disent les études.
- Pew Research Center (navigation réelle de 900 adultes américains, mars 2025) : les internautes cliquent sur un résultat classique dans 8 % des recherches qui affichent un résumé IA, contre 15 % sans. Et ils ne cliquent sur un lien du résumé lui-même que dans 1 % des cas (étude Pew),
- Ahrefs (300 000 mots-clés) : quand un Aperçu IA s’affiche, la page classée première reçoit environ 58 % de clics en moins qu’attendu, selon sa mise à jour de février 2026 (étude Ahrefs),
- Seer Interactive (avril 2026) : léger rebond des clics début 2026, et un site cité dans l’Aperçu IA reçoit nettement plus de clics qu’un site absent (étude Seer),
- Google, de son côté, affirme que le volume total de clics vers les sites est « relativement stable » d’une année sur l’autre (billet de Google, août 2025).
Certes, ces études portent surtout sur des données américaines, et elles ne se recoupent pas parfaitement. Mais elles vont toutes dans le même sens pour les questions simples : quand la réponse tient en trois lignes, l’internaute ne clique plus.
Ce que Google récompense (et sanctionne) depuis 2024.
Autre changement de fond : en mars 2024, Google a intégré son système « Helpful Content » à son algorithme principal, et créé trois nouvelles règles anti-spam, contre les contenus produits en masse, le rachat de domaines expirés et l’hébergement de contenus tiers pour profiter de la réputation d’un site (Google Search Central). Un mois et demi plus tard, Google annonçait 45 % de contenus « de faible qualité et non originaux » en moins dans ses résultats (blog de Google). Autrement dit, un article qui se contente de reformuler ce qui existe déjà a de moins en moins de chances d’être vu.
Ce qui permet encore de gagner de l’argent avec un blog.
Le blog n’est pas mort, mais le blog « fourre-tout » qui répond à des questions simples, oui. Voici ce qui résiste le mieux, d’après ces études et les règles de Google :
- l’expérience vécue et les données originales : un test, un calcul, une capture, un avis argumenté. Bref, ce qu’une IA ne peut pas inventer à votre place, et ce que Google met en avant dans ses critères de qualité,
- les recherches où l’on compare avant d’acheter : selon Seer, les Aperçus IA apparaissent sur 36 % des requêtes d’information, mais seulement sur 8 % des requêtes commerciales,
- une audience qui vous appartient : une liste e-mail ou une communauté ne dépend ni de Google ni d’une IA,
- plusieurs sources de revenus et de trafic : un blog qui vit d’une seule régie et d’un seul moteur de recherche peut voir ses revenus s’effondrer en quelques semaines, comme l’ont raconté plusieurs éditeurs AdSense en 2024.
C’est d’ailleurs ce que j’ai essayé de faire ici : plutôt qu’une liste de méthodes de plus, que l’Aperçu IA résume déjà, des calculs et des vérifications datées.
Créer un blog pour gagner de l’argent : par où commencer, et combien ça coûte.

Blog gratuit ou payant ?
On peut créer un blog gratuitement, mais pas forcément le monétiser. Voici ce que permet chaque solution, d’après leurs pages officielles du 21 octobre 2026 :
| Solution | Prix | Pour gagner de l’argent |
|---|---|---|
| Blogger (Google) | Gratuit, avec une adresse en .blogspot.com | AdSense s’active directement depuis le menu du blog (18 ans minimum) |
| WordPress.com gratuit | 0 € | Non : ce sont les publicités de WordPress.com qui s’affichent, et vous n’en touchez rien. Pas d’extensions |
| WordPress.com payant | À partir de 4 $ par mois (offre annuelle) | Extensions sur toutes les offres payantes. Sa régie, WordAds, exige l’offre Premium (8 $ par mois en annuel) et votre propre nom de domaine |
| WordPress auto-hébergé (le plus courant) | Environ 25 à 100 € la première année, puis 60 à 130 € par an | Tout est permis : AdSense, affiliation, boutique, formations |
Pour un WordPress auto-hébergé, il vous faut deux choses. D’abord, un nom de domaine : chez OVHcloud, un .fr coûte 4,99 € HT la première année puis 7,79 € HT par an, et un .com 7,99 € HT puis 14,29 € HT. Ensuite, un hébergement, par exemple l’offre Perso d’OVHcloud à 2,99 € HT par mois la première année, puis 5,99 €, ou l’offre Grow d’o2switch à 7 € HT par mois. Mon conseil : regardez toujours le prix de renouvellement, pas le prix d’appel. En effet, les hébergeurs font souvent de grosses remises la première année, puis le tarif double, voire davantage.
Choisir un sujet de blog qui permet de gagner de l’argent.
C’est sans doute la décision la plus importante, car elle engage tout le reste. Posez-vous ces quatre questions :
- est-ce que je connais vraiment ce sujet ? Google valorise l’expérience vécue, et vos lecteurs la sentent tout de suite,
- mes lecteurs dépensent-ils de l’argent sur ce sujet ? Le jardinage, la finance, la santé ou le voyage se monétisent bien mieux que l’actualité ou les jeux (revoyez le simulateur AdSense plus haut),
- existe-t-il des produits ou des services à recommander, ou à vendre moi-même ? Sans eux, vous dépendrez de la seule publicité,
- une IA peut-elle répondre à ma place ? Si la réponse tient en trois lignes, l’Aperçu IA de Google la donnera avant vous. Préférez les sujets où l’on compare, où l’on calcule, où l’on teste.
Pour trouver l’idée de départ, mon guide pour trouver une idée de business propose plusieurs méthodes, et elles marchent aussi pour un blog.
Vos 12 premiers mois : quand commence-t-on à gagner de l’argent avec un blog ?
Il n’existe aucune étude sérieuse sur le délai moyen avant les premiers revenus d’un blog : méfiez-vous donc de ceux qui vous promettent une date. En revanche, on connaît les étapes, et le temps qu’elles demandent :
- dès le premier jour : proposez une inscription à votre newsletter, même si vous n’avez que dix lecteurs. C’est la seule audience qui vous appartiendra vraiment,
- les premiers mois : publiez vos premiers articles de fond. Au rythme moyen mesuré par Orbit Media (3 h 20 par article), trente articles représentent déjà environ 100 heures de travail,
- dès que vous avez du contenu : ajoutez vos premiers liens d’affiliation, sur des produits que vous utilisez vraiment. Amazon, par exemple, demande au moins 10 publications et 3 ventes dans les 180 jours,
- quand le trafic arrive : demandez AdSense. Il n’y a pas de seuil de visites, mais il faut assez de contenu original pour être accepté, et il faut ensuite atteindre 70 € pour être payé,
- au bout d’un an : faites le point. Quels articles attirent du monde ? Lesquels rapportent ? C’est souvent là que l’on décide de lancer son propre produit ou service.
Et gardez votre emploi tant que vos revenus ne sont pas réguliers depuis plusieurs mois. Rien ne presse : un blog peut très bien se construire le soir et le week-end.
Gagner de l’argent avec un blog : statut, impôts et mentions obligatoires.
C’est la partie que les guides concurrents oublient presque tous. Pourtant, les règles sont claires, et elles s’appliquent dès votre premier euro gagné avec un blog, que vous viviez en France ou ailleurs.
Faut-il déclarer l’argent gagné avec un blog ?
Oui, dès le premier euro, y compris les produits reçus gratuitement en échange d’un article : economie.gouv.fr l’écrit en effet noir sur blanc. Le ministère distingue ensuite trois cas, selon ce que fait votre blog :
- vous faites la promotion de produits ou de services contre de l’argent ou un avantage (articles sponsorisés, affiliation) : c’est une activité commerciale, déclarée en BIC,
- vous bloguez sans promotion rémunérée (« blogueur professionnel », rédacteur web) : vos revenus sont des BNC,
- votre blog est une création artistique : vous relevez du régime des artistes-auteurs. C’est aussi possible pour les revenus d’un livre autoédité, y compris sur Amazon KDP, selon la Sécurité sociale des artistes-auteurs.
En revanche, pour les revenus de la publicité (AdSense), aucun texte officiel ne tranche clairement pour un blog. Dans le doute, posez la question à votre service des impôts ou à l’Urssaf au moment de vous immatriculer.
La micro-entreprise en 2026.
Dès que l’activité devient régulière, la micro-entreprise est le statut le plus simple. Elle se crée gratuitement, et vos cotisations sont calculées sur ce que vous encaissez. Voici les chiffres de 2026 :
| Votre activité | Cotisations sociales | Plafond de chiffre d’affaires | Franchise de TVA jusqu’à |
|---|---|---|---|
| Vente de produits (boutique, objets) | 12,3 % | 203 100 € | 85 000 € |
| Services commerciaux (affiliation, articles sponsorisés) | 21,2 % | 83 600 € | 37 500 € |
| Activité libérale (blogueur sans promotion, rédaction, coaching, formation) | 25,6 % | 83 600 € | 37 500 € |
Deux points pour les blogueurs. D’abord, si vous vendez des e-books ou des formations directement à des particuliers d’autres pays de l’Union européenne, la TVA du pays de l’acheteur s’applique au-delà de 10 000 € de ventes par an, via le guichet unique OSS (impots.gouv.fr). Les plateformes comme Amazon, Gumroad ou Payhip le gèrent à votre place. Ensuite, plusieurs plateformes d’articles sponsorisés refusent de payer un particulier : sans statut, vos gains restent bloqués. Pour le reste (Acre, cumul avec un emploi ou le chômage, mentions légales du site), tout est détaillé dans mon guide du business en ligne et dans celui pour devenir entrepreneur.
Les mentions à afficher sur votre blog.
Signaler une publicité n’est pas une politesse, c’est une obligation légale. En effet, depuis une ordonnance du 6 novembre 2024, la loi sur l’influence commerciale considère comme une pratique commerciale trompeuse le fait de ne pas signaler clairement l’intention commerciale d’un contenu (article 5-2 de la loi du 9 juin 2023). Elle vise ainsi toute personne qui fait la promotion de produits « par voie électronique » contre une contrepartie, quelle que soit la taille de son audience. Concrètement :
- un article sponsorisé porte la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale » dès le début, et pas seulement dans vos conditions d’utilisation, comme le suggérait l’ancienne version de ce guide,
- vos liens affiliés sont signalés près des liens eux-mêmes. L’ARPP, l’autorité de régulation de la publicité, range d’ailleurs explicitement « un pourcentage sur les ventes » parmi les contreparties à déclarer, et refuse les mentions comme « Ad » ou « Collab » (recommandation de l’ARPP),
- Amazon impose en plus sa propre phrase : « En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises. »,
- côté code, chaque lien payé ou affilié porte l’attribut rel= »sponsored ».
Et les sanctions ne sont pas symboliques : selon le Code de la consommation, une pratique commerciale trompeuse est punie de deux ans de prison et 300 000 € d’amende, portés à cinq ans et 750 000 € quand elle est commise en ligne (article L132-2).
En Belgique, en Suisse et au Québec.
- Belgique : le SPF Finances considère en principe ces revenus comme professionnels. S’ils restent occasionnels, sans organisation, ils peuvent être déclarés en revenus divers, imposés à 33 % (SPF Finances). Si vos publications rémunérées sont régulières, vous devez vous enregistrer à la TVA, avec une franchise possible jusqu’à 25 000 € de chiffre d’affaires. Côté mentions, le code du Jury d’éthique publicitaire (en vigueur depuis le 1er août 2025) est plus strict qu’en France : il exige « publicité », « annonce » ou « advertising », et vise expressément les liens d’affiliation,
- Suisse : pas de TVA tant que votre chiffre d’affaires reste sous 100 000 CHF (AFC). La Commission suisse pour la loyauté exige qu’une communication commerciale sur un blog soit identifiable « sans la moindre ambiguïté » (règle B.15). AdSense vous paie dès 100 CHF,
- Québec : pas d’inscription obligatoire à la TPS et à la TVQ tant que vos ventes taxables ne dépassent pas 30 000 $ (Revenu Québec). Le Bureau de la concurrence demande de déclarer tout lien important avec une marque, y compris une commission. AdSense paie dès 100 CAD.
Mon avis : comment je ferais pour gagner de l’argent avec un blog en partant de zéro.
Si je relançais un blog demain, je ne commencerais pas par la publicité. Je commencerais plutôt par un sujet que je connais par cœur, sur lequel mes lecteurs dépensent déjà de l’argent, et je chercherais très vite ce que je peux leur recommander ou leur vendre. La publicité viendrait donc en dernier, comme un bonus sur le trafic déjà installé.
Par quoi commencer, selon votre situation.
Concrètement, voici par quoi je commencerais selon votre situation :
| Votre situation | Par quoi commencer | Ce qui viendra ensuite |
|---|---|---|
| Vous avez une compétence (rédaction, code, cuisine, coaching, langues…) | Un blog vitrine, et vos services dès les premiers articles | Un e-book ou une formation, vendus à vos premiers clients |
| Votre passion est un sujet où l’on achète (jardin, voyage, bricolage, high-tech) | Des tests et comparatifs honnêtes, avec des liens affiliés | AdSense quand le trafic arrive, puis vos propres produits |
| Vous visez un public belge, suisse ou québécois | Les mêmes méthodes, avec les règles et les mentions de votre pays | Pour le Québec, Journey by Mediavine, qui compte le trafic canadien |
| Vous voulez juste quelques euros, vite | Pas un blog : il faut des mois avant le premier euro | Mon guide pour gagner de l’argent sur internet sans créer de site |
| Vous préférez la vidéo | Une chaîne plutôt qu’un blog | Voyez la monétisation YouTube et comment gagner de l’argent sur TikTok |
Les cinq réflexes à avoir dès le départ.
Et dans tous les cas, je ferais ces cinq choses dès le départ :
- créer une newsletter le premier jour, même pour dix abonnés,
- ne recommander que ce que j’utilise ou ce que j’ai vraiment vérifié,
- signaler chaque lien affilié et chaque article sponsorisé,
- déclarer mes revenus dès le premier euro, et prendre un statut dès que ça devient régulier,
- ne jamais payer quelqu’un qui me promet un blog rentable en quelques semaines.
Un blog peut vraiment changer vos fins de mois, et parfois votre vie : c’est mon métier aujourd’hui. Mais il se construit article après article, sur plusieurs années, pas en un week-end. Et si votre objectif à long terme est de ne plus dépendre d’un salaire, j’en parle dans mon article sur la liberté financière.
Vous avez tout lu jusqu’ici ? Avant même votre premier article, vous pouvez toucher vos premiers euros en ligne : un site de sondages partenaire en offre 7 à l’inscription :

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Ce que j’ai corrigé par rapport à la première version.
La première version de ce guide datait de novembre 2020. En la reprenant, j’ai trouvé plusieurs erreurs, des liens morts et des chiffres sans source. Les voici, afin que vous ne les retrouviez pas recopiés ailleurs.
Côté publicité et Amazon.
- « 13 astuces » dans le titre affiché par Google, pour 9 méthodes dans l’article : le titre ne correspondait plus au contenu,
- « Faites votre demande AdSense à partir de 150 visites par jour » : ce n’est pas une règle de Google, qui n’impose aucun minimum de trafic,
- « Environ 50 € pour 10 000 visites par mois » : c’est le haut de la fourchette de Google pour l’Europe (thèmes maison et finance), et le chiffre confondait visites et pages vues,
- « Un clic rapporte entre 1 centime et 1 € » : AdSense paie les éditeurs à l’affichage depuis 2024. Et le CPM se calcule pour 1 000 affichages, pas « 100 » comme l’écrivait une coquille,
- « 30 à 40 % des internautes ont un bloqueur de publicité » : ces chiffres venaient d’études de 2016, que je ne peux plus présenter comme actuels,
- « Environ 0,50 € par livre » chez Amazon : c’est plutôt 0,36 € pour un poche et 0,90 € pour un grand format. Et Amazon autorise désormais ses liens dans les e-mails que vos abonnés ont accepté de recevoir.
Côté plateformes, sponsoring et méthodes.
- Les plateformes : Netaffiliation est devenue Kwanko, et son lien ne fonctionnait plus. Le lien « Awin » menait vers le programme fermé d’un annonceur, Coobis ne répond plus, et « GetInfluence » s’appelle en réalité Getfluence,
- Les trois boutons Udemy (devenir blogueur, formateur, podcasteur) menaient vers des liens d’affiliation inactifs, Udemy étant passé chez Impact. Je les ai retirés, comme la vidéo de 2018 qui accompagnait l’article,
- « 30 à 1 000 € l’article sponsorisé », « 9 000 visites par mois minimum », « 10 % de contenu sponsorisé » : aucun de ces chiffres ne figure chez les plateformes. Signaler le sponsoring dans les seules conditions d’utilisation ne suffit pas non plus,
- Podia et Patreon : Podia n’est plus gratuite, et Patreon prend 10 % aux nouveaux créateurs depuis août 2025,
- « Revendre sa base e-mail, environ 10 € par lead » : chiffre sans source, et pratique illégale sans le consentement spécifique de vos abonnés,
- Le Pay Per Install de l’ancien article du site : le réseau recommandé a disparu, et le modèle repose sur des logiciels que Google et Microsoft classent comme indésirables.
J’ai aussi ajouté ce qui manquait : les vrais tarifs de chaque méthode, le calcul « à partir de combien de visiteurs », l’effet des Aperçus IA, le coût d’un blog, et les règles fiscales et légales de 2026.
FAQ : gagner de l’argent avec un blog.
Peut-on vraiment gagner de l’argent avec un blog ?
Oui, et certains en vivent, mais rarement avec la publicité seule et presque jamais la première année. Les blogs qui rapportent vendent quelque chose : des produits recommandés en affiliation, leurs propres e-books ou formations, ou leurs services. La publicité ne vient qu’en complément, quand le trafic est installé. Comptez plusieurs mois de travail régulier avant le premier euro, sans aucune garantie.
Combien d’argent peut-on gagner avec un blog de 10 000 visiteurs par mois ?
En publicité, le simulateur officiel de Google AdSense estime entre 7 et 46 € par mois pour 10 000 pages vues, selon le thème, pour une audience européenne : environ 7 € en actualités, 17 € en cuisine, 29 € en voyage et 46 € en maison et jardinage. En revanche, avec de l’affiliation ou vos propres produits, le même trafic peut rapporter bien plus, ou rien du tout : tout dépend de ce que vos lecteurs viennent chercher.
À partir de combien de visiteurs un blog est-il rentable ?
Avec la publicité seule, il faut entre 1 800 et 11 100 pages vues par mois pour rembourser un hébergement à 100 € par an, et entre 22 000 et 134 000 pour gagner 100 € par mois, selon le thème. À l’inverse, avec un service, un seul client peut suffire. Il vaut donc mieux se fixer un objectif de ventes qu’un objectif de trafic.
Combien de temps faut-il pour gagner de l’argent avec un blog ?
Aucune étude sérieuse ne donne de délai moyen. On sait en revanche que seules 1,74 % des nouvelles pages entrent dans les dix premiers résultats de Google en un an (Ahrefs). Ajoutez ensuite les seuils de paiement : 70 € chez AdSense, 25 € chez Amazon, qui demande aussi 3 ventes dans les 180 premiers jours. Prévoyez donc plusieurs mois, souvent plus d’un an, avant des revenus réguliers.
Peut-on créer un blog gratuit et gagner de l’argent ?
Oui, avec Blogger, gratuit et compatible avec AdSense dès 18 ans. En revanche, sur l’offre gratuite de WordPress.com, ce sont les publicités de WordPress.com qui s’affichent, et vous n’en touchez rien. Pour un blog que vous contrôlez entièrement, comptez environ 25 à 100 € la première année (nom de domaine et hébergement), puis 60 à 130 € par an.
Quel est le salaire d’un blogueur ?
Il n’y a pas de salaire : un blogueur touche des revenus variables, souvent nuls au début. Il n’existe d’ailleurs aucune statistique publique sur les revenus des blogueurs en France, et les « 500 à 1 900 € par mois pour un débutant » qui circulent viennent de fiches métier, pas de données. Dans une enquête européenne menée en 2025 auprès de 783 créateurs de contenu, seuls 28 % y travaillaient à plein temps (Kolsquare).
Combien paie Google AdSense pour 1 000 vues ?
Selon le simulateur officiel d’AdSense, une audience européenne rapporte entre 0,84 et 5,16 $ pour 1 000 pages vues, soit environ 0,75 à 4,60 €, selon le thème du site. C’est une estimation, que Google ne garantit pas. AdSense paie les éditeurs à l’affichage depuis 2024, et verse vos gains entre le 21 et le 26 du mois suivant, dès 70 € de solde.
Est-ce que les blogs marchent encore en 2026 ?
Oui, mais le blog qui répond à des questions simples souffre. Depuis le 22 juillet 2026, Google affiche en France des Aperçus IA, et quand un résumé IA s’affiche, les internautes cliquent presque deux fois moins sur les résultats (8 % contre 15 %, Pew Research Center). Les blogs qui résistent apportent donc une expérience vécue, des données originales, et possèdent leur propre audience, comme une newsletter.
Faut-il déclarer ses revenus quand on commence à gagner de l’argent avec un blog ?
Oui, dès le premier euro, y compris les produits reçus gratuitement. Selon economie.gouv.fr, la promotion rémunérée (affiliation, articles sponsorisés) relève des BIC, et un blog sans promotion rémunérée des BNC. Dès que l’activité devient régulière, la micro-entreprise est le statut le plus simple : 21,2 % de cotisations en services commerciaux, 25,6 % en activité libérale en 2026.
Qu’est-ce que le Pay Per Install, et est-ce une bonne idée pour gagner de l’argent avec son site ?
Le Pay Per Install consiste à faire télécharger à vos lecteurs un installateur qui leur propose d’autres logiciels, et à être payé à chaque installation. C’est à éviter : selon une étude de Google et de l’université de New York, 59 % des logiciels distribués ainsi étaient jugés indésirables. Google peut aussi afficher un avertissement devant un site qui renvoie vers ce type de téléchargement.
Comment j’ai vérifié les informations de ce guide.
Toutes les informations de ce guide pour gagner de l’argent avec un blog ont été relevées le 21 octobre 2026, à partir des sources suivantes :
- Google.fr (cette recherche, ses variantes et leurs Aperçus IA), et les pages qui y apparaissent en premier,
- le simulateur et les pages d’aide de Google AdSense, ainsi que les conditions officielles de Mediavine, Raptive, Monumetric et Ezoic,
- la grille et les politiques d’Amazon Partenaires, et les pages officielles d’Awin, Kwanko, Effinity, Daisycon, Affilae, Impact, Systeme.io, Hostinger, Infomaniak et Shopify,
- les grilles et conditions de SEMjuice, Soumettre.fr, Ereferer, Getfluence et Paper Club,
- les tarifs d’Amazon KDP, Kobo, Gumroad, Payhip, Stripe, Udemy, Podia, LearnyBox, Tipeee, Ko-fi, Buy Me a Coffee, Kessel, Substack, Patreon, Spotify, Ausha, OVHcloud, o2switch, WordPress.com et Blogger,
- Google Search Central, l’étude de Google et de l’université de New York sur le Pay Per Install (USENIX, 2016), Microsoft, la CNIL, et les archives du web pour Installerr,
- Légifrance, economie.gouv.fr, service-public.gouv.fr, l’Urssaf, impots.gouv.fr, l’ARPP et la Sécurité sociale des artistes-auteurs, puis le SPF Finances et le Jury d’éthique publicitaire (Belgique), l’AFC et la Commission suisse pour la loyauté (Suisse), Revenu Québec et le Bureau de la concurrence (Canada),
- les études de Pew Research Center, Ahrefs, Seer Interactive, Orbit Media, Pubstack et Kolsquare, et les témoignages de blogueurs publiés sur Reddit et sur le forum WebRankInfo.
Mes calculs et mes liens.
Les calculs sont les miens, et leurs hypothèses sont indiquées à chaque fois. Les montants sont bruts, avant impôts et cotisations, et les tarifs des plateformes changent souvent : si vous constatez une différence, dites-le-moi en commentaire, je mettrai le guide à jour.
Transparence : les encadrés verts de cet article renvoient vers un site de sondages partenaire de La Boîte à Sous, et les liens vers SEMjuice, Soumettre.fr et Daisycon sont des liens de parrainage. Si vous vous inscrivez par ces liens, je peux toucher une commission, sans surcoût pour vous. Les autres liens sont de simples liens, sans affiliation. Cela ne change rien aux informations publiées ici.





Merci pour cet article qui je pense va bien me servir.
Moi j’utilise encore une autre méthode que vous n’avez pas citée, enfin presque…. vous parlez de l’affiliation, mais pourquoi ne pas parler des rémunérations au clic et à l’affichage ?
Très certainement parce que la rémunération aux clics et à l’affichage fait partie de l’affiliation 😉