Jeune femme souriante tenant un smartphone noir et un colis en carton étiqueté avec la lettre 'A', devant un ordinateur portable avec des cartons empilés en arrière-plan. Bandeau inférieur noir avec le texte 'ENTREPRENDRE - WEB', le sous-titre 'Gagner de l’argent avec le dropshipping, mythe ou réalité ?' et le logo LB$.

Dropshipping : c’est quoi ? La définition simple, le vrai calcul d’une vente et ce qui change en 2026

Dernière mise à jour de ce guide « dropshipping, c’est quoi ? » : 10 octobre 2026. Pour cette version, j’ai relevé des prix sur AliExpress et dans des boutiques françaises, puis vérifié les règles de 2026 sur les sites de la douane, de l’Urssaf, de la DGCCRF et de la Commission européenne.

Vous avez vu passer une vidéo « 10 000 € en 30 jours avec le dropshipping » ? Ou bien vous venez de recevoir un colis venu de Chine, alors que vous aviez commandé sur une boutique au nom bien français ? Dans les deux cas, vous vous demandez sûrement ce qu’est le dropshipping, et s’il y a un loup.

Pour vous la faire courte : le dropshipping, c’est vendre en ligne un produit que l’on n’a pas en stock. Quand un client commande, le vendeur achète l’article chez un fournisseur, souvent sur AliExpress, et le fait expédier directement chez le client. Ainsi, le vendeur gagne la différence entre les deux prix… moins la publicité, les frais, les taxes et les cotisations. C’est légal, mais aux yeux de la loi, c’est lui le commerçant, avec toutes les responsabilités qui vont avec.

Dans ce guide, je vous montre donc un exemple réel, relevé le 10 octobre 2026 : une lampe à 7,59 € sur AliExpress, vendue jusqu’à 59,90 € par des boutiques françaises. Ensuite, je fais le calcul complet d’une vente, avec le nouveau droit de douane de 3 € en vigueur depuis cet été. Enfin, vous trouverez les règles à respecter, les pièges des formations, et ce qu’il faut savoir si vous êtes simplement acheteur.

Un mot de transparence : je n’ai pas de boutique de dropshipping, et je ne vends aucune formation. Ce guide remplace d’ailleurs ma version d’août 2020 (je vous dis à la fin ce que j’ai corrigé).

Sommaire Afficher

Le dropshipping, c’est quoi ? L’essentiel en 30 secondes.

  • La définition : une vente en ligne sans stock. Le vendeur s’occupe de la boutique, de la publicité et du client, et le fournisseur expédie le colis. Le terme officiel en français est d’ailleurs « vente en ligne sans stock »,
  • Comment le vendeur gagne de l’argent : grâce à l’écart entre son prix de vente et le prix du fournisseur. Par exemple, une lampe à 7,59 € sur AliExpress est vendue 29,90 €,
  • Ce qu’il lui reste vraiment : 14,60 € sur cette vente avant la publicité, d’après mon calcul. Or si la pub coûte 12 € par client, il ne reste plus que 2,60 €,
  • Est-ce légal ? Oui, à condition de déclarer son activité (la micro-entreprise suffit pour démarrer) et de respecter les règles de la vente en ligne. Le vendeur est en effet responsable de tout, même s’il ne touche jamais le colis,
  • Ce qui change en 2026 : la fin de la franchise de douane de 150 €. Depuis le 1er juillet, chaque article venu de l’extérieur de l’Union européenne paie 3 € de droits, et 2 € de frais de traitement s’y ajoutent à partir du 1er novembre,
  • Le fameux « 90 % échouent » : aucune étude ne le prouve. La donnée la plus sérieuse concerne toutes les boutiques Shopify : environ deux sur trois disparaissent avant leur premier anniversaire,
  • Côté acheteur : le même produit coûte souvent beaucoup moins cher sur AliExpress ou Temu. En revanche, vous avez les mêmes droits que chez n’importe quel commerçant (rétractation, garantie, livraison),
  • Mon avis : c’est un moyen d’apprendre le e-commerce si vous acceptez de perdre quelques centaines d’euros. Mais ce n’est pas un complément de revenus facile, contrairement à ce que promettent les formations.

Comment fonctionne le dropshipping ? L’exemple d’une lampe à 7,59 €.

Le plus simple, c’est de suivre une commande. J’ai donc pris un grand classique des boutiques de dropshipping depuis 2020 : la lampe projecteur « coucher de soleil », celle qui dessine un halo orangé sur le mur.

Le dropshipping, c’est quoi : le trajet d’une commande. Le client paie 29,90 euros à la boutique, la boutique commande la lampe 7,59 euros sur AliExpress avec l’adresse du client, le fournisseur expédie directement chez le client en 5 à 9 jours, il reste 22,31 euros à la boutique avant tous ses frais
Le trajet d’une commande en dropshipping, avec les prix relevés le 10 octobre 2026. Le prix de vente de 29,90 € est un exemple.

Concrètement, il se passe trois choses :

  1. le client voit une publicité (sur Instagram ou TikTok, le plus souvent), clique, et paie 29,90 € sur la boutique,
  2. la boutique commande la lampe au fournisseur, ici un vendeur chinois sur AliExpress, pour 7,59 €. Puis elle indique l’adresse du client comme adresse de livraison, souvent grâce à une appli qui automatise la commande,
  3. le fournisseur expédie directement chez le client. Le dropshipper, lui, ne voit donc jamais le colis.

Sur le papier, la boutique garde donc 22,31 €. Sauf qu’il faut encore payer la pub qui a fait venir le client, les frais de paiement, la douane et les cotisations. Je fais le calcul complet un peu plus bas, et vous allez voir que la marge fond comme neige au soleil.

Ce que j’ai relevé le 10 octobre 2026 : la même lampe, de 2 € à 60 €.

Le soir du 10 octobre, j’ai cherché cette lampe sur AliExpress, puis dans des boutiques en ligne françaises. Voici ce que j’ai trouvé :

OùModèlePrixLivraison annoncée
AliExpress (fiche Choice)Lampe simple, plus de 5 000 vendues2,05 €, TVA inclusedu 15 au 19 octobre, livraison offerte dès 10 € d’achat
AliExpress (fiche Choice)16 couleurs, plus de 2 000 vendues7,59 €, TVA inclusedu 15 au 19 octobre
Boutique française AMême aspect20,90 €Non relevée
Boutique française BMême aspect26,95 €Non relevée
Boutique française CMême aspect, 16 couleurs34,99 €Non relevée
Boutique française DMême aspect59,90 €Non relevée
Relevé La Boîte à Sous du 10 octobre 2026, vers 23 h. Les 4 boutiques sont anonymisées : rien ne prouve qu’elles pratiquent le dropshipping, ni que leur lampe est strictement identique. C’est la comparaison qu’un client peut faire en deux minutes.
Relevé du 10 octobre 2026 : lampe coucher de soleil à 2,05 euros TVA incluse sur AliExpress, livrée du 15 au 19 octobre avec droits de douane calculés au paiement, contre 20,90, 26,95, 34,99 et 59,90 euros dans quatre boutiques en ligne françaises
Capture de la fiche AliExpress (10 octobre 2026) et prix relevés le même soir dans quatre boutiques françaises.

Deux détails m’ont frappée. D’abord, AliExpress annonce une livraison en 5 à 9 jours, par Colissimo, Colis Privé ou Mondial Relay. On est donc loin des longues semaines d’attente qu’on associait au dropshipping en 2020. Ensuite, juste sous le prix, AliExpress précise que « les droits de douane sont calculés lors du paiement ». C’est en effet la nouvelle taxe de 3 € par article, j’y reviens plus bas.

Pourquoi des clients paient quand même 30 € ?

Alors pourquoi des clients paient-ils 30 € ce qu’ils pourraient avoir pour 8 € ? Tout simplement parce qu’ils ne le savent pas. En effet, ils voient une vidéo réussie, achètent sur un coup de cœur, et ne pensent pas à chercher ailleurs. Le dropshipper ne vend donc pas vraiment une lampe. En réalité, il vend une publicité qui donne envie, un site rassurant… et le fait que vous ne compariez pas.

Bref, avant même de parler de marge, le dropshipping demande une boutique, de la pub, un statut et du temps. Si vous cherchez plutôt de l’argent rapide, sans rien avoir à vendre, il existe plus simple :

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Dropshipping, c’est quoi exactement ? Le mot, son origine et ce qu’il n’est pas.

Le dropshipping, c’est quoi en français ? La « vente en ligne sans stock ».

Vous cherchez le mot français ? Depuis le Journal officiel du 1er juillet 2023, le terme recommandé est « vente en ligne sans stock », ou plus court, « vente sans stock ». Le dropshipper devient alors un « vendeur en ligne sans stock ». Par ailleurs, la DGCCRF parle de « livraison directe ». Enfin, au Québec, l’Office de la langue française a même proposé un joli « parachutage » en 2021.

Et pour la prononciation ? On dit « drop-chi-pingue », de l’anglais drop ship, que l’on pourrait traduire par « expédier directement ».

Une pratique bien plus ancienne qu’AliExpress.

Le dropshipping n’a pas été inventé par les youtubeurs. Le verbe anglais drop-ship est attesté depuis 1926, selon le dictionnaire Merriam-Webster. De plus, en 1990, avant même le Web grand public, un manuel professionnel américain lui était déjà consacré. Puis, en 2002, des chercheurs de la Wharton School ont étudié 54 sites marchands cotés en Bourse : environ 30 % de ceux qui vendaient uniquement en ligne l’utilisaient comme principal mode d’expédition.

Aujourd’hui encore, la livraison directe reste un outil logistique tout à fait banal. Un grossiste ou un fabricant expédie par exemple pour le compte d’un revendeur, notamment pour des articles lourds ou encombrants. En revanche, ce qui a changé vers 2017, c’est la recette « boutique Shopify + produits AliExpress + publicité Facebook ». Elle a été popularisée par des vidéos YouTube, puis vendue sous forme de formations. C’est elle que tout le monde appelle aujourd’hui « le dropshipping ».

Dropshipping, stock, Amazon, impression à la demande, affiliation : les différences.

On mélange souvent le dropshipping avec d’autres façons de vendre en ligne. Voici comment les distinguer en un coup d’œil :

ModèleVous achetez du stock ?Qui expédie ?Qui est le vendeur pour le client ?Ce que vous gagnez
DropshippingNon, vous achetez après la venteLe fournisseurVousLa différence de prix, moins vos frais
E-commerce avec stockOui, avant de vendreVous, ou un logisticienVousUne marge souvent plus large, mais avec un risque d’invendus
Stock chez Amazon (FBA)Oui, stocké dans les entrepôts d’AmazonAmazonVousVotre marge, moins les frais d’Amazon
Impression à la demande (Printful, Printify)Non, le produit est fabriqué à la commandeL’imprimeurVousLa différence de prix, sur un produit à votre marque
AffiliationNonLe marchandLe marchandUne commission, sans aucun service client à gérer
Revente de vos affaires (Vinted, Leboncoin)Non, ce sont vos propres objetsVousVous, en tant que particulierLe prix de vente, sans statut tant que vous vendez vos affaires personnelles
Comparatif La Boîte à Sous. Le dropshipping est le seul modèle où vous êtes le vendeur responsable d’un produit que vous n’avez jamais eu entre les mains.

Vous voyez la nuance ? En dropshipping, vous prenez toutes les responsabilités du vendeur, mais aucun contrôle sur le produit. À l’inverse, l’affiliation vous rémunère sans que vous soyez le vendeur. J’explique comment elle fonctionne dans mon guide pour gagner de l’argent avec un blog. Et si vous voulez simplement vendre ce qui dort dans vos placards, voyez plutôt où vendre vos vêtements : pas besoin de statut tant que ce sont vos affaires personnelles.

Combien rapporte le dropshipping ? Le vrai calcul d’une vente en 2026.

C’est LA question que tout le monde se pose. Pourtant, je n’ai trouvé aucune page bien classée sur Google qui fasse le calcul jusqu’au bout : la plupart s’arrêtent avant la publicité, les cotisations ou la douane. Voici donc le calcul complet, ligne par ligne, avec la lampe à 7,59 € revendue 29,90 €.

Le calcul, ligne par ligne.

Mes hypothèses : vous êtes micro-entrepreneur, vous ne facturez pas de TVA (franchise en base, possible sous 85 000 € de ventes par an), vous vendez sur une boutique Shopify, et le client habite en France.

LigneMontantD’où vient le chiffre
Le client paie+ 29,90 €Prix d’exemple, dans la fourchette relevée (20,90 à 59,90 €)
La lampe sur AliExpress− 7,59 €Prix TVA incluse, relevé le 10 octobre 2026
La livraison AliExpress0 €Offerte dès 10 € d’achat. En dessous, des frais s’ajoutent : je compte 0 pour rester optimiste
Le droit de douane forfaitaire− 3,00 €3 € par article depuis le 1er juillet 2026, payés au moment de la commande
Les frais de paiement− 0,70 €Shopify Payments, formule Basic : 1,5 % + 0,25 € par carte standard
Les cotisations sociales− 3,71 €12,3 % du chiffre d’affaires pour la vente de marchandises, plus 0,1 % de formation professionnelle
L’impôt sur le revenu− 0,30 €Versement libératoire de 1 %, si vos revenus le permettent
Reste pour payer la publicité14,60 €Avant l’abonnement Shopify (36 € par mois en formule Basic)
Les frais de traitement européens− 2,40 €2 € par article, plus la TVA, prévus à partir du 1er novembre 2026
Reste dès novembre 202612,20 €Toujours avant la publicité et l’abonnement
Calcul La Boîte à Sous du 10 octobre 2026. Sources : relevé AliExpress, douane.gouv.fr, Commission européenne, page tarifs de Shopify France, Urssaf. Aucun retour ni litige compté.
Calcul d’une vente en dropshipping en 2026 : lampe vendue 29,90 euros, moins 7,59 euros de lampe AliExpress, 3 euros de droit de douane, 0,70 euro de frais de paiement, 3,71 euros de cotisations et 0,30 euro d’impôt, il reste 14,60 euros pour payer la pub, puis 12,20 euros dès novembre 2026 ; ventes par mois pour un SMIC net selon le coût de la pub
Ce qu’il reste au dropshipper sur une lampe vendue 29,90 €, et le nombre de ventes nécessaires pour se verser l’équivalent d’un SMIC net.

Le droit de douane coûte plus cher que la lampe.

Vous avez remarqué ? Le droit de douane de 3 € pèse à lui seul plus que la lampe simple à 2,05 €. Ce nouveau coût frappe donc surtout les petits produits pas chers, justement ceux que les formations conseillaient de vendre. Et ce n’est pas fini : à partir du 1er novembre, 2 € de frais de traitement s’ajoutent sur chaque article, selon la Commission européenne.

Le chiffre qui décide de tout : le coût de la pub par vente.

Mais attention : ces 14,60 € ne sont pas un bénéfice. C’est en fait l’enveloppe dans laquelle vous devez payer la publicité qui a fait venir le client. Or ce coût par vente varie énormément d’un produit à l’autre, et personne ne publie de chiffre fiable pour la France. Meta, la maison mère de Facebook et d’Instagram, ne donne qu’une tendance : selon ses résultats trimestriels, le prix moyen d’une publicité vue en Europe a augmenté de 10 à 19 % sur un an selon les trimestres, entre 2025 et 2026 (chiffres en dollars).

Combien de ventes pour se verser un SMIC ?

Le plus parlant, c’est donc de prendre le calcul à l’envers :

Pub dépensée pour chaque venteIl vous reste par venteVentes par mois pour un SMIC netDès le 1er novembre 2026
8 €6,60 €229 ventes, soit près de 8 par jour360 ventes
10 €4,60 €329 ventes, soit 11 par jour688 ventes
12 €2,60 €582 ventes, soit 19 par jour7 570 ventes
14 €0,60 €2 523 ventes, soit 84 par jourImpossible : chaque vente fait perdre de l’argent
Plus de 14,60 €PerteImpossibleImpossible
Calcul La Boîte à Sous. SMIC net mensuel : 1 477,93 € depuis le 1er juin 2026 (service-public.gouv.fr). L’abonnement Shopify Basic (36 € par mois) est inclus. Ni retour, ni litige, ni frais de port AliExpress.

Prenons maintenant un exemple concret. Deux sociologues ont suivi pendant deux ans de jeunes dropshippers d’Île-de-France. L’un d’eux dépensait par exemple 40 € par jour en publicités Facebook et Instagram, et a tout arrêté au bout d’un mois, faute de rentabilité. Avec notre lampe, il faut en effet au moins 3 ventes par jour, tous les jours, juste pour rembourser 40 € de pub quotidienne.

De plus, chaque client qui renvoie sa lampe dans les 14 jours, comme la loi l’y autorise, vous coûte au minimum la lampe, la pub déjà payée et les 3 € de droits, que la douane ne rembourse en principe pas.

Le calcul que je publiais en 2020, corrigé.

En 2020, cet article affichait l’exemple ci-dessous. Il promettait ainsi 28 910 € de bénéfice net pour 85 000 € de chiffre d’affaires. Je vous le laisse, parce qu’il illustre parfaitement l’erreur que font la plupart des débutants (et que j’avais reprise sans la corriger).

Calcul de 2020 aujourd’hui périmé : 85 000 euros de chiffre d’affaires, charges sociales à 12,8 %, impôt de 2 710 euros, et 28 910 euros de bénéfice net annoncés pour un dropshipper à 50 % de marge
Le calcul publié dans la version 2020 de cet article (visuel attribué alors à Oberlo, un service de Shopify fermé en 2022). Ses taux et surtout son hypothèse de marge sont dépassés.

Qu’est-ce qui cloche ?

  • Les taux ont changé : en 2026, un micro-entrepreneur qui vend des marchandises paie 12,3 % de cotisations, plus 0,1 % de formation professionnelle, et non plus 12,8 %,
  • surtout, la « marge de 50 % » est calculée avant la publicité et avant les frais. Or la pub est le premier poste de dépense d’une boutique de dropshipping,
  • enfin, la douane a bougé : 3 € par article depuis juillet 2026, ce qui n’existait pas en 2020.

Refaisons donc le calcul avec les chiffres de 2026. 85 000 € de chiffre d’affaires, c’est environ 2 843 lampes à 29,90 €. Avec 12 € de pub par vente et l’abonnement Shopify, il reste environ 6 960 € sur l’année, soit 580 € par mois, contre 28 910 € annoncés en 2020. Et encore, c’est sans aucun retour, ni litige, ni frais de port.

Ce chiffre ressemble d’ailleurs beaucoup au revenu moyen de l’ensemble des micro-entrepreneurs, tous métiers confondus : 680 € par mois en 2023, selon l’Insee, en comptant ceux qui ne gagnent rien.

« Quel est le salaire d’un dropshipper ? » Ce que l’IA de Google ne vous dit pas.

Tapez cette question sur Google, et son Aperçu IA vous répondra qu’un débutant gagne 0 à 500 € par mois, un dropshipper « intermédiaire » 1 000 à 3 000 €, et un « confirmé » 5 000 à 10 000 €. Ça a l’air précis, non ? Sauf que j’ai justement remonté la piste.

  • D’abord, ces fourchettes viennent de pages d’entreprises qui vendent des outils aux dropshippers : un logiciel de comptabilité, un service d’impression à la demande, un outil d’analyse de rentabilité,
  • ensuite, aucune ne publie sa méthode. Par exemple, la seule qui affirme avoir « analysé 1 200 boutiques » ne dit ni lesquelles, ni sur quelle période. Et son propre tableau donne environ 30 % de marge brute, alors que son texte en annonce 65 à 70 %,
  • enfin, l’IA mélange les trois, sans reprendre fidèlement aucune d’elles.

« 90 % des dropshippers échouent » : un chiffre sans source.

Même chose pour le fameux « 90 % des dropshippers échouent ». Je l’avais d’ailleurs moi-même écrit en 2020, en l’attribuant à Shopify. Or Shopify ne publie aucun taux d’échec. En fait, la plus ancienne trace de ce chiffre est un communiqué de 2019 d’une agence marketing britannique. Il parlait d’e-commerce en général, sans référence précise, à partir d’un sondage mené uniquement auprès de gens qui avaient déjà fermé leur boutique.

En revanche, la donnée la plus sérieuse que j’ai trouvée vient du quotidien canadien The Globe and Mail. En 2022, il a suivi plus de 5 millions de boutiques Shopify : seulement 32 à 36 % d’entre elles passaient le cap d’un an, selon l’année de création. Attention, ce chiffre concerne toutes les boutiques Shopify, pas seulement le dropshipping, et Shopify le conteste (sans publier le sien).

Ce que l’Aperçu IA de Google dit de faux sur le dropshipping.

L’IA de Google ne se trompe pas seulement sur les salaires. Voici donc six de ses affirmations, relevées le 10 octobre 2026 et vérifiées une par une :

Ce que l’Aperçu IA de Google dit du dropshipping, vérifié : salaire de 1 000 à 10 000 euros par mois sans source, Shopify qui transmettrait vos revenus au fisc non étayé, sanction de 2 ans et 300 000 euros incomplète, livraisons de plusieurs semaines dépassées pour AliExpress Choice, guichet IOSS vrai mais incomplet, marge brute de 40 à 50 % simple règle de blog
Six affirmations relevées dans l’Aperçu IA de Google le 10 octobre 2026, vérifiées à la source.

Enfin, une capture d’écran ne prouve rien non plus. Par exemple, les vidéos de formation affichent souvent un tableau de bord avec « 217,9k € de ventes », comme sur l’une des miniatures montrées plus bas. C’est du chiffre d’affaires, pas du bénéfice : on n’y voit ni le prix des produits, ni la pub, ni les remboursements.

Bref, si vous voulez un vrai complément de revenus sans rien avancer, le dropshipping n’est pas le bon outil. Pour des pistes sans investissement, j’ai donc classé ce qui paie vraiment pour gagner de l’argent sur internet, méthode par méthode.

Le dropshipping est-il légal ? Oui, mais c’est vous le vendeur.

Bonne nouvelle : le dropshipping n’est pas interdit. En effet, la DGCCRF, la répression des fraudes, l’écrit noir sur blanc. En revanche, ce mode de vente ne change rien au Code de la consommation. Autrement dit, vous avez exactement les mêmes obligations qu’un commerçant qui a ses produits en stock… sans jamais les avoir vus.

Capture de la fiche de la DGCCRF sur le dropshipping : en tant que vendeur, vous êtes responsable de tout défaut de qualité et de livraison, même si c’est votre fournisseur qui se charge de l’expédition du produit
La fiche de la DGCCRF sur le dropshipping, capturée le 10 octobre 2026.

Un statut obligatoire, dès la première vente.

C’est d’ailleurs la première erreur des débutants : tester « pour voir », sans rien déclarer. Or pour la DGCCRF, la vente habituelle de produits sur Internet ne peut pas se faire en tant que particulier. Acheter pour revendre, c’est un acte de commerce. Vous devez donc déclarer votre activité sur le guichet unique des formalités des entreprises, au plus tard 15 jours après votre première vente. Exercer une activité commerciale sans être immatriculé est même un délit, puni de 7 500 € d’amende.

Pour démarrer, la micro-entreprise suffit donc. Voici les chiffres de 2026 pour la vente de marchandises :

Ce qu’il faut savoirEn 2026Source
Cotisations sociales12,3 % du chiffre d’affaires, plus 0,1 % de formation professionnelleUrssaf
Impôt sur le revenu1 % du chiffre d’affaires avec le versement libératoire (sous condition de revenus), sinon abattement de 71 % avant le barèmeservice-public.gouv.fr
Plafond de chiffre d’affaires203 100 € par an (il était de 188 700 € jusqu’en 2025)Urssaf
TVAPas de TVA à facturer sous 85 000 € de ventes par an (93 500 € en seuil de tolérance)service-public.gouv.fr
Aide au démarrage (ACRE)Réservée à certains publics depuis 2026, sur demande dans les 60 jours. Taux réduit à 9,3 % pour une activité lancée depuis le 1er juillet 2026Urssaf
Vérifié le 10 octobre 2026. Le seuil de franchise de TVA à 25 000 €, voté en 2025, a été abandonné.

Attention au piège, car vos cotisations se calculent sur votre chiffre d’affaires, pas sur votre bénéfice. Même si votre boutique perd de l’argent à cause de la pub, vous payez donc 12,4 % sur chaque vente. Enfin, pour les démarches pas à pas, j’explique comment créer sa micro-entreprise dans un article dédié.

Vos obligations envers le client (même pour un colis venu de Chine).

Le Code de la consommation est très clair : le vendeur à distance est « responsable de plein droit » de la bonne exécution de la commande, même quand c’est un autre qui livre. Concrètement, voici ce que vous devez au client :

  • une information complète avant l’achat : votre identité, votre adresse et votre téléphone, les caractéristiques du produit, le délai de livraison, les garanties, les conditions de rétractation. Et un prix TTC qui inclut les droits de douane éventuels,
  • une livraison dans les temps : à la date annoncée ou, à défaut, au plus tard 30 jours après la commande. Si le colis se perd, c’est votre problème, pas celui du client,
  • 14 jours pour changer d’avis, à compter de la réception, sans justification. Vous remboursez tout, frais de livraison standard compris, sous 14 jours. Et depuis le 19 juin 2026, votre site doit proposer une fonctionnalité gratuite pour exercer ce droit en ligne,
  • 2 ans de garantie légale de conformité : si la lampe tombe en panne au bout de six mois, c’est à vous de la réparer, de la remplacer ou de rembourser,
  • des mentions légales et des conditions générales de vente à jour, ainsi que l’accès gratuit à un médiateur de la consommation.

Le hic ? Votre fournisseur, lui, ne vous doit pas grand-chose. BigBuy, un grossiste espagnol qui propose le dropshipping, écrit par exemple dans ses conditions générales qu’il n’accepte pas les retours des clients finaux. Si votre client se rétracte, le produit vous reste donc sur les bras. De plus, avec un fournisseur chinois, demander au client de renvoyer l’article en Asie peut coûter plus cher que l’objet.

Entrepreneur fatigué devant son ordinateur portable, la main sur le front : en dropshipping, le vendeur est responsable de tous les problèmes de la commande
Colis perdu, produit cassé, client qui se rétracte : en dropshipping, c’est toujours vers le vendeur que le client se tourne.

TVA et douane : le casse-tête de 2026.

C’est la partie que les formations survolent, et pourtant c’est celle qui a le plus changé. D’abord, depuis le 1er juillet 2021, toute marchandise importée paie la TVA dès le premier euro. Ensuite, depuis le 1er juillet 2026, la franchise de droits de douane de 150 € a disparu. Désormais, chaque article envoyé d’un pays hors Union européenne à un particulier paie un droit forfaitaire de 3 €.

Le nouveau droit de douane de 3 € par article.

Comment ça se calcule ? Concrètement, les 3 € s’appliquent à chaque type d’article du colis, pas à chaque pièce. La Commission européenne donne cet exemple : cinq tee-shirts identiques, c’est 3 € ; un tee-shirt et une montre, c’est 6 €. Ce droit est en principe non remboursable, même si le client renvoie le produit. Il est prévu jusqu’au 1er juillet 2028. En plus, à partir du 1er novembre 2026, s’ajoutent des frais de traitement de 2 € par article, quelle que soit la valeur du colis. Entre les deux, la France avait aussi appliqué sa propre taxe de 2 € par article, du 1er mars au 30 juin 2026, avant de la supprimer.

La TVA : le point à faire valider avant de vous lancer.

Et la TVA ? Sous 85 000 € de ventes par an, un micro-entrepreneur peut en principe vendre sans facturer de TVA. Mais le dropshipping depuis l’étranger est un cas à part, au point que l’administration fiscale lui a consacré un rescrit le 4 mars 2026. Il vise le commerçant qui fait expédier ses ventes directement depuis un pays hors de l’Union, sans passer par une place de marché. En résumé, si le colis est déclaré en douane à une autre valeur que votre prix de vente (par exemple au prix du fournisseur), c’est vous qui devenez redevable de la TVA, à l’importation et sur votre vente. Impossible, donc, de « faire l’impasse » en déclarant une petite valeur.

Mon conseil : avant votre première vente, faites valider votre schéma (fournisseur, déclaration en douane, TVA) par votre service des impôts des entreprises ou par un expert-comptable. Sur ce point précis, aucune page officielle ne dit comment la franchise de TVA s’articule avec les ventes de produits importés : mieux vaut poser la question que la deviner.

Produits dangereux, contrefaçons : la responsabilité qu’on oublie.

Depuis le 13 décembre 2024, un nouveau règlement européen sur la sécurité des produits s’applique : le règlement GPSR. En pratique, tout produit vendu dans l’Union doit avoir un responsable établi dans l’Union. Votre fiche produit doit aussi afficher le nom du fabricant, celui de la personne responsable dans l’UE, et les consignes de sécurité en français. De plus, pour un jouet ou un appareil électrique, il faut un marquage CE… que les produits les moins chers n’ont pas toujours, ou affichent à tort.

Et ce n’est pas un risque théorique. Par exemple, lors d’une opération de contrôle menée par les douanes européennes et dévoilée en janvier 2026, plus de la moitié des 20 000 jouets et petits appareils électroniques contrôlés n’étaient pas conformes. Et 84 % de ceux testés en laboratoire ont été jugés dangereux, selon la Commission européenne. Autrement dit, si vous revendez un chargeur qui prend feu, c’est vous que le client, et la justice, viendront chercher.

C’est la même logique pour les contrefaçons : de faux écouteurs de marque ou un déguisement sous licence, vendus sans autorisation, vous exposent à des poursuites. Enfin, si vous êtes influenceur, la loi du 9 juin 2023 vous rend responsable de plein droit envers l’acheteur (article 6). Vous devez alors lui communiquer l’identité du fournisseur et vérifier que les produits sont disponibles et licites.

Ce que vous risquez vraiment.

Faux avis, fausse origine « française », faux prix barrés, compte à rebours bidon, « plus que 3 en stock »… Tout cela constitue des pratiques commerciales trompeuses. En principe, la peine maximale est de 2 ans de prison et 300 000 € d’amende. Elle passe même à 5 ans et 750 000 € quand l’infraction est commise en ligne, depuis le 12 mai 2024. C’est d’ailleurs le cas de presque toute boutique de dropshipping. Attention, la fiche de la DGCCRF, qui date de 2021, donne encore l’ancien barème.

Par ailleurs, les contrôles existent bel et bien. Ainsi, en 2022, la DGCCRF a passé au crible 215 sites de dropshipping, et 116 étaient en anomalie. Au final : 26 avertissements, 67 injonctions, 31 procès-verbaux et 88 demandes de blocage ou de restriction d’accès à des sites. Certains vendeurs présentaient même la rédaction de faux avis comme un usage courant, « et même conseillée lors des formations ». En 2023, rebelote : 141 sites en anomalie sur 251. Enfin, du côté des clients, le ministère de l’Économie estimait le nombre de plaintes liées au dropshipping à 2 340 en 2020, et à plus de 4 000 en 2021.

Statut, TVA, douane, garanties, sécurité des produits… Ça fait beaucoup de règles pour une lampe à 7,59 €, non ? Si vous voulez simplement toucher vos premiers euros en ligne, sans aucune démarche :

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Ce qui a changé pour le dropshipping depuis 2020.

Si vous avez découvert le dropshipping avec une vidéo de 2019 ou 2020, sachez que beaucoup de choses ont bougé depuis. Voici les dates à retenir :

Frise des changements du dropshipping depuis 2020 : fin de l’exonération de TVA des petits colis en 2021, fermeture d’Oberlo en 2022, loi influenceurs et terme officiel vente en ligne sans stock en 2023, sanctions à 5 ans et 750 000 euros en 2024, règlement GPSR en décembre 2024, plafond micro-entreprise à 203 100 euros en 2026, bouton de rétractation le 19 juin 2026, droit de douane de 3 euros par article le 1er juillet 2026, frais de traitement de 2 euros prévus le 1er novembre 2026
Les changements qui comptent pour un dropshipper depuis la première version de cet article, vérifiés le 10 octobre 2026.

Ajoutez à cela une concurrence que personne n’avait vue venir en 2020 : les plateformes chinoises qui vendent directement aux Européens. Selon la Commission européenne, l’Union a reçu environ 4,6 milliards de petits colis en 2024, dont 91 % venaient de Chine. Puis, en 2025, on parle même d’environ 5,9 milliards d’articles. Votre client peut donc commander lui-même la lampe, par exemple sur AliExpress, avec une livraison annoncée en une semaine environ. C’est justement pour freiner ce flot de colis que l’Europe a créé le droit de 3 €.

Et l’engouement ? Il retombe.

J’ai regardé l’évolution des recherches « dropshipping » en France sur Google Trends, depuis 2016. Le résultat est parlant :

Popularité de la recherche dropshipping en France sur Google Trends de 2016 à 2026 : envolée en septembre 2017, pic en janvier 2019, moyenne annuelle de 69 en 2020 pendant les confinements, puis 44 en 2026 et creux de 32 à l’été 2026
Popularité de la recherche « dropshipping » en France, mois par mois (Google Trends, relevé du 10 octobre 2026).
  • l’envolée date de l’automne 2017, puis le pic absolu arrive en janvier 2019, au moment où une vidéo intitulée « D’étudiant fauché à millionnaire » approche les 2 millions de vues, selon la RTS,
  • 2020 reste l’année record en moyenne, avec les confinements,
  • en 2026, l’intérêt est tombé à 44 en moyenne sur les neuf premiers mois, soit environ un tiers de moins qu’en 2020. Et en juillet 2026, l’indice est tombé à son plus bas niveau depuis l’automne 2018,
  • chaque mois de janvier, la courbe repart à la hausse, en même temps que les bonnes résolutions… et les publicités pour des formations.

La DGCCRF faisait le même constat dès 2023 : le chiffre d’affaires du dropshipping, « dopé par les confinements », « marque depuis le pas », car beaucoup de consommateurs sont devenus méfiants.

Avantages et inconvénients du dropshipping.

Soyons honnêtes : le dropshipping a de vrais avantages, et c’est pour ça qu’il attire autant. Le problème, c’est que les inconvénients pèsent bien plus lourd qu’en 2020.

✅ Ce qui est bien.

  • Pas de stock à acheter avant de vendre : pas d’invendus qui dorment dans le garage,
  • Vous pouvez tester un produit sans vous ruiner en marchandise,
  • Tout se gère en ligne, depuis chez vous,
  • Le catalogue se change en quelques clics,
  • C’est une vraie école du e-commerce : publicité, site, service client, chiffres.

❌ Ce qui coince.

  • La pub, les frais et la douane mangent l’essentiel de la marge (3 € par article depuis juillet 2026),
  • Vous êtes responsable de tout, sans jamais contrôler le produit,
  • Vos clients peuvent trouver le même article bien moins cher sur AliExpress ou Temu,
  • Les retours et les produits défectueux restent souvent à votre charge,
  • PayPal, Shopify ou Stripe peuvent retenir une partie de votre argent pendant des semaines,
  • Cdiscount, TikTok Shop et Amazon ferment presque la porte au dropshipping depuis la Chine,
  • Vous payez vos cotisations sur le chiffre d’affaires, même si vous perdez de l’argent.

Les pièges du dropshipping que les formations ne montrent pas.

Le vrai business, c’est souvent la formation.

Dès 2019, une enquête du Monde le montrait : les « gourous » du dropshipping gagnent surtout de l’argent en vendant des formations, pas des produits. Le journal pointait aussi les vrais gagnants de cette ruée : la plateforme de boutiques, les réseaux sociaux qui encaissent la pub… et les formateurs.

Miniatures de vidéos YouTube de formation au dropshipping qui promettent 10 000 euros en 30 jours, 100 000 dollars avant décembre 2019, une formation complète de zéro à un million d’euros et des tableaux de bord de ventes
Des vidéos YouTube de formation au dropshipping, montrées par Le Monde dans son enquête du 31 juillet 2019. Sur l’une d’elles, un tableau de bord affiche « 217,9k € » de ventes : du chiffre d’affaires, pas du bénéfice.

Depuis, l’administration dit d’ailleurs la même chose. Pour la DGCCRF, « les gains affichés sont souvent le fait de la vente des formations », et non des produits vendus en ligne. En 2019, ses enquêteurs ont contrôlé 12 professionnels, dont 9 vendeurs de formations ou d’outils qui faisaient « miroiter des gains importants et rapides ». Au final, 8 procédures pénales et des amendes de 15 000 à 80 000 €. Elle a même diffusé un dépliant au titre sans ambiguïté :

Dépliant de la DGCCRF Devenez riche rapidement, Dropshipping, gare aux mirages : attention aux promesses de gains rapides, aucun pack juridique n’exonère de la réglementation, la vente à distance est réglementée, méfiez-vous des influenceurs proposant des formations miracles, sanctions jusqu’à 1,5 million d’euros d’amende et 2 ans de prison
Le dépliant « Dropshipping, gare aux mirages ! » de la DGCCRF (mai 2021). Le montant de 1,5 million d’euros vise les entreprises ; pour une personne, c’est 300 000 €, ou 750 000 € en ligne depuis 2024.

Des formations à 1 500 €, et parfois bien plus.

Et les prix grimpent. Ainsi, deux sociologues qui ont suivi de jeunes dropshippers d’Île-de-France racontent que tous avaient payé une formation, souvent autour de 1 500 €. En Suisse, la RTS a raconté en 2025 l’histoire d’une débutante qui a versé environ 40 000 francs suisses pour une boutique « clés en main », avec formation et produits. D’après son témoignage, presque rien n’a été livré.

Miniature de vidéo de formation au dropshipping avec le titre Ce qu’ils nous cachent
« Ce qu’ils nous cachent » : le ton des miniatures qui vendent des formations au dropshipping.

Les phrases qui doivent vous faire fuir : « 10 000 € en 30 jours », « sans rien faire », « produit gagnant garanti », « boutique clés en main rentable dès le premier mois », « places limitées ce soir ». Méfiez-vous aussi des captures de chiffre d’affaires, car sans les dépenses en face, elles ne prouvent rien. J’ai rassemblé d’autres exemples dans mon article sur les arnaques qui promettent de gagner de l’argent sur Facebook.

La publicité, premier poste de dépense (et elle augmente).

Sans stock, votre plus gros coût devient donc la publicité. Or elle coûte de plus en plus cher : selon les résultats trimestriels de Meta, le prix moyen d’une publicité vue en Europe a augmenté de 10 à 19 % sur un an selon les trimestres, entre 2025 et 2026. Sur le forum officiel de Shopify, les témoignages se ressemblent. Un vendeur raconte par exemple avoir dépensé 1 600 $ de publicité en un mois pour zéro vente (janvier 2024). Un autre, 14 000 $ depuis le lancement de son site en juillet 2025, pour un résultat « faible ou nul ».

Et ce n’est pas tout : Meta interroge certains acheteurs après leur achat : le produit était-il conforme, la livraison rapide ? Or, si les retours sont trop mauvais, vos publicités peuvent être limitées, voire votre compte désactivé. Des produits décevants finissent donc par vous coûter… votre canal de vente.

Paiements bloqués et rétrofacturations : l’argent n’arrive pas tout de suite.

Vous imaginez encaisser vos ventes dès le lendemain ? Pas si vite. Par exemple, chez PayPal, les paiements d’un nouveau vendeur peuvent être bloqués jusqu’à 21 jours. Et pour décider d’une réserve, PayPal tient compte explicitement de vos délais de livraison. Sa Protection des marchands ne couvre pas non plus un objet « ne correspondant pas du tout à sa description », la plainte la plus courante en dropshipping. De son côté, Shopify Payments peut retenir une réserve, par exemple 10 % de chaque vente pendant 120 jours. Enfin, chez Stripe, chaque litige ouvert par un client vous est facturé 20 €.

C’est ce qui est arrivé à un dropshipper qui raconte son histoire sur le forum de Shopify : une vidéo TikTok virale lui a apporté une centaine de commandes, qu’il a honorées avec son propre argent. Puis Shopify a gelé son compte, et PayPal a fait de même, à cause des rétrofacturations de clients mécontents des délais (avril 2024).

Amazon, Cdiscount, TikTok Shop : où le dropshipping est presque impossible.

Beaucoup de débutants se disent aussi qu’ils vendront directement sur les grandes places de marché. Voici ce que disent leurs règles, lues le 10 octobre 2026 :

Où vendreLe dropshipping y est-il autorisé ?La règle qui bloque
AmazonSeulement si vous êtes le vendeur enregistré, partoutInterdit d’acheter chez un tiers (y compris sur Amazon) et de faire livrer le client si l’envoi ne vous identifie pas comme vendeur, ou porte un autre nom
eBayOui, avec un grossisteInterdit de mettre en vente un objet puis de l’acheter chez un autre détaillant ou sur une autre place de marché qui livre votre client
CdiscountEn pratique, nonSes conditions (mise à jour du 23/12/2025) exigent des produits en stock et immédiatement disponibles
TikTok Shop (lancé en France le 31 mars 2025)Pas depuis la ChineStock obligatoire dans le pays d’enregistrement, et livraison sous 4 jours ouvrés en expédition par le vendeur
Votre propre boutique (Shopify, WooCommerce, Wix)OuiVous assumez seul la pub, les paiements et le service client
Relevé La Boîte à Sous du 10 octobre 2026 : politique de livraison directe d’Amazon (Seller Central), aide eBay « Livraison directe et approvisionnement », conditions de Cdiscount Marketplace, politiques vendeurs de TikTok Shop UE (septembre 2026).

Sur TikTok, il reste en revanche l’affiliation, qui ne demande ni stock ni boutique. Je détaille ses seuils dans mon guide pour gagner de l’argent sur TikTok.

Une boutique bâclée se repère en dix secondes.

Un client qui hésite regarde d’abord votre site avant de payer. Or une boutique montée en une soirée, avec un modèle par défaut, des textes traduits automatiquement et des photos de fournisseur, inspire rarement confiance. Exemple, avec cette capture que j’avais faite en 2020 :

Exemple de boutique en ligne amateur relevée en 2020 : code de vérification Google visible en haut de page, fautes d’orthographe, image manquante dans la catégorie sacs homme, pictogrammes de réassurance démesurés
Une boutique relevée en 2020 : code de vérification Google affiché en haut, fautes d’orthographe, catégorie sans image… Autant de signaux qui font fuir les clients.

À l’inverse, ce qui rassure ne coûte presque rien : une vraie adresse et un téléphone dans les mentions légales, des conditions de vente claires, un délai de livraison honnête, de vraies photos, un service client qui répond. Ce sont d’ailleurs exactement les points que les autorités conseillent aux acheteurs de vérifier (je vous les détaille juste après).

Tester la demande, et oublier le « produit miracle ».

Les formations vendent aussi l’idée du « produit gagnant » qu’il suffirait de trouver. Pourtant, un produit à la mode peut s’effondrer en quelques semaines. Ainsi, avant d’investir un centime, regardez au moins l’évolution des recherches sur Google Trends. Cette capture de 2020 parle d’elle-même :

Google Trends en France sur cinq ans : les recherches sur le yoyo restent stables, alors que le hand spinner connaît un pic au printemps 2017 puis retombe presque à zéro
Le yoyo intéresse toujours, le hand spinner a disparu après son pic du printemps 2017 (Google Trends, capture de 2020).

Enfin, n’attendez pas de miracle du référencement naturel. En effet, il faut des mois avant qu’un site neuf se positionne sur Google, et une fiche produit identique à des centaines d’autres a peu de chances d’y arriver. Le référencement est un moteur puissant, mais seulement pour une boutique qui apporte quelque chose de différent : vos photos, vos conseils, votre marque.

Fusée qui décolle d’un écran d’ordinateur portable affichant SEO, symbole du référencement naturel
Le référencement naturel fait décoller une boutique… à condition d’avoir quelque chose d’unique à proposer.

Vous retrouverez par ailleurs d’autres idées toutes faites sur le sujet dans mon article sur les idées reçues du business en ligne.

Vous êtes acheteur ? Comment repérer une boutique en dropshipping (et vos recours).

Vous lisez peut-être ces lignes après avoir reçu un colis venu de Chine, deux semaines après avoir commandé sur un site au nom bien français. Pas de panique : acheter à un dropshipper n’a rien d’illégal, et vos droits sont les mêmes que chez n’importe quel commerçant. Voici comment repérer ces boutiques, et quoi faire en cas de problème.

Les signes qui doivent vous alerter.

D’après la DGCCRF, le Centre européen des consommateurs et l’Institut national de la consommation, méfiez-vous si vous voyez :

  • une identité floue : pas de numéro SIRET, pas d’adresse précise, ou une simple boîte postale en centre-ville,
  • des conditions de vente bizarres : absentes, mal traduites, avec une loi étrangère ou une adresse de retour hors de l’Union européenne,
  • un site tout neuf : la date de création du nom de domaine se vérifie gratuitement sur les sites WHOIS ou de l’AFNIC. Un « expert depuis 10 ans » enregistré il y a deux mois, ça interroge,
  • un délai de livraison long, caché au fond des conditions de vente,
  • des photos que l’on retrouve partout : faites une recherche par image (Google Lens, par exemple). Vous tomberez souvent sur le même produit, bien moins cher, sur AliExpress ou Temu,
  • une pression à l’achat : compte à rebours qui repart à zéro quand vous rechargez la page, « plus que 3 en stock », « 12 personnes regardent ce produit »,
  • des promotions énormes ou un code promo d’influenceur sur un produit de grande marque vendu bien en dessous du marché (risque de contrefaçon),
  • des avis tous parfaits, publiés en série, parfois copiés depuis AliExpress.

Vos droits, même si le colis vient de Chine.

Votre droitCe que dit la loi
Un seul interlocuteurLe site qui vous a vendu le produit est responsable de plein droit, même si c’est un fournisseur qui a expédié le colis
Un prix completLe prix doit inclure les droits de douane d’un achat hors UE. S’ils ne l’étaient pas, vous pouvez refuser la livraison et demander à être remboursé
14 jours pour changer d’avisÀ compter de la réception, sans justification, et 12 mois de plus si le vendeur ne vous en a pas informé. Remboursement de tout, frais de livraison standard compris, sous 14 jours (service-public.gouv.fr)
Les frais de retourÀ votre charge si le vendeur vous l’a dit avant l’achat, à la sienne sinon. Attention, un retour vers l’Asie peut coûter plus que l’objet
2 ans de garantiePanne ou défaut : réparation ou remplacement sans frais, sinon remboursement (garantie légale de conformité)
Une livraison dans les tempsÀ la date annoncée, ou au plus tard 30 jours après la commande. Un colis perdu reste le problème du vendeur
Droits du consommateur en France, vérifiés le 10 octobre 2026 sur service-public.gouv.fr et Légifrance (Code de la consommation).

Vos recours, dans l’ordre.

  1. Écrivez au vendeur, puis envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception. Gardez tout : commande, paiement, échanges, suivi du colis,
  2. saisissez le médiateur de la consommation indiqué sur le site (c’est gratuit, et tout vendeur doit en proposer un). Le service public propose aussi un outil pour trouver le bon médiateur,
  3. signalez le site sur SignalConso, la plateforme de la DGCCRF : le signalement est transmis au professionnel et aux enquêteurs,
  4. vendeur installé ailleurs dans l’Union européenne ? Le Centre européen des consommateurs peut alors vous aider gratuitement. Hors de l’UE, en revanche, une plainte peut être déposée sur le site international econsumer.gov,
  5. demandez à votre banque une rétrofacturation (le « chargeback ») si vous avez payé par carte et n’avez rien reçu. Ce n’est ni automatique ni garanti, et il faut agir vite : idéalement dans les 30 jours. Selon le Centre européen des consommateurs, c’est souvent impossible si le paiement est passé par le réseau CB. Sur une carte co-badgée, choisissez donc plutôt Visa ou Mastercard au moment de payer,
  6. arnaque pure et simple (rien n’arrive, le site a disparu) : faites un signalement sur PHAROS (internet-signalement.gouv.fr) et portez plainte.

Bon à savoir : la plateforme européenne de règlement des litiges en ligne, souvent citée dans les vieilles conditions de vente, a fermé le 20 juillet 2025. Pour le reste, la démarche complète est détaillée sur la fiche « Achat à distance : démarches et recours en cas de litige » de service-public.gouv.fr.

Faut-il se lancer dans le dropshipping en 2026 ? Mon avis selon votre profil.

Vous l’avez compris, je ne vais pas vous vendre du rêve. Mais je ne vais pas non plus vous dire que c’est impossible : tout dépend de ce que vous cherchez.

Votre situationMon avisCe que je vous conseille plutôt
Vous voulez 100 à 300 € de plus par mois, vite et sans risque❌ Ce n’est pas le bon outilDes méthodes sans investissement : voyez mes idées pour arrondir vos fins de mois ou ce qui paie pour gagner de l’argent sur internet
Vous cherchez un emploi à domicile❌ Le dropshipping n’est pas un emploiLes vraies offres, et comment repérer les fausses, dans mon guide du travail à domicile
Vous voulez apprendre le e-commerce et pouvez perdre 300 € sans être en difficulté⚠️ Possible, comme un apprentissageUn budget plafonné, un fournisseur européen et la méthode prudente ci-dessous
Vous avez déjà une communauté (Instagram, TikTok, blog)⚠️ Risqué pour votre réputationL’affiliation ou vos propres produits. Je détaille l’affiliation dans mon guide pour gagner de l’argent avec un blog
Vous avez une compétence (graphisme, rédaction, montage, code)❌ Vous perdriez votre tempsLa vendre en freelance : voyez quelle plateforme freelance choisir
Vous avez un vrai projet de marque ou de produit✅ Le dropshipping peut servir de testVérifier la demande avant d’acheter du stock, puis passer à vos propres produits. J’en parle dans mon article pour lancer un business en ligne
Avis de La Boîte à Sous, octobre 2026. Les règles de ce guide sont celles de la France.

Vous habitez en Afrique francophone ? Les règles et les moyens de paiement y sont différents : j’ai rassemblé les pistes adaptées dans mon guide pour gagner de l’argent en Afrique.

Si vous y allez quand même : la méthode prudente en 7 étapes.

  1. Fixez votre perte maximale, et une date limite. Par exemple : 300 € et un mois. Si le test n’est pas rentable à cette date, vous arrêtez, sans « remettre une pièce »,
  2. Déclarez votre micro-entreprise avant la première vente, sur le guichet unique. Demandez aussi à votre service des impôts comment traiter la TVA de vos importations (voir le rescrit du 4 mars 2026),
  3. Commandez votre produit pour vous-même avant de le vendre : vous jugerez la qualité, l’emballage et le vrai délai. C’est aussi le seul moyen de vérifier le marquage CE et les notices en français,
  4. Privilégiez un fournisseur qui stocke en Europe : pas de droit de 3 € ni de frais de traitement, et des délais courts. BigBuy, un grossiste espagnol, demande par exemple 89 € d’inscription, puis 89 € par mois pour son offre e-commerce. Attention, sa note sur Trustpilot est de 3,0 sur 5 (sur 4 722 avis lus le 10 octobre 2026), avec beaucoup de plaintes pour ruptures de stock,
  5. Montez une boutique honnête : mentions légales complètes, conditions de vente, médiateur, fonctionnalité de rétractation, vrais délais, fiches produits avec les informations de sécurité. Et aucun faux avis, même si une formation vous le conseille,
  6. Calculez votre coût de pub maximal avant de lancer la moindre publicité, avec le tableau plus haut : c’est la marge qu’il vous reste par vente. Dès que la pub coûte plus que ce montant, vous perdez de l’argent à chaque commande,
  7. Suivez votre bénéfice, pas votre chiffre d’affaires, chaque semaine, retours et cotisations compris.

Le budget d’un test de deux semaines.

Et pour le budget, voici ce que coûte un test de deux semaines, d’après les tarifs relevés le 10 octobre 2026 :

PosteCoûtCommentaire
Boutique Shopify1 €3 jours d’essai gratuits, puis 1 € par mois pendant 3 mois (offre du 10/10/2026). Ensuite, 36 € par mois en formule Basic
Appli d’import des commandes0 €Formule de base gratuite chez DSers, par exemple (19,90 $ par mois pour la suivante)
Immatriculation en micro-entreprise0 €Gratuite sur le guichet unique
Un échantillon pour vous10,59 €La lampe à 7,59 € et 3 € de droits de douane, hors frais de port éventuels
Publicité de test280 €Hypothèse : 20 € par jour pendant 14 jours
Totalenviron 292 €Hors formation, que je vous déconseille d’acheter
Budget indicatif La Boîte à Sous. Le poste qui compte, c’est la publicité : c’est lui qui décide si vous perdez 50 € ou 500 €.

Bref, avant d’avancer près de 300 € pour tester une boutique, vous pouvez commencer par l’inverse : de l’argent qu’on vous donne, sans rien risquer.

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FAQ : le dropshipping, c’est quoi en pratique ?

Le dropshipping, c’est une arnaque ?

Non, le dropshipping est une méthode de vente légale : vendre sans stock et faire expédier par un fournisseur. En revanche, il attire beaucoup de pratiques trompeuses, côté boutiques comme côté formations. Lors de son enquête de 2022, la DGCCRF a trouvé des anomalies sur 116 des 215 sites de dropshipping contrôlés : faux avis, fausse origine, faux prix barrés, informations manquantes.

Combien gagne un dropshipper ?

Aucune statistique fiable n’existe, car les fourchettes de « salaire » qui circulent viennent d’éditeurs d’outils, sans méthode publiée. Sur notre exemple d’une lampe vendue 29,90 €, il reste 14,60 € avant la publicité, puis 2,60 € si la pub coûte 12 € par vente. À titre de repère, l’Insee mesure un revenu moyen de 680 € par mois pour l’ensemble des micro-entrepreneurs en 2023.

Faut-il un statut pour faire du dropshipping ?

Oui, dès la première vente. En effet, acheter pour revendre est un acte de commerce, et la DGCCRF rappelle que la vente habituelle sur Internet ne peut pas se faire en tant que particulier. La micro-entreprise suffit pour démarrer : la déclaration se fait sur le guichet unique, et exercer sans immatriculation est puni de 7 500 € d’amende.

Combien faut-il investir pour se lancer dans le dropshipping ?

Pour un test sérieux de deux semaines, comptez environ 300 € : quelques euros d’abonnement à la boutique grâce aux offres d’essai, un échantillon du produit et surtout la publicité. En revanche, méfiez-vous des formations ou des boutiques « clés en main » à plusieurs centaines ou milliers d’euros : elles ne garantissent aucune vente.

Peut-on faire du dropshipping sans argent ?

En théorie oui, avec des vidéos sur les réseaux sociaux au lieu de la publicité payante. En pratique, c’est très lent, et vous devrez quand même payer la boutique, les cotisations, et souvent le fournisseur avant que la plateforme de paiement ne vous verse l’argent du client. Sans budget, mieux vaut donc commencer par des méthodes qui ne demandent aucun investissement.

Peut-on faire du dropshipping sur Amazon ?

Oui, mais à une condition : vous devez être le vendeur enregistré, identifié sur tous les documents du colis. Amazon interdit d’acheter un produit chez un tiers, y compris sur Amazon, et de le faire livrer directement au client si l’envoi ne vous identifie pas comme vendeur. Sinon, Amazon peut restreindre votre compte.

Peut-on faire du dropshipping sur TikTok Shop ?

Pas depuis la Chine. En effet, les règles de TikTok Shop en Europe, mises à jour en septembre 2026, imposent un stock dans le pays d’enregistrement et une livraison sous 4 jours ouvrés quand le vendeur expédie lui-même. Sur TikTok, la piste la plus accessible reste l’affiliation, qui ne demande ni stock ni boutique.

Quelle différence entre le dropshipping et Amazon FBA ?

En dropshipping, vous n’achetez rien avant la vente : le fournisseur expédie au client. En revanche, avec Amazon FBA, vous achetez du stock et vous l’envoyez dans les entrepôts d’Amazon, qui expédie et gère les retours. Le FBA demande donc d’avancer de l’argent, mais vous contrôlez mieux le produit et les délais.

Quelle différence entre le dropshipping et l’impression à la demande ?

L’impression à la demande est une forme de vente sans stock : un t-shirt, un mug ou une affiche est fabriqué à votre marque seulement quand un client commande, puis expédié par l’imprimeur. Printful produit par exemple en Lettonie et en Espagne pour l’Europe. Vous vendez donc un produit qui vous est propre, et non un article déjà disponible sur AliExpress.

Quel produit se vend le mieux en dropshipping ?

Méfiez-vous des listes de « produits gagnants », car elles sont surtout publiées par des sites qui vendent des outils de recherche de produits. Depuis juillet 2026, les articles à quelques euros sont en plus pénalisés par le droit de douane de 3 € par article. Évitez aussi les jouets et appareils électriques sans marquage CE fiable, ainsi que les copies de marques. Un produit que vous pouvez vraiment défendre (qualité vérifiée, conseil, délai court) a plus de chances qu’un gadget vu partout.

Quel délai de livraison quand on achète à un dropshipper ?

Ça dépend du fournisseur. Le 10 octobre 2026, AliExpress annonçait par exemple 5 à 9 jours pour la lampe de notre exemple, mais tout dépend du fournisseur choisi par la boutique. Si le site n’indique aucune date, la loi impose une livraison au plus tard 30 jours après la commande. Au-delà, vous pouvez mettre le vendeur en demeure, puis annuler la commande et être remboursé.

Je vis en Belgique, en Suisse ou en Afrique : ce guide s’applique-t-il ?

En partie seulement. Pour la Belgique, les règles européennes s’appliquent aussi, dont le droit de douane de 3 € par article et la sécurité des produits, mais le statut et la fiscalité sont belges. Côté suisse, la TVA devient obligatoire dès 100 000 francs de chiffre d’affaires. Quant à l’Afrique, les règles et les moyens de paiement varient selon les pays : renseignez-vous auprès des autorités de votre pays avant de vous lancer.

Ce que j’ai corrigé depuis la version de 2020.

La première version de cet article, publiée en août 2020, s’intitulait « Pourquoi le dropshipping n’est pas LE super bon plan pour gagner de l’argent ? ». Sur le fond, je n’ai pas changé d’avis. En revanche, il fallait corriger plusieurs choses :

  • Elle ne définissait jamais le dropshipping : c’est désormais la première chose que vous lisez,
  • « Même Shopify déclare que 90 % de ces clients échouent » : je n’en ai trouvé aucune trace chez Shopify. J’ai donc retiré ce chiffre, et je vous ai expliqué d’où il vient,
  • « Attendez-vous à donner la moitié de votre chiffre d’affaires à l’État » : c’était faux pour un micro-entrepreneur. En effet, les cotisations représentent 12,4 % du chiffre d’affaires, et l’impôt 1 % avec le versement libératoire. Le vrai gouffre, c’est la publicité,
  • Le calcul de charges : ses taux dataient, et il oubliait la pub. Il est corrigé plus haut, avec les chiffres de 2026,
  • Les règles : la fin de la franchise de TVA des petits colis (2021), la loi influenceurs (2023), le règlement sur la sécurité des produits (2024) et le droit de douane de 3 € (2026) n’existaient pas encore,
  • Les sources : l’enquête du Monde dont venait la planche de miniatures date en fait de juillet 2019. Elle est désormais citée et datée, tout comme les autres chiffres de cet article.

Comment j’ai vérifié les informations de ce guide.

Toutes les informations ont été relevées ou vérifiées le 10 octobre 2026 :

  • un relevé de prix sur AliExpress (en visiteur, cookies refusés) et dans 4 boutiques en ligne françaises, avec captures,
  • les pages officielles de la douane, de la Commission européenne, de l’Urssaf, de service-public.gouv.fr, d’impots.gouv.fr et du BOFiP, de Légifrance, de la DGCCRF, du Centre européen des consommateurs, de l’Insee et de l’Assemblée nationale,
  • les tarifs et conditions de Shopify, Stripe, PayPal, DSers, BigBuy, Amazon, eBay, Cdiscount et TikTok Shop, sur leurs propres sites,
  • la presse (Le Monde, la RTS, The Globe and Mail) et les travaux de deux sociologues sur les dropshippers français,
  • des témoignages publiés sur le forum officiel de Shopify, présentés comme des récits individuels, jamais comme des preuves,
  • Google Trends, et la page de résultats de Google.fr pour « dropshipping c’est quoi », Aperçus IA compris.

Je ne gère pas de boutique de dropshipping : je ne vous montre donc aucun « résultat personnel ». Les tarifs et les règles changent vite, surtout en ce moment avec la douane : si vous constatez une différence, dites-le-moi en commentaire, et je mettrai l’article à jour.

Transparence.

Les encadrés verts « 7 € » renvoient vers un site de sondages rémunérés partenaire : si vous vous y inscrivez, La Boîte à Sous peut toucher une commission, sans aucun coût pour vous. En revanche, les plateformes citées dans cet article (Shopify, AliExpress, BigBuy, DSers…) ne m’ont rien payé, et les liens qui mènent vers elles ne sont pas des liens d’affiliation.