Dernière mise à jour de ce guide pour choisir une plateforme freelance : 9 octobre 2026. Frais relevés sur les pages officielles de chaque plateforme, ainsi que 340 projets analysés un par un sur Codeur.com.
Vous cherchez une plateforme freelance pour décrocher vos premières missions, ou pour remplir un agenda un peu trop calme ? Vous avez d’ailleurs sûrement vu passer les mêmes tops 10 partout : Malt, Fiverr, Upwork, ComeUp… Mais ces listes oublient deux questions essentielles. Combien vous restera-t-il vraiment à la fin ? Et combien de freelances répondent au même projet que vous ?
Pour vous la faire courte : il n’existe pas de meilleure plateforme freelance dans l’absolu, mais il existe la bonne pour votre profil. Ainsi, Malt convient si vous avez déjà un statut et une compétence recherchée en France. ComeUp est la porte d’entrée la plus simple pour vendre de petits services en français. Fiverr et Upwork ouvrent le marché international, en anglais. Enfin, Codeur.com fonctionne par appels d’offres, avec un abonnement payant. Toutes prélèvent de 4 à 20 %, mais certaines vous font en plus payer pour postuler.
Je connais le sujet de l’intérieur. Lorsque je me suis lancée à mon compte en 2018, j’ai misé sur Malt et sur 5euros (devenu ComeUp). Résultat, quatre ans plus tard : deux contrats décrochés sur Malt. Alors cette fois, j’ai voulu des chiffres. J’ai donc relevé les frais réels de chaque plateforme, et j’ai analysé les 340 projets publiés en un mois sur Codeur.com. Verdict : la moitié ont reçu 48 offres ou plus, notamment dans le développement web.
Dans ce guide, vous trouverez donc le comparatif des plateformes, ce qu’il vous reste vraiment sur 1 000 € facturés et la bonne plateforme freelance selon votre métier et votre pays. Enfin, je vous explique comment ne plus dépendre d’elles !
Plateforme freelance : l’essentiel en 30 secondes.
- Pour débuter en France : ComeUp, pour vendre de petits services en français dès 15 €. Sinon, Malt, si vous avez déjà une micro-entreprise et une compétence recherchée.
- La moins chère des grandes : Malt, avec 5 % HT dans le cas standard (6 % pour un micro-entrepreneur, qui ne récupère pas la TVA).
- Les plus gourmandes : ComeUp et Fiverr gardent 20 % de chaque vente. Codeur.com et Upwork vous font en plus payer pour répondre aux projets.
- La vraie difficulté : la concurrence. Par exemple, sur Codeur.com, un projet sur deux reçoit 48 offres ou plus.
- Le statut : en France, l’Urssaf exige une immatriculation dès le premier euro de prestation, même si la plateforme ne vous demande rien.
- Ce que ça rapporte : aucune plateforme ne garantit de revenu. Selon l’Insee, un micro-entrepreneur gagne en moyenne 680 € par mois, et la moitié moins de 330 €, tous canaux confondus.
- À fuir : tout « client » qui vous demande de l’argent ou qui veut vous payer en dehors de la plateforme. Méfiance également s’il exige un gros travail gratuit « pour tester ».
Quelle plateforme freelance choisir ? Le comparatif 2026.
Voici les plateformes qui comptent vraiment pour un freelance francophone. Les plateformes spécialisées sont présentées ensuite, plus bas.
| Plateforme et public visé | Ce qu’elle vous prend | Payer pour postuler ? | Statut exigé ? |
|---|---|---|---|
| Malt : freelances déclarés, missions de plusieurs jours (tech, marketing, création, conseil) | 5 % HT, ou 10 % HT puis 5 % sur certains projets (soit 6 à 12 % pour un micro-entrepreneur) | Non, car ce sont les clients qui vous contactent | Oui : micro-entreprise, société ou portage salarial |
| ComeUp : débutants, petits services à prix fixe dès 15 €, en français | 20 % HT, sinon 1 € par commande avec l’abonnement Plus (dès 12 € HT par mois) | Non | Non (mais la loi l’exige en France) |
| Fiverr : petits services pour des clients du monde entier, en anglais | 20 % (le client paie ses propres frais en plus) | Non, sauf l’abonnement Seller Plus en option (dès 15 $ par mois) | Non |
| Upwork : missions internationales, à l’heure ou au forfait, en anglais | 0 à 15 % selon le contrat, plus la TVA sur ces frais | Oui : des « Connects » à 0,15 $ pièce | Non |
| Codeur.com : appels d’offres en français : web, développement, graphisme | 4 % du projet (5 € HT minimum) | Oui : abonnement dès 31,90 € HT par mois | Oui : structure légale |
| Freelancer.com : projets internationaux, en anglais | 10 % (5 $ minimum par projet à prix fixe) | Oui : 20 $ de solde exigé pour enchérir, 6 enchères gratuites par mois | Non précisé |
| Toptal : développeurs, designers et experts confirmés, en anglais | 0 % côté freelance, car la marge est prise côté client | Non, mais une sélection de plusieurs semaines | Non précisé |
Mon conseil avant de vous inscrire sur une plateforme freelance.
Ne vous inscrivez pas partout. Choisissez plutôt une ou deux plateformes adaptées à votre métier et à votre langue de travail, et soignez-y votre profil. Je détaille d’ailleurs chacune plus bas, avec ses pièges.
Vous l’avez vu, sur une plateforme freelance, c’est vous qui payez une commission, et parfois même pour avoir le droit de postuler. Pour une fois, en voici donc une qui commence par vous donner quelque chose :

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Combien vous reste-t-il sur 1 000 € facturés via une plateforme freelance ?
Les comparatifs s’arrêtent souvent au pourcentage de commission de chaque plateforme freelance. Mais pour savoir ce qui arrive vraiment sur votre compte, il faut ajouter trois choses souvent oubliées :
- La TVA sur les frais de la plateforme : Malt et Codeur.com facturent leurs frais avec 20 % de TVA, et Upwork aussi si vous ne lui donnez pas de numéro de TVA. Un micro-entrepreneur en franchise ne la récupère pas, donc les 5 % HT de Malt deviennent 6 %, et ses 10 % HT deviennent 12 %.
- Les frais de retrait et de conversion : Fiverr et Upwork paient en effet en dollars. Par exemple, un virement Payoneer vers votre banque coûte 3 $ chez Fiverr, sans compter la marge sur le taux de change.
- Les cotisations, calculées sur le prix total : en effet, l’Urssaf est formelle, la commission de la plateforme ne se déduit pas de votre chiffre d’affaires. Si un client paie 1 000 €, vous cotisez sur 1 000 €, même si la plateforme en garde 200.
J’ai donc fait le calcul pour un micro-entrepreneur en libéral, le cas le plus courant en développement, graphisme, rédaction ou conseil. Selon l’Urssaf, il paie 25,6 % de cotisations en 2026, plus 0,2 % de contribution à la formation professionnelle.

Le constat est donc sans appel : sur une mission de 1 000 €, l’écart entre Malt et Fiverr dépasse 140 €. En outre, sur les deux plateformes de micro-services, plus de 45 % du prix de la mission part en frais et en cotisations. Et c’est avant l’impôt sur le revenu !
Sans oublier le coût pour postuler sur une plateforme freelance.
Attention toutefois, ce calcul ne dit pas tout. Une plateforme freelance qui prend 20 % mais vous apporte des clients chaque semaine vaut mieux qu’une plateforme à 5 % où personne ne vous contacte. Il faut aussi compter le coût pour postuler :
- Sur Codeur.com, l’abonnement le moins cher (31,90 € HT par mois) est dû même si vous ne décrochez rien. Il donne ainsi droit à 80 crédits pour répondre aux projets.
- Sur Upwork, chaque candidature consomme des Connects à 0,15 $ pièce, même si le client ne vous répond jamais. Le nombre demandé varie selon l’annonce, et Upwork ne garantit plus les 10 Connects gratuits par mois.
- Enfin, sur Freelancer.com, il faut garder 20 $ sur votre compte pour enchérir, et seules 6 enchères par mois sont gratuites.
Vous voulez comparer avec d’autres façons de gagner de l’argent ? J’ai fait le même genre de calcul, méthode par méthode, dans mon guide pour gagner de l’argent sur internet.
Ce que j’ai relevé sur Codeur.com et ComeUp : le vrai problème, c’est la concurrence.
Les comparatifs parlent beaucoup de commissions. En revanche, ils parlent rarement du nombre de freelances qui répondent au même projet que vous. Pourtant, c’est ce qui décide si vous travaillerez… ou pas. Alors le 9 octobre 2026, j’ai regardé de près deux plateformes qui affichent ces informations publiquement.
Sur Codeur.com : 48 offres par projet, et 131 en cinq heures.
Sur Codeur.com, les clients publient d’abord un projet avec un budget, puis les freelances abonnés y répondent par une offre. Surtout, chaque fiche publique affiche également le nombre d’offres reçues. J’ai donc relevé les 340 projets publiés en un mois, du 9 septembre au 9 octobre 2026.
Résultat : une fois en ligne depuis une semaine, un projet sur deux a reçu 48 offres ou plus. Un sur cinq dépasse même les 100 offres, notamment dans le développement. Et ça va très vite, puisque sur les 15 projets publiés depuis moins de 24 heures, la moitié en comptaient déjà plus de 70.

Le cas qui résume tout : une menuiserie de quatre personnes voulait refaire son site WordPress « trop lent et daté », pour moins de 500 €. Pourtant, cinq heures après la publication, 131 freelances avaient déjà répondu. Face à autant d’offres, le client fait littéralement du lèche-vitrine.

Ce que ce relevé de Codeur.com nous apprend.
- Les gros budgets attirent encore plus de monde : 31 offres en médiane sous 500 €, mais 98 entre 1 000 et 10 000 €.
- Le développement web est d’ailleurs le plus disputé (75 offres en médiane). La rédaction et la traduction, elles, sont rares sur Codeur.com : à peine 15 projets en un mois.
- Répondre coûte de l’argent : l’abonnement le moins cher (31,90 € HT par mois) donne 80 crédits, soit environ 0,40 € HT par offre envoyée. Ainsi, à 48 concurrents par projet et à chances égales, il faudrait envoyer 48 offres en moyenne pour en gagner une. Soit environ 19 € HT de crédits. C’est un calcul théorique, mais il donne l’ordre de grandeur.
- Beaucoup de projets restent pourtant sans suite visible : seuls 31 des 265 projets en ligne depuis plus d’une semaine affichaient « En travail ». Soit le client n’a choisi personne, soit il n’a pas mis sa fiche à jour : impossible de le savoir de l’extérieur.
Bon à savoir : Codeur.com annonce plus de 2 500 missions par mois. La liste publique n’en montrait pourtant que 340 sur 30 jours. Les autres ne sont peut-être visibles qu’avec un compte : mes chiffres portent donc uniquement sur les projets publics.
Sur ComeUp : 40 000 services, et des logos « à partir de 16,54 € ».
ComeUp fonctionne à l’inverse : ce sont les freelances qui publient des services à prix fixe, et les clients qui choisissent. Selon son plan du site en français, ComeUp comptait 40 353 fiches de services le 9 octobre 2026. Dans la seule catégorie « Design de logo », le compteur affichait 1 286 services.

Sur la première page de cette catégorie, le prix le plus fréquent est « à partir de 16,54 € ». Autrement dit, le prix minimum de 15 €, plus les frais payés par le client. Mais regardez la ligne du dessous. En effet, le « budget moyen » réellement dépensé chez ces vendeurs va de 20 € à 535 €, avec une médiane autour de 160 €. Autrement dit, le petit prix sert d’appât : l’argent se fait sur les options et les formules complètes.
De plus, sur un service vendu 15 €, le vendeur garde 12 € après la commission de 20 %, avant même de payer ses cotisations. Autrement dit, à ce tarif, il faut enchaîner les commandes pour en vivre. Ce n’est pas impossible, puisque certains vendeurs de cette page affichent des milliers d’avis. Mais ce sont eux qui sont en tête de liste, pas vous.
Les principales plateformes freelance, une par une.
Pour chaque plateforme freelance, je vous donne ce qu’elle prend, quand elle vous paie et le piège à connaître. Par ailleurs, aucune de ces plateformes ne me rémunère, et les boutons ne sont pas des liens d’affiliation.
1. Malt : la référence en France, si vous avez un statut.
Malt est la plateforme freelance la plus connue en France, avec plus de 642 000 freelances inscrits selon son baromètre. Ici, pas d’annonces à éplucher : ce sont les clients qui vous contactent.
- Pour qui : les freelances déclarés (micro-entreprise, société ou portage salarial), pour des missions de plusieurs jours en développement, marketing, communication, design ou conseil. Malt exige d’ailleurs une attestation de l’Urssaf dès le premier projet.
- Ce qu’elle prend : 5 % HT dans le cas standard, mais 10 % HT sur certains projets pendant les 6 premiers mois. En revanche, si vous amenez votre propre client, les frais tombent à 2 % HT. Le taux qui fait foi est celui de votre devis.
- Quand vous êtes payé : en général, le client paie d’avance et l’argent est bloqué sur un compte séquestre. Il vous est ensuite versé par virement, une fois la mission validée. De plus, chaque mission signée sur Malt est couverte par une assurance responsabilité civile professionnelle.
- Le piège : la visibilité. En effet, un client ne peut contacter que 6 freelances à la fois (on est loin des 48 offres de Codeur.com). Mais encore faut-il faire partie de ces six. Pour apparaître dans les recherches, il faut aussi un profil complet, une note d’au moins 3,75 sur 5 et une connexion récente. Sans avis, on attend… longtemps.
- Hors de France : ouvert en Belgique, en Suisse, au Canada et dans une partie de l’Afrique (détail plus bas).
Sur Trustpilot, Malt obtient 3,5 sur 5 (1 547 avis), avec des plaintes sur la vérification d’identité, jugée lente, et sur le support. Mon avis : c’est la plateforme la plus intéressante en France pour des missions bien payées. Mais à condition d’avoir déjà un statut, un portfolio… et un peu de patience.
2. ComeUp : la plus simple pour démarrer en français.
ComeUp, c’est l’ancien 5euros.com, une plateforme freelance française créée en 2015. Le principe : vous publiez des services à prix fixe (« je crée votre logo », « je corrige votre mémoire »…), et les clients les achètent directement.
- Pour qui : les débutants qui veulent vendre de petites prestations en français. Il faut avoir 18 ans et faire vérifier son identité. En revanche, la plateforme n’impose aucun statut (mais la loi française, si : voir plus bas).
- Ce qu’elle prend : 20 % du prix HT de chaque commande, soit 3 € sur un service à 15 €. Avec l’abonnement ComeUp Plus (12 € HT par mois en Standard, 40 € HT en Premium), la commission tombe à 1 € par commande. Il devient rentable à partir de 70 à 80 € de ventes par mois environ.
- Le prix minimum : 15 € depuis novembre 2024. Les « services à 5 € » n’existent donc plus.
- Quand vous êtes payé : l’argent est bloqué dès la commande, puis libéré quand le client valide, ou automatiquement 7 jours après la livraison. Comptez ensuite 3 à 5 jours ouvrés pour le retrait. Le retrait est gratuit vers une carte bancaire, lorsque l’option existe dans votre pays. Sinon, un virement coûte 0,50 € en zone euro, et jusqu’à 2 % (7 € minimum) ailleurs : le détail par pays est plus bas.
- Le piège : les petits prix et la concurrence. Mon relevé l’a montré : 1 286 services rien qu’en création de logo, dont beaucoup affichés à partir de 16,54 €.
Sur Trustpilot, ComeUp obtient par ailleurs 4,4 sur 5 (961 avis). Mon avis : c’est la meilleure porte d’entrée pour un débutant francophone, y compris en Afrique, où elle accepte quasiment tous les pays. Mais pensez « options » et « formules » dès le départ, sinon vous travaillerez beaucoup pour pas grand-chose.
3. Fiverr : le géant mondial, mais en perte de vitesse.
Fiverr est une plateforme freelance qui fonctionne comme ComeUp, mais à l’échelle mondiale et surtout en anglais. Vous publiez des « gigs » à prix fixe, à partir de 5 $ dans la plupart des catégories.
- Pour qui : ceux qui sont à l’aise en anglais et visent une clientèle internationale. Il faut aussi avoir 18 ans et faire vérifier son identité (pièce d’identité et selfie). Fiverr précise que certains nouveaux vendeurs doivent payer un frais unique pour cette vérification, sans en publier le montant.
- Ce qu’elle prend : 20 % de chaque vente, pourboires compris. Attention à une erreur très répandue. Les « 5,5 % » cités par certains comparatifs, et même par l’Aperçu IA de Google, sont les frais payés par le client, en plus du prix. Les abonnements Seller Plus coûtent 15, 25 ou 49 $ par mois selon votre niveau.
- Quand vous êtes payé : 14 jours après la validation de la commande, sauf avec certains abonnements (7 jours). Le retrait est gratuit vers PayPal, mais coûte 3 $ par virement en euros via Payoneer, sans compter la conversion des dollars.
- Le piège : la demande recule. D’après ses propres résultats publiés en juillet 2026, Fiverr comptait 2,7 millions d’acheteurs actifs, soit 21,9 % de moins en un an. De plus, sur Trustpilot (3,3 sur 5), les vendeurs se plaignent surtout de suspensions de compte sans explication.
Mon avis : à tenter seulement si vous visez l’international, avec une offre très spécialisée. Pour un débutant francophone, ComeUp est d’ailleurs plus simple, et vous paie en euros.
4. Upwork : le marché international, mais il faut payer pour postuler.
Upwork est l’une des plus grandes plateformes d’appels d’offres au monde : les clients publient une mission, et les freelances envoient une proposition. Par ailleurs, tout se passe en anglais, à l’heure ou au forfait.
- Pour qui : les profils expérimentés, à l’aise en anglais, dans le développement, le design, le marketing ou la rédaction. Il faut avoir 18 ans, et votre profil doit ensuite être approuvé.
- Ce qu’elle prend : de 0 à 15 % selon le contrat, depuis mai 2025. Le taux s’affiche avant que vous envoyiez votre proposition, puis il reste fixe. Si vous ne lui donnez pas de numéro de TVA, Upwork ajoute la TVA sur ses frais.
- Payer pour postuler : chaque proposition consomme des « Connects », vendus 0,15 $ pièce. Le nombre demandé dépend de l’annonce, et ils ne sont pas remboursés si le client ne vous choisit pas. L’abonnement Freelancer Plus (19,99 $ par mois) en donne toutefois 100.
- Quand vous êtes payé : 5 jours après la validation d’une étape au forfait, 10 jours après la semaine facturée à l’heure. Le retrait vers une banque locale coûte 0,99 $, en France comme au Maroc, au Sénégal ou au Togo (détail par pays plus bas).
- Le piège : on peut ainsi dépenser des Connects pendant des semaines sans aucune réponse. En outre, l’entreprise traverse une période agitée, avec l’annonce en mai 2026 de la suppression d’environ 24 % de ses effectifs.
Mon avis : Upwork peut rapporter gros à un expert qui parle anglais, mais c’est un mauvais terrain pour un vrai débutant. Commencez plutôt par vous faire la main ailleurs.
5. Codeur.com : les appels d’offres à la française, sans paiement sécurisé.
Codeur.com fonctionne comme Upwork, mais en français. Les clients publient un projet avec un budget, puis les freelances abonnés y répondent par une offre. Selon le site, il y a plus de 2 500 missions par mois, surtout dans le web et le développement.
- Pour qui : les freelances avec une structure légale (la micro-entreprise suffit) dans le web, le développement, le graphisme ou le marketing.
- Ce qu’elle prend : d’abord un abonnement, obligatoire pour répondre aux projets. Comptez 31,90 € HT par mois pour 80 crédits, 59,90 € HT pour 200 et 109,90 € HT pour 400, sans engagement. Ensuite, une commission de 4 % sur chaque projet réalisé (5 € HT minimum), à payer dans les 30 jours qui suivent la livraison.
- Quand vous êtes payé : c’est là que ça se complique. Codeur.com n’est pas intermédiaire de paiement : le client vous paie directement, sans séquestre. Devis signé et acompte sont donc indispensables.
- Le piège : la concurrence, comme mon relevé l’a montré. Ainsi, avec 48 offres par projet en médiane, l’abonnement peut vite coûter plus qu’il ne rapporte.
Mon avis : intéressant pour un développeur ou un webdesigner qui sait rédiger une proposition qui sort du lot, et qui répond dans l’heure. À éviter, en revanche, si vous débutez sans portfolio.
Et les autres plateformes internationales ?
Vous les croiserez d’ailleurs dans tous les tops 10. Voici ce qu’il faut savoir avant de vous y inscrire :
- Freelancer.com : 10 % de commission, avec 5 $ minimum par projet à prix fixe. Il faut aussi garder 20 $ sur votre compte pour enchérir, et seules 6 enchères par mois sont gratuites. De plus, un compte inactif depuis six mois peut être facturé jusqu’à 14 $ par mois. À éviter comme première plateforme.
- PeoplePerHour : plateforme britannique qui prend 20 % HT sur les 250 premières livres facturées à chaque client, puis 7,5 % et 3,5 %. En anglais, et son profil Trustpilot a par ailleurs été retiré.
- Toptal : aucune commission côté freelance, mais une sélection de plusieurs semaines réservée aux développeurs, designers et experts confirmés. Pas pour un débutant.
- Contra : 0 % de commission pour le freelance, mais c’est le client qui paie des frais (15 ou 29 $ par paiement sur la formule gratuite). Plutôt un outil de facturation et de portfolio, en anglais.
- 99designs : spécialisée dans le graphisme. Les concours ne paient que le gagnant. Et un débutant laisse en outre 15 % de frais, plus 20 % des 500 premiers dollars facturés à chaque nouveau client (100 $ maximum).
- LinkedIn : la page de services de votre profil est gratuite et sans commission. Ce n’est pas une vraie place de marché (aucun paiement sécurisé), mais c’est une excellente vitrine.
Les plateformes freelance spécialisées, selon votre métier.
Toutefois, les généralistes ne sont pas toujours le meilleur choix. Dans certains métiers, une plateforme freelance spécialisée vous met face à moins de concurrents, et à des clients qui savent ce qu’ils cherchent. Voici donc celles qui existent vraiment en octobre 2026, avec leur modèle :
Plateforme freelance pour la tech, la data et l’industrie.
| Votre métier | Plateformes à regarder | Ce qu’elles vous coûtent | Pour débutant ? |
|---|---|---|---|
| Développement, data, informatique | Free-Work, Comet, Crème de la Crème, FreelanceRepublik, Freelance.com, LeHibou | Free-Work : gratuit, sans commission (c’est un site d’annonces, sans paiement sécurisé). Comet : 5 % du tarif journalier. Crème de la Crème : 5 % HT. FreelanceRepublik : 0 %, ou 2 % en option. Freelance.com : 12,5 % HT ajoutés au prix payé par le client. LeHibou : marge prise côté client, non publiée | Free-Work oui. Les autres demandent en général 2 à 3 ans d’expérience |
| Ingénierie, industrie | Kicklox, Freelance Factory, Yutec | Kicklox : 0 à 8 % selon la rapidité de paiement choisie. Freelance Factory : 8 %. Yutec : gratuit pour le freelance | Selon le profil, SIRET demandé |
Plateforme freelance pour le graphisme, la rédaction, la traduction et la voix.
| Votre métier | Plateformes à regarder | Ce qu’elles vous coûtent | Pour débutant ? |
|---|---|---|---|
| Graphisme, design | 99designs, Behance, Dribbble, Graphiste.com | 99designs : 15 à 5 % selon le niveau, plus des frais sur chaque nouveau client. Behance : 5 % sans abonnement. Dribbble : 10 % au départ, et un abonnement dès 4 $ par mois pour proposer vos services. Graphiste.com : abonnement dès 31,90 € HT par mois | Oui, mais attention aux concours non payés |
| Rédaction, correction | Textbroker, Redacteur.com, Scribbr | Textbroker : vous touchez 1,1 à 4,5 centimes par mot selon votre niveau, sans SIRET, après un texte test. Redacteur.com : SIRET obligatoire, paiement à partir de 30 € HT. Scribbr : correction de mémoires, réservée aux profils diplômés | Textbroker oui, mais c’est très peu payé |
| Traduction | ProZ | Adhésion payante en option. Méfiance : la plateforme a signalé en avril 2026 une arnaque « payer pour être payé » visant les traducteurs | Plutôt pour les traducteurs installés |
| Voix off | Voice123, Voices.com | Abonnements de 0 à 2 200 $ par an chez Voice123 (sans commission), 499 $ par an pour le Premium de Voices.com | Possible, mais l’accès gratuit est très limité |
Cours particuliers et plateformes sans commission.
| Votre métier | Plateformes à regarder | Ce qu’elles vous coûtent | Pour débutant ? |
|---|---|---|---|
| Cours particuliers | Superprof, Preply | Superprof : 99 € par an ou 10 % de frais, premier cours offert à l’élève. Preply : il garde le cours d’essai, puis 33 % des cours, jusqu’à 18 % pour les profs les plus actifs | Oui |
| Tous métiers, sans commission | 404Works, LesBonsFreelances, InFreelancing | 404Works : 0 % de commission, Premium dès 9 € par mois. LesBonsFreelances : Premium de 5,99 à 9,99 € TTC par mois pour répondre aux missions. InFreelancing : gratuit | Oui, mais beaucoup moins de clients que sur Malt ou ComeUp |
Avant de choisir une plateforme freelance spécialisée.
Deux remarques sur ces tableaux. D’abord, les plateformes « sans commission » se rémunèrent autrement : par un abonnement, ou par une marge prise directement sur le client. Votre tarif final est alors plus élevé pour lui, et donc moins compétitif. Ensuite, les plateformes informatiques les plus sélectives (Comet, Crème de la Crème) visent les profils confirmés. Elles deviennent donc intéressantes une fois que vous avez quelques années d’expérience et des références à montrer.
Côté Afrique francophone, de jeunes plateformes locales proposent ce que les grandes n’offrent pas : le retrait vers le mobile money. Joli Travail prend par exemple 15 % de commission. Chez Nawaari, c’est le client qui paie les frais (20 % plus 4 €), mais vous payez les frais de transfert. Ni l’une ni l’autre n’affiche d’immatriculation, et Joli Travail n’existe que depuis juin 2025 : renseignez-vous sur la société avant d’y engager votre temps.
Enfin, les petits boulots sur place vous intéressent davantage (restauration, garde d’animaux, ménage, livraison) ? Je les ai comparés dans mon guide pour arrondir ses fins de mois.
Débutant : par quelle plateforme freelance commencer ?
Le bon choix de plateforme freelance dépend de votre point de départ. Voici où je commencerais à votre place :
| Votre situation | Où commencer | Pourquoi |
|---|---|---|
| Vous débutez, sans statut, en France | Créez votre micro-entreprise (c’est gratuit), puis lancez-vous sur ComeUp | Des services à prix fixe en français, mais sans abonnement ni candidature à payer |
| Vous êtes déjà micro-entrepreneur, avec une compétence recherchée | Malt, et une page de services sur LinkedIn | Des missions plus longues et mieux payées, 5 % HT de frais dans le cas standard |
| Vous êtes développeur ou expert de l’informatique | Malt et Free-Work, puis les plateformes sélectives une fois quelques années d’expérience en poche | C’est en effet là que se trouvent les missions longues, souvent facturées à la journée |
| Vous parlez bien anglais | Fiverr ou Upwork, avec une offre très ciblée | Un marché mondial, mais une concurrence mondiale aussi |
| Vous êtes étudiant | ComeUp, ou les cours particuliers | Des petites missions, donc compatibles avec vos cours |
| Vous vivez hors de France | Voir le tableau par pays plus bas | Car toutes les plateformes ne sont pas ouvertes partout |
Si vous êtes étudiant, j’ai réuni d’autres pistes dans mon guide pour gagner de l’argent quand on est étudiant.
Décrocher votre première mission sur une plateforme freelance : 4 étapes.
- Vendez un service précis, pas un métier. « Je rédige vos fiches produits Shopify » parle davantage à un client que « rédacteur web ». C’est aussi plus facile à trouver dans les recherches.
- Mettez votre statut en règle avant la première vente. L’immatriculation est gratuite. Et Malt comme Codeur.com vous la demanderont de toute façon.
- Montrez des preuves. Trois réalisations suffisent, même faites pour une association, un proche ou un projet personnel, à condition de le dire. Les clients ont appris à se méfier : votre portfolio compte autant que votre prix.
- Fixez un prix d’entrée, pas un prix bradé. Par exemple, sur Malt, les freelances qui débutent (0 à 2 ans d’expérience) affichaient en moyenne 236 € par jour en rédaction web en octobre 2026. Ils affichaient aussi 269 € en graphisme et 311 € en développement fullstack. Ce sont des tarifs affichés, pas des revenus, mais ils donnent un repère. Sur ComeUp, misez plutôt sur un service de base simple et des options bien pensées.
Puis 3 réflexes quand une mission se présente.
- Répondez vite, et personnalisez. En effet, sur Codeur.com, la moitié des projets de moins de 24 heures avaient déjà reçu plus de 70 offres. Reprenez les mots du client, posez une question précise et proposez une idée concrète. Car le copier-coller se voit tout de suite.
- Sécurisez chaque mission. Exigez un brief écrit et validé, et un paiement sous séquestre ou des étapes payées au fur et à mesure. Quand la plateforme ne sécurise pas le paiement, demandez un acompte.
- Demandez un avis dès la fin de la mission. Sur Malt comme sur ComeUp, vos premiers avis font en effet toute la différence dans les résultats de recherche.
Comptez aussi du temps pour vous vendre. Par exemple, Malt a interrogé 5 092 de ses freelances pour son étude de 2024. Résultat : en France, un freelance à temps plein consacre environ 3 heures par semaine à la prospection et au réseau. Mais au début, ce sera beaucoup plus, et ces heures-là ne sont pas payées.
En bref, la première mission peut se faire attendre. Pendant les journées calmes, rien ne vous empêche toutefois de gagner vos premiers euros autrement :

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Plateforme freelance en Belgique, en Suisse, au Québec ou en Afrique : laquelle choisir ?
Une bonne partie des lecteurs de La Boîte à Sous vivent d’ailleurs hors de France. Mais toutes les plateformes ne sont pas ouvertes partout, et surtout, toutes ne savent pas vous payer partout. Voici donc ce que j’ai vérifié sur leurs pages officielles :
Plateforme freelance en Europe et au Canada.
| Où vous vivez | Plateformes ouvertes | Le statut à prévoir | Pour recevoir l’argent |
|---|---|---|---|
| Belgique | Malt, ComeUp, Fiverr, Upwork | Indépendant, à titre principal ou complémentaire. Le régime « économie collaborative » ne s’applique pas, car ces plateformes ne sont pas sur la liste officielle des plateformes agréées | Virement en euros (0,50 € chez ComeUp, 0,99 $ chez Upwork) |
| Suisse | Malt, ComeUp, Fiverr, Upwork | Indépendant reconnu par votre caisse AVS, au cas par cas (avoir plusieurs clients aide d’ailleurs beaucoup) | Virement en francs suisses possible chez Upwork (0,99 $), 0,95 € chez ComeUp |
| Québec, Canada | Malt, ComeUp, Fiverr, Upwork | Travailleur autonome. Inscription aux taxes TPS et TVQ au-delà de 30 000 $ de ventes | Banque locale chez Upwork (0,99 $), 0,50 € chez ComeUp |
Plateforme freelance en Afrique francophone.
| Où vous vivez | Plateformes ouvertes | Le statut à prévoir | Pour recevoir l’argent |
|---|---|---|---|
| Maroc, Tunisie | Malt, ComeUp, Fiverr, Upwork | Statut d’auto-entrepreneur (Malt accepte l’extrait du registre national marocain) | Banque locale chez Upwork (0,99 $), 3,50 € chez ComeUp. PayPal permet de recevoir de l’argent au Maroc |
| Sénégal | ComeUp, Fiverr, Upwork. Malt est fermé | Statut d’entreprenant (droit OHADA), sur simple déclaration | Banque locale en francs CFA chez Upwork (0,99 $). PayPal permet de recevoir |
| Bénin, Togo | ComeUp, Fiverr, Upwork. Malt ouvert au Togo, fermé au Bénin | Statut d’entreprenant (droit OHADA) | Banque locale en francs CFA chez Upwork (0,99 $), 2 % (7 € minimum) chez ComeUp |
| Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali et la plupart des autres pays | ComeUp, Fiverr, Upwork. Malt est fermé | Statut d’entreprenant (droit OHADA) | Payoneer ou virement international. PayPal ne permet en général pas de recevoir. En revanche, aucune de ces plateformes ne propose de retrait vers Wave, Orange Money ou MTN MoMo |
Dans toute l’Afrique francophone, mon conseil est donc le même. Avant même de créer votre profil sur une plateforme freelance, regardez d’abord comment vous allez être payé. Par exemple, ouvrir un compte Payoneer ou vérifier que votre banque accepte les virements en dollars peut vous éviter de bloquer vos premiers gains. J’ai d’autres pistes dans mon guide pour gagner de l’argent en Afrique.
Faut-il un statut pour travailler sur une plateforme freelance ?
En France, oui, même pour une seule mission vendue sur une plateforme freelance. Et c’est pourtant un point que beaucoup de comparatifs zappent. Certes, certaines plateformes, comme ComeUp ou Fiverr, ne vous demandent pas de numéro SIRET pour vous inscrire. Mais ce n’est pas parce que la plateforme ne l’exige pas que la loi ne l’exige pas !
Pour l’Urssaf, une prestation de services vendue en ligne (création de site, rédaction, relecture, conseil…) est une activité professionnelle. Elle le dit noir sur blanc : « Vous devez donc enregistrer votre activité et vous affilier dès le premier euro » (page Économie collaborative de l’Urssaf, janvier 2026). Autrement dit, il n’existe pas de seuil de tolérance pour les services, contrairement à la vente de vos objets d’occasion.
Plateforme freelance et micro-entreprise : les règles de 2026.
La bonne nouvelle, c’est que créer une micro-entreprise est gratuit. Voici ensuite les règles qui comptent lorsqu’on passe par une plateforme :
| Ce qui compte | La règle en 2026 | Ce que ça change sur une plateforme |
|---|---|---|
| Cotisations sociales | 21,2 % du chiffre d’affaires pour les prestations commerciales (BIC), 25,6 % pour les activités libérales (BNC), plus 0,1 à 0,3 % de contribution à la formation | Elles se calculent donc sur le prix payé par le client, commission comprise |
| Commission de la plateforme | Non déductible en micro-entreprise : l’Urssaf cite précisément « les commissions facturées […] par les plateformes de mise en relation » | Sur 100 € vendus sur Fiverr, vous touchez 80 €, mais vous déclarez 100 € |
| Plafond de chiffre d’affaires | 83 600 € par an pour les prestations de services | Largement suffisant pour démarrer |
| TVA | Pas de TVA à facturer sous 37 500 € de prestations par an (franchise en base) | Mais la TVA sur les frais de la plateforme reste à votre charge (voir plus haut) |
| Déclaration au fisc par la plateforme | Pour une prestation de services, dès le premier euro. Le seuil de 30 ventes ou 2 000 € qu’on lit partout ne concerne que la vente d’objets | Vos revenus apparaissent donc côté impôts : impossible de « passer entre les mailles ». Fiverr bloque même les retraits si vous ne remplissez pas son formulaire fiscal dans les 60 jours |
| Prélèvement des cotisations par la plateforme | Généralisé au 1er janvier 2027 pour les plateformes qui encaissent l’argent du client (phase de test depuis le 1er octobre 2026 avec quelques plateformes volontaires) | Vos cotisations seront alors retenues à chaque versement. En revanche, les revenus hors plateforme restent à déclarer vous-même |
Deux autres points à connaître, sans paniquer.
- Les retards de paiement : entre professionnels, le délai légal est de 30 jours après la prestation, 60 jours maximum s’il est prévu par écrit. Ensuite, au-delà de ce délai, des pénalités de retard s’appliquent sans relance. Sur une plateforme avec paiement sécurisé, ce risque est en grande partie couvert. Hors plateforme, en revanche, il ne l’est pas.
- Le risque de requalification en salariat : il existe si un client vous donne des ordres, contrôle votre travail et peut vous sanctionner, comme un employeur. Sur les places de marché où vous fixez votre prix et choisissez vos missions, ce risque est donc faible. Une directive européenne sur le travail via les plateformes doit être transposée avant le 2 décembre 2026. Mais le ministre du Travail a déjà reconnu qu’elle ne le serait pas à temps.
Vous voulez les démarches pas à pas ? Je les détaille notamment dans mon guide sur le travail à domicile. Et pour le cumul avec un emploi, le chômage ou le RSA, voyez comment arrondir ses fins de mois sans perdre ses aides. Et si vous hésitez sur la TVA, le plus sûr reste de poser la question à votre service des impôts des entreprises : c’est gratuit.
Arnaques sur les plateformes freelance : les reconnaître avant de travailler gratuitement.
Sur une plateforme freelance, les arnaques ne visent pas que les clients. Les freelances, surtout débutants, sont en effet une cible de choix : ils ont envie de décrocher une mission, et ils n’osent pas dire non.
J’en ai moi-même croisé une sur Malt. Un « client » m’a contactée pour un projet. Alors j’ai demandé un acompte de 30 % avant de commencer quoi que ce soit. Résultat : plus jamais de nouvelles. Six mois plus tard, Malt m’a écrit : ils avaient porté plainte contre cette personne. Elle faisait travailler des freelances sans jamais les payer, et recréait un compte à chaque bannissement.
Aujourd’hui, Malt décrit lui-même l’arnaque la plus courante sur sa plateforme. Le faux client vous fait sortir de Malt, vous paie plus que prévu, vous demande de lui rembourser la différence… puis annule son paiement initial. Vous avez donc travaillé et remboursé de votre poche.

Les pièges les plus fréquents, plateforme par plateforme.
- Le paiement hors plateforme : c’est la porte d’entrée de presque toutes les arnaques. Upwork, Fiverr, ComeUp et Malt l’interdisent, et vous perdez alors toute protection. Sur Upwork, par exemple, un contournement peut mener à la suspension définitive de votre compte.
- Le « test » gratuit : Upwork cite l’exemple d’un client qui exige un test conséquent avant de signer. Un vrai client peut demander un petit essai, mais il le paie.
- Les faux messages de la plateforme : Fiverr met en garde contre les noms mal orthographiés (« Fivver », « Feverr ») et les QR codes. Upwork cite également le domaine sosie « upvvork.com ». La règle : aucune plateforme ne vous demande vos identifiants ou vos coordonnées bancaires par message.
- La prise en main à distance : Fiverr demande de ne jamais laisser un inconnu prendre le contrôle de votre ordinateur avec TeamViewer ou AnyDesk.
- Sur Codeur.com, sans paiement sécurisé : la plateforme signale trois alertes. D’abord, le client veut passer par e-mail dès le premier message. Ou bien il réclame votre pièce d’identité ou votre Kbis avant le devis. Ou encore, il envoie un QR code « pour valider votre identité ».
- « Payer pour être payé » : en avril 2026, la plateforme de traducteurs ProZ a décrit un faux éditeur qui commande un gros livre. Il réclame ensuite des « frais » pour débloquer un paiement soi-disant en attente.
La « location de compte » : l’argent facile qui peut coûter très cher.
Vous verrez peut-être passer des offres qui proposent de vous payer pour « louer » votre compte Upwork ou Fiverr. Toutes les plateformes l’interdisent. Mais ce n’est pas qu’une question de règlement. Par exemple, aux États-Unis, un Ukrainien a plaidé coupable en novembre 2025 dans une affaire de comptes prête-noms. Ils servaient notamment à des informaticiens présumés nord-coréens. Jusqu’à 871 identités ont servi, et les revenus étaient donc déclarés au nom de personnes réelles. Prêter son compte, c’est prêter son nom.
Les arnaques qui visent les nouveaux micro-entrepreneurs.
Enfin, dès votre immatriculation, attendez-vous à recevoir de faux courriers « officiels ». L’Insee a alerté en 2025 sur des lettres qui réclament 90 à 100 € pour « confirmer » une immatriculation… qui est gratuite. L’INPI a fait de même en août 2026 pour de faux courriers avec QR code. La DGCCRF met également en garde contre les faux annuaires professionnels qui ciblent les entreprises toutes neuves. Votre immatriculation est gratuite, donc tout courrier qui vous réclame de l’argent pour la « valider » est suspect.
Déjà tombé dans le piège ? Signalez d’abord le compte à la plateforme, gardez toutes les captures, puis appelez Info Escroqueries au 0 805 805 817 (appel gratuit). Vous pouvez aussi transférer un SMS frauduleux au 33 700 et porter plainte. Toutes les démarches sont détaillées sur cybermalveillance.gouv.fr.
Les limites des plateformes freelance : ce que j’ai vécu sur Malt et 5euros.
Je ne vais pas vous mentir : je ne suis pas fan des plateformes. Pas par principe, mais parce que je les ai testées à mes débuts. J’ai lancé mon activité d’indépendante en 2018, en créant des sites et des supports de communication. Et comme beaucoup de débutants, j’ai d’abord compté sur Malt et sur 5euros (devenu ComeUp) pour trouver mes clients.
Voici donc ce que j’en ai retenu, et ce qui reste vrai en 2026.
Vous êtes un profil parmi des milliers.
Sur une plateforme freelance, le client ne vient pas vous chercher, vous. Il tape une compétence, puis il obtient une liste. Ainsi, les profils qui ont déjà beaucoup d’avis remontent en tête, et récoltent l’essentiel des demandes. Les nouveaux, eux, attendent.

J’ai passé des heures à remplir mon profil Malt, en suivant leurs conseils à la lettre. Résultat, quand j’ai écrit la première version de cet article en 2022 : deux contrats décrochés sur Malt en quatre ans. Deux. On est loin de la vitrine qui fait pleuvoir les clients !
Et je ne suis d’ailleurs pas la seule à le vivre comme ça. Valentin Tabary, cofondateur de l’agence Markable, le résumait ainsi sur LinkedIn. Il détestait être « exposé comme un lapin dans un clapier », en attendant qu’un client veuille bien le choisir.

Des prix tirés vers le bas.
Lorsqu’un client reçoit 48 offres pour le même projet, il compare. Mais le premier critère qu’il voit, c’est souvent le prix. Tant que vous dépendez de ces plateformes, vous êtes donc poussé à baisser vos tarifs pour rester dans la course.
Le problème, c’est qu’un petit prix attire aussi des clients exigeants. Ceux qui en veulent toujours plus sans payer plus, ou qui demandent un remboursement à la livraison. Prenez un site vendu 300 € avec le thème, les extensions, une version anglaise et le référencement. À ce prix-là, impossible de faire du bon travail sur tout. Le client sera donc forcément déçu.
À l’inverse, la course au moins cher fait aussi des dégâts côté clients. Certains se retrouvent ainsi avec un travail bâclé, voire avec une « création » qui n’en est pas une :

Des demandes qui n’ont rien à voir avec votre métier.
En mars 2020, je me suis spécialisée dans le bien-être. C’était écrit en gros dans le titre de mon profil Malt, dans ma présentation et dans mes préférences. Pourtant, je continuais à recevoir des demandes d’agents immobiliers, de cabinets de finance ou même d’un club de tennis. Et j’en recevais aussi quand mon profil indiquait que je n’étais pas disponible !
Autrement dit, votre spécialité ne filtre pas les demandes à votre place. Comptez donc du temps pour trier, et pour répondre poliment aux demandes hors sujet.
En cas de litige, la plateforme ne fait pas tout.
Mon pire souvenir date de mes tout débuts, sur les sites de micro-services. J’avais livré une prestation conforme à la demande. Pourtant, le client a refusé de payer, en prétextant que ce n’était pas ce qu’il voulait. La réponse du support ? En substance : « arrangez-vous à l’amiable ».

Depuis, les plateformes ont toutefois renforcé le paiement sécurisé. Sur Malt, ComeUp, Fiverr ou les forfaits Upwork, l’argent du client est bloqué avant le début du travail, et ComeUp propose une médiation en cas de désaccord. Mais rien ne remplace deux réflexes simples : un brief écrit et validé avant de commencer, et un acompte quand vous travaillez hors séquestre.
Trouver des clients sans plateforme : pourquoi la spécialisation change tout.
Sur une plateforme freelance, vous êtes en concurrence avec des dizaines de profils pour chaque demande. Ainsi, la seule façon d’en sortir, c’est de ne plus être interchangeable. Et pour ça, rien ne vaut la spécialisation : un métier, un type de client, un problème que vous connaissez par cœur.
C’est d’ailleurs ce qui a tout changé pour moi. Mes clients ne me choisissaient pas parce que je crée des sites : n’importe quelle agence sait le faire. Ils me choisissaient parce que je connais le métier de thérapeute, ses contraintes, et ce que leurs propres clients ont besoin d’entendre. En 2022, j’avais déjà beaucoup plus de clients grâce à ma propre stratégie de communication qu’avec n’importe quelle plateforme.

Faites le calcul. Pour atteindre 2 000 € de chiffre d’affaires par mois avec des sites vendus 100 €, il faut en livrer 20, soit presque un par jour ouvré. En revanche, à 1 500 € le site, un ou deux clients suffisent. Attention toutefois, ce sont des montants avant cotisations et avant frais, et rien ne garantit de trouver ces clients. Mais le second scénario vous laisse le temps de bien faire, de soigner la relation… et de vous faire recommander.
Les canaux qui marchent sans intermédiaire.
- Le bouche-à-oreille : demandez systématiquement à vos clients satisfaits s’ils connaissent quelqu’un qui aurait besoin de vous. C’est gratuit et sans commission.
- Votre ancien réseau : anciens employeurs, collègues, fournisseurs. Ils connaissent déjà votre travail, donc ils sont souvent vos premiers clients.
- LinkedIn : un titre qui dit pour qui vous travaillez (et pas seulement ce que vous faites), et des publications régulières qui montrent vos résultats.
- Votre propre site : quelques réalisations, vos tarifs « à partir de », et une page par service. C’est votre vitrine, et personne ne la partage avec 48 concurrents, contrairement à une plateforme.
- Les partenariats : une agence ou un autre freelance qui a trop de travail peut vous sous-traiter des missions. Pensez aussi aux associations et salons de votre secteur cible.
Mon conseil : gardez une plateforme comme source d’appoint, surtout au début pour décrocher vos premiers avis. Mais dès vos premiers clients, construisez votre propre vitrine. Vous hésitez encore sur votre créneau ? J’explique comment transformer une passion en business rentable. Et je présente aussi les modèles de business qui fonctionnent vraiment, dont le freelance.
Construire sa vitrine et son réseau prend toutefois du temps. Pour avancer dès aujourd’hui, voici une première étape qui ne vous demande ni profil ni devis :

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Les plateformes à rayer de votre liste en 2026.
Beaucoup de comparatifs, même bien placés dans Google, affichent « 2026 » sur un contenu écrit entre 2020 et 2024. Par conséquent, ils recommandent encore des plateformes fermées, renommées ou qui ont changé de métier. Voici ce que j’ai vérifié :
| Plateforme encore citée | Ce qu’elle est devenue |
|---|---|
| 5euros | Devenue ComeUp le 24 octobre 2022. Le service à 5 € n’existe donc plus : 15 € minimum depuis novembre 2024 |
| Hopwork | Devenue Malt en novembre 2017 |
| Freelance-info | Devenue Free-Work |
| Comatch | Devenue Malt Strategy, l’offre conseil de Malt |
| Club Freelance | Devenue Mindquest, rachetée par le groupe Freeland en mars 2025 |
| XXE | Le site redirige vers Freelance.com |
| Side | Rachetée par Randstad en 2022, c’est aujourd’hui une application d’intérim plutôt qu’une plateforme freelance |
| Collective.work | Devenue un outil de recrutement par IA payé par les recruteurs |
| Koïno | Devenue un cabinet de conseil en IA et en données |
| SixièmeHomme | Site hors service (il tourne en boucle) |
| Stootie | Fermée le 15 décembre 2021 |
| TextMaster | Ne recrute plus de rédacteurs ni de traducteurs sous ce nom |
| TranslatorBase | Le nom de domaine est à l’abandon |
| Twago, Viadeo Freelance, Yoss, ShuFu | Les sites ne répondent plus |
| Amazon Mechanical Turk (microtâches) | Fermé le 30 septembre 2026 |
Mon verdict : une plateforme freelance, oui, mais comme tremplin.
Les plateformes freelance ne sont ni une arnaque, ni une mine d’or. En fait, ce sont des vitrines payantes, avec beaucoup de monde devant. Pour décrocher vos premiers clients et vos premiers avis, elles restent même le moyen le plus simple. Choisissez ComeUp lorsque vous débutez en français, Malt si vous avez un statut et une vraie compétence. Upwork et Fiverr conviennent plutôt à ceux qui parlent anglais et savent déjà se vendre.
En revanche, ne construisez pas tout dessus. En effet, entre la commission, la TVA sur les frais et les cotisations, une mission de 1 000 € peut vous laisser à peine plus de 540 €. De plus, votre visibilité dépend d’un algorithme que vous ne contrôlez pas. Mon conseil : choisissez une plateforme freelance adaptée à votre profil pour démarrer, puis misez peu à peu sur votre spécialité, votre réseau et votre propre vitrine.
Et vous, quelle plateforme vous a apporté votre premier client ? Racontez-moi votre expérience en commentaire : ça aidera les prochains lecteurs !
FAQ : plateforme freelance.
Quelle est la meilleure plateforme freelance ?
Il n’y a pas une seule meilleure plateforme freelance, car tout dépend de votre profil. En France, Malt est ainsi la plus intéressante si vous avez déjà un statut et une compétence recherchée. Ses frais sont de 5 % HT dans le cas standard. ComeUp est en revanche la plus simple pour débuter avec de petits services en français. Enfin, Fiverr et Upwork conviennent aux profils à l’aise en anglais. Et pour l’informatique, Free-Work est également gratuite.
Quel est le meilleur site de freelance gratuit ?
L’inscription est gratuite partout, mais aucune grande plateforme freelance n’est gratuite à l’usage. Les frais tombent au moment où vous êtes payé (5 à 20 %), ou dès que vous postulez. Par exemple, Codeur.com exige un abonnement dès 31,90 € HT par mois pour répondre aux projets, et Upwork fait payer ses Connects. Les vraies options gratuites sont plutôt Free-Work en informatique, la page de services de LinkedIn ou 404Works sans abonnement. Mais aucune ne sécurise vos paiements.
Quelle plateforme freelance choisir quand on débute ?
Pour un débutant en France, je conseille ComeUp. On y vend en effet des services à prix fixe en français, dès 15 €, sans abonnement ni candidature à payer. Créez d’abord votre micro-entreprise, c’est gratuit et obligatoire dès le premier euro. En revanche, évitez Upwork et Freelancer.com au début : on y paie pour postuler, face à une concurrence mondiale.
Malt ou Fiverr : laquelle choisir ?
Malt vise la France et l’Europe, avec des missions de plusieurs jours et 5 % HT de frais dans le cas standard. Elle exige toutefois un statut. À l’inverse, Fiverr vise le monde entier, en anglais, avec des petits services dès 5 $. Elle garde par ailleurs 20 % de chaque vente, payée en dollars après 14 jours. Par conséquent, sur 1 000 € facturés, un micro-entrepreneur garde environ 682 € avec Malt, contre 539 € avec Fiverr, après frais et cotisations.
Combien prend Malt sur une mission ?
Malt prend 5 % HT dans le cas standard. Sur certains projets en France, en Espagne et en Belgique, c’est 10 % HT pendant les 6 premiers mois, puis 5 %. En revanche, si vous amenez votre propre client, les frais tombent à 2 % HT. Pour un micro-entrepreneur sans TVA, il faut ajouter 20 % : 5 % HT font donc 6 % réellement payés.
Peut-on travailler sur une plateforme freelance sans statut ?
La plateforme peut l’accepter, puisque ComeUp, Fiverr ou Upwork n’exigent pas de numéro SIRET. Mais en France, l’Urssaf demande d’immatriculer une activité de prestation de services dès le premier euro. De plus, les plateformes transmettent ces revenus au fisc dès le premier euro. La micro-entreprise se crée toutefois gratuitement en ligne.
Combien peut-on gagner sur une plateforme freelance ?
Aucune plateforme ne garantit de revenu. Tous canaux confondus, un micro-entrepreneur gagnait en moyenne 680 € par mois en 2024 selon l’Insee, et la moitié moins de 330 €. Sur Malt, par exemple, les débutants affichaient en octobre 2026 des tarifs de 236 € par jour en rédaction web à 311 € en développement fullstack. Mais un tarif n’est pas un revenu : tout dépend du nombre de jours réellement facturés, et il faut retirer frais et cotisations.
Quelle plateforme freelance utiliser en Afrique ?
ComeUp accepte notamment la quasi-totalité des pays d’Afrique francophone et paie en euros, avec un virement à 2 % (7 € minimum) hors Maroc et Tunisie. Upwork permet aussi un retrait en banque locale à 0,99 $ au Maroc, en Tunisie, au Sénégal, au Bénin et au Togo. Malt est ouvert au Maroc, en Tunisie ou à Madagascar, mais fermé au Sénégal, en Côte d’Ivoire ou au Cameroun. En revanche, aucune de ces plateformes ne propose de retrait vers le mobile money.
Quelle plateforme de travail en ligne est fiable et rémunérée ?
Malt, ComeUp, Fiverr, Upwork et Codeur.com sont de vraies entreprises, installées depuis des années. Et toutes, sauf Codeur.com, sécurisent le paiement du client. Mais fiable ne veut pas dire rentable : la concurrence y est forte. En revanche, fuyez tout site ou « client » qui vous réclame des frais pour débloquer vos gains, un kit ou un dépôt avant de travailler : c’est le signe d’une arnaque.
Quels sont les freelances les plus demandés sur une plateforme freelance ?
J’ai classé les 340 projets publiés en un mois sur Codeur.com. Ainsi, près de la moitié concernaient le développement et le web, et près d’un tiers le graphisme, le design ou la vidéo. Le marketing pesait environ 14 %, alors que la rédaction et la traduction ne pesaient que 6 %. Ce sont aussi les projets de développement qui reçoivent le plus d’offres. La rédaction souffre aussi de l’IA. Une étude publiée en 2025 dans la revue Management Science a d’ailleurs mesuré une baisse de 21 % des offres de rédaction et de code, huit mois après l’arrivée de ChatGPT (par rapport aux métiers manuels).
Comment trouver des clients en freelance sans plateforme ?
Par le réseau d’abord. Malt l’a notamment mesuré en 2020 auprès de ses propres inscrits. Résultat : 74 % des freelances français citaient le réseau et les recommandations comme source de missions, contre 42 % pour les plateformes et les réseaux sociaux réunis. Ajoutez ensuite une page de services sur LinkedIn, un site avec vos réalisations, et surtout une spécialité claire qui vous rend difficile à remplacer.
Une plateforme freelance déclare-t-elle mes revenus aux impôts ?
Oui. Pour les prestations de services, les plateformes transmettent vos revenus à l’administration fiscale dès le premier euro. En effet, le seuil de 30 ventes ou 2 000 € ne concerne que la vente d’objets. Et à partir du 1er janvier 2027, les plateformes qui encaissent l’argent du client devront aussi prélever directement les cotisations sociales des auto-entrepreneurs.
Comment j’ai vérifié les informations de cet article.
J’ai relevé toutes les informations les 8 et 9 octobre 2026, à partir des sources suivantes :
- frais et conditions : les centres d’aide, pages de tarifs et conditions générales de chaque plateforme freelance citée (Malt, ComeUp, Fiverr, Upwork, Codeur.com et les plateformes spécialisées), lus sans créer de compte,
- concurrence : les 340 projets publics publiés sur Codeur.com du 9 septembre au 9 octobre 2026, analysés un par un, et la catégorie « Design de logo » de ComeUp,
- règles : l’Urssaf, impots.gouv.fr, entreprendre.service-public.gouv.fr, le Code du travail et le texte de la directive européenne sur le travail via les plateformes,
- chiffres : l’Insee, l’Urssaf et le baromètre des tarifs de Malt,
- arnaques : les pages sécurité des plateformes, cybermalveillance.gouv.fr, la DGCCRF, l’Insee, l’INPI et le ministère américain de la Justice,
- mon expérience : ce que j’ai vécu sur Malt et sur 5euros entre 2018 et 2022, déjà raconté dans la première version de cet article.
Les calculs sont les miens (ce qu’il reste sur 1 000 €, coût d’une offre sur Codeur.com). Ce sont donc des ordres de grandeur, pas des gains garantis. Par ailleurs, les frais et les conditions changent souvent. Si vous constatez une différence, dites-le-moi en commentaire, je mettrai l’article à jour.
Transparence : les encadrés verts de cet article renvoient vers un site de sondages partenaire de La Boîte à Sous, qui me rémunère pour chaque inscription. En revanche, aucune des plateformes freelance citées ne me rémunère, et les boutons vers leurs sites ne sont pas des liens d’affiliation. Enfin, cet article donne une information générale et ne remplace pas un conseil juridique, fiscal ou social personnalisé.




