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Une personne tenant une photo de paysage face à un écran d'ordinateur affichant une galerie d'images, avec le texte 'INTERNET : Les meilleurs sites pour vendre vos photos sur le net' et le logo LB$.

Vendre ses photos : où les vendre et combien ça rapporte vraiment (30 plateformes vérifiées)

J’ai revérifié 30 plateformes sur leurs pages officielles, mesuré moi-même la part de photos générées par IA sur Adobe Stock et relu les comptes officiels de Shutterstock et de Getty Images.

Un disque dur rempli de photos de voyage, ou un smartphone qui fait de superbes images ? Forcément, un jour, on se demande si quelqu’un serait prêt à les payer. Bonne nouvelle : vendre ses photos, c’est possible, même sans être photographe professionnel. Moins bonne nouvelle : en 2026, c’est nettement plus dur qu’en 2019, quand j’ai écrit la première version de cet article.

Pour vous la faire courte : les banques d’images comme Adobe Stock ou Shutterstock vendent vos photos à des entreprises du monde entier, mais vous touchez le plus souvent entre 0,10 et 1 $ par vente. Les tirages et les objets imprimés rapportent davantage par vente, à condition de trouver vos acheteurs. Enfin, les clients que vous démarchez vous-même paient le mieux, mais il faut oser.

Pour en avoir le cœur net, j’ai d’ailleurs fait deux calculs le 11 octobre 2026. D’abord, sur Adobe Stock, 42 % des photos sont désormais étiquetées « générées par IA ». Ensuite, d’après les rapports officiels de Getty Images, une photo en banque d’images se vend en moyenne une fois tous les 6 à 7 ans. Enfin, il y avait du ménage à faire : EyeEm a fermé, Alamy a baissé ses commissions et la fusion entre Getty Images et Shutterstock a été abandonnée.

Au programme, donc : où vendre ses photos, ce que ça rapporte vraiment, les règles pour être accepté, les applis, les tirages, les photos de pieds (oui, on en parle) et le statut à prendre. Cette page remplace aussi mon ancien article sur les applis pour vendre ses photos.

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Vendre ses photos : l’essentiel en 30 secondes.

  • Où commencer : Adobe Stock, qui accepte les photos de smartphone et vous reverse 33 % de chaque vente, puis Shutterstock (15 % au départ). Les deux sont d’ailleurs gratuits, sans test d’entrée, dès 18 ans,
  • Ce que rapporte une vente : 0,10 $ au minimum chez Shutterstock, 0,99 $ dans l’exemple officiel d’Adobe Stock, environ 7 $ en moyenne chez Alamy, où les ventes sont plus rares,
  • Le premier virement : il faut atteindre 25 $ chez Adobe Stock et chez Shutterstock. Au plancher de 0,10 $, cela représente 250 ventes,
  • La réalité : une image se vend en moyenne 0,15 fois par an (Getty Images, 2025). Ainsi, avec 100 photos en ligne, comptez de zéro à quelques dizaines de dollars par an,
  • L’IA : 42 % des photos d’Adobe Stock sont générées par IA. Les sujets banals (café, croissant) sont saturés, alors que les lieux précis et les vraies scènes de vie s’en sortent bien mieux,
  • Pour gagner plus par vente : les tirages signés et numérotés (Etsy, Artmajeur) et les clients directs, mais c’est à vous de trouver les acheteurs,
  • Le statut : en France, vendre des licences de photos fait de vous un artiste-auteur, avec des cotisations dès le premier euro. Et pour les plateformes américaines, le formulaire W-8BEN évite une retenue de 30 %,
  • Les pièges : une personne reconnaissable sans autorisation écrite, la tour Eiffel illuminée, les applis disparues et les faux acheteurs de photos de pieds.

Les 4 façons de vendre ses photos, et ce que chacune rapporte vraiment.

Avant de foncer sur le premier site venu, il faut d’abord savoir qu’il existe quatre circuits bien différents. Ils ne visent pas les mêmes photos, ni les mêmes acheteurs, et surtout, ils ne paient pas du tout pareil. Voici donc le tableau que j’aurais aimé avoir avant de me lancer.

Le tableau des 4 circuits pour vendre ses photos.

Le circuitPour quelles photosCe que vous touchezPremier paiementCe que ça demande
Banques d’images (Adobe Stock, Shutterstock, iStock, Alamy)Photos nettes et « utiles » : gens au travail, nourriture, lieux, objets du quotidienDe 0,10 $ à 1 $ par vente le plus souvent, environ 7 $ chez AlamyDès 25 $ (75 $ chez Alamy), souvent après des moisMots-clés, autorisations, envois réguliers
Applis mobiles (Shutterstock Contributor, Dreamstime, 500px)Photos de smartphone de bonne qualitéLes mêmes tarifs que la banque d’images qui est derrièrePareilPeu d’effort pour envoyer, beaucoup pour être accepté
Tirages et objets (Etsy, Artmajeur, Picfair, impression à la demande)Photos « à mettre au mur » : paysages, art, villeVotre prix, moins environ 13 % de frais sur Etsy ; 2 à 4,50 $ par objet en impression à la demandeDès la première venteTrouver des acheteurs, gérer l’envoi
Clients directs (commerces, associations, événements, presse locale)Photos sur mesure, près de chez vousLe prix que vous négociezÀ la factureDémarcher, signer un contrat de cession
Niches (photos de pieds, concours)Contenus très ciblés10 à 20 € la photo selon des témoignages de presse ; prix de concours raresVariablePrudence : arnaques fréquentes
Comparatif La Boîte à Sous du 11 octobre 2026, d’après les pages officielles des plateformes. Montants avant impôts et cotisations.

Par où commencer ?

Mon conseil si vous débutez : commencez par Adobe Stock et Shutterstock, puisque c’est gratuit et que vous saurez vite quelles photos sont acceptées. Ensuite, si vos images ont un côté artistique, testez les tirages en parallèle. En revanche, ne comptez pas sur les banques d’images pour payer vos factures : nous verrons plus bas pourquoi, chiffres à l’appui.

Vous l’aurez compris : entre votre premier envoi et votre premier virement, il peut se passer de longs mois. Alors, si vous préférez commencer avec quelque chose en poche, il existe une option qui ne demande aucune photo :

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Ce qui a changé en 2026 (à savoir avant de vous inscrire).

Si vous lisez un guide « vendre ses photos » écrit avant cet été, il est probablement faux sur plusieurs points. En effet, 2026 a été une année agitée pour les banques d’images. Voici ce qui a bougé, daté et vérifié à la source.

Vendre ses photos : ce qui a changé en 2026. Janvier, fermeture d’EyeEm. 1er avril, l’Urssaf gère l’affiliation des artistes-auteurs. Juillet, Redbubble prélève jusqu’à 50 % des gains. 7 juillet, Getty Images abandonne la fusion avec Shutterstock. 13 juillet, Alamy passe à 20 % pour les nouveaux contributeurs et relève son seuil de paiement à 75 dollars. 7 août, chiffre d’affaires de Shutterstock en baisse de 17 %. 17 septembre, 4e bonus Firefly d’Adobe. 24 septembre, décret sur les cotisations des artistes-auteurs débutants. 29 septembre, radiation de l’action Getty Images. Octobre, Shutterstock bloque l’envoi sans formulaire fiscal
Les changements de 2026 qui concernent ceux qui vendent leurs photos. Infographie La Boîte à Sous, sources officielles.

Par ailleurs, trois changements vous concernent directement si vous débutez :

  • Alamy paie moins les nouveaux : depuis son contrat du 13 juillet 2026, tout nouvel inscrit démarre à 20 % de commission au lieu de 40 %. De plus, ceux qui vendent moins de 250 $ dans l’année tombent à 15 %,
  • Shutterstock exige votre formulaire fiscal : depuis octobre 2026, impossible d’envoyer de nouvelles photos sans l’avoir rempli. Pour un Français, il s’agit du W-8BEN, que je vous explique plus bas,
  • Getty Images et Shutterstock restent séparés : la fusion annoncée en janvier 2025 a été résiliée le 7 juillet 2026, car l’autorité britannique de la concurrence exigeait la vente d’une partie de Shutterstock. Depuis, Shutterstock a d’ailleurs perdu son PDG et 17 % de chiffre d’affaires au 2e trimestre. Quant à l’action Getty Images, elle a été radiée de la Bourse de New York fin septembre. Aucune des deux n’a annoncé de changement pour les contributeurs, mais je garderais un œil dessus.
Capture de la page des gains des contributeurs Shutterstock du 11 octobre 2026 : bandeau rouge annonçant qu’à partir d’octobre 2026 les contributeurs sans formulaire fiscal ne peuvent plus envoyer de contenu, promesse de gains jusqu’à 40 % et niveaux remis à zéro chaque 1er janvier
Capture du 11 octobre 2026, source : submit.shutterstock.com. Le « jusqu’à 40 % » ne concerne que les gros vendeurs : on démarre à 15 %.

Les banques d’images : le comparatif vérifié le 11 octobre 2026.

Une banque d’images (on parle aussi de « microstock ») vend des licences de vos photos à des entreprises, des agences, des blogs ou des médias. Vous restez l’auteur de vos photos, et vous pouvez en général les vendre sur plusieurs sites à la fois. Ensuite, à chaque téléchargement, vous touchez une part du prix payé par le client. Mais attention, la plupart des sites affichent un taux « jusqu’à », alors que c’est le taux de départ qui vous concerne.

Le tableau : où vendre ses photos, et à quelles conditions.

PlateformeVotre part au départPaiementAdmissionPhotos de smartphoneImages IA
Adobe Stock33 % (0,33 à 0,99 $ par vente en abonnement)Dès 25 $, 45 jours après la 1re vente ; PayPal, Payoneer, SkrillAucun test, 18 ansAcceptéesAcceptées si étiquetées
Shutterstock15 % (0,10 $ minimum)Dès 25 $ (seuil réglable) ; PayPal, Skrill, PayoneerAucun test, 18 ans, formulaire fiscal obligatoireOui (4 Mpx minimum), appli officielleRefusées
iStock (Getty Images)15 % pour une photo non exclusivePayoneer ou PayPal, en dollarsCandidature avec 6 photos, 18 ansOui, envoi possible depuis un mobileRefusées
Alamy20 % (15 % sous 250 $ de ventes par an)Dès 75 $ encaissés ; PayPal ou virement, en euros possibleTest de 3 photos, 18 ansSmartphones de marque sortis depuis 2020Refusées
Dreamstime25 à 50 %Dès 100 $Sélection photo par photoOui, 3 Mpx minimumAcceptées si signalées
Depositphotos30 % (ou 0,25 $ par vente en abonnement)Dès 25 $ ; PayPal, Payoneer, SkrillExamen de 5 photos, 18 ansOui, 2 400 × 1 600 pixels minimumRefusées
123RF30 % (ou 0,216 $ en abonnement)Dès 50 $ ; PayPal, Skrill, PayoneerInscription en ligneSelon la qualitéNon précisé
Magnific (ex-Freepik)Au téléchargement, montant non publiéDès 25 $ ou 50 € ; PayPal, Payoneer, virementVérification d’identitéOui, 4 Mpx minimumAcceptées si étiquetées
Stocksy50 %Non précisé publiquementCandidature avec 10 photos, très sélectiveSelon la qualitéNon précisé
500px (licences via Getty)25 % (non exclusif) à 60 % (exclusif)Dès 30 $ ; PayPal, virementSélection par l’équipeOui, appli officielleRefusées
Relevé La Boîte à Sous du 11 octobre 2026, sur les pages officielles de chaque plateforme. Taux appliqués au prix réellement payé par le client.

Comment choisir ?

Comme vous le voyez, aucune plateforme n’est parfaite. Adobe Stock paie le mieux par vente et accepte les débutants, Shutterstock vend beaucoup mais très peu cher, et Alamy paie bien chaque vente mais en fait peu. C’est pourquoi la plupart des contributeurs envoient les mêmes photos sur deux ou trois sites à la fois. Voici le détail, plateforme par plateforme.

Adobe Stock : le meilleur point de départ.

Adobe Stock est l’ancienne Fotolia, rachetée par Adobe en 2015. C’est aussi aujourd’hui la plateforme que je conseillerais en premier. L’inscription est gratuite avec un compte Adobe, sans test d’entrée : chaque photo est examinée une par une. Surtout, Adobe accepte noir sur blanc les photos prises avec n’importe quel appareil, y compris un smartphone, à condition qu’elles fassent entre 4 et 100 mégapixels, en JPEG.

Ensuite, côté argent, vous touchez 33 % du prix net de chaque licence (35 % pour la vidéo). Dans l’exemple officiel d’Adobe, un client abonné à 29,99 $ par mois pour 10 images rapporte donc 0,99 $ par photo. Pour les très gros abonnements, Adobe garantit désormais un minimum de 0,33 $ par vente. Vous pouvez demander un virement dès 25 $, au plus tôt 45 jours après votre première vente, sur PayPal, Payoneer ou Skrill.

Deux points à connaître. D’abord, Adobe accepte les images générées par IA, à condition de les étiqueter, ce qui explique la concurrence féroce dont je parle plus bas. Ensuite, il n’existe aucune appli contributeur officielle : l’envoi se fait depuis le site, y compris sur le navigateur de votre téléphone. Les applis « Adobe Stock Contributor » que vous trouverez sur Google Play sont des guides non officiels, à éviter.

Vendre ses photos sur Adobe Stock : la page d’accueil telle qu’elle apparaissait en 2019, avec sa barre de recherche et des catégories de photos
Adobe Stock en 2019, dans la première version de cet article. Le taux de 33 % n’a pas changé, mais la concurrence, si.

Shutterstock : vendre beaucoup, mais très peu cher.

Shutterstock, qui existe depuis 2003, affirme avoir versé plus d’un milliard de dollars à ses contributeurs. Elle génère beaucoup de petites ventes, et son appli officielle permet d’envoyer vos photos depuis votre téléphone. L’ancien test d’entrée « 7 photos sur 10 » a disparu : si vos premières photos sont refusées, vous pouvez réessayer autant de fois que vous voulez. En outre, il faut avoir 18 ans, et chaque photo doit faire au moins 4 mégapixels.

Toutefois, le système de rémunération est moins généreux qu’il n’y paraît. Vous démarrez au niveau 1, à 15 %, et vous montez selon le nombre de licences vendues dans l’année civile :

NiveauLicences d’images vendues dans l’annéeVotre part
1Jusqu’à 10015 %
2101 à 25020 %
3251 à 50025 %
4501 à 2 50030 %
52 501 à 25 00035 %
6Plus de 25 00040 %
Grille officielle des images, relevée le 11 octobre 2026 sur submit.shutterstock.com/payouts. Tout le monde repart au niveau 1 le 1er janvier.

Problème : quel que soit votre niveau, beaucoup de ventes se font à 0,10 $, le minimum officiel. En effet, certains gros clients ne paient que 0,20 à 0,30 $ par image : votre part tombe alors sous 0,10 $, et Shutterstock vous verse ce minimum. Quant aux paiements, ils sont mensuels, sur PayPal, Skrill ou Payoneer, dès le seuil que vous choisissez entre 25 et 2 000 $. Enfin, Shutterstock refuse les images générées par IA, mais revend vos photos pour entraîner des IA. Vous touchez alors une petite part de ces ventes, et pouvez refuser ce partage dans vos réglages.

Page d’inscription des contributeurs Shutterstock telle qu’elle apparaissait en 2019, avec un photographe face à un paysage
La page contributeur de Shutterstock en 2019. À l’époque, l’article parlait de 30 % par vente : c’est faux aujourd’hui pour un débutant.

iStock (Getty Images) : sur candidature.

iStock est la banque d’images grand public du groupe Getty Images, qui possède aussi Unsplash. Ici, pas d’inscription libre : vous postulez avec 6 photos (sans IA, 3 mégapixels minimum), et Getty vous répond par e-mail. Si vous êtes accepté, vous démarrez avec un contrat non exclusif, à 15 % pour une photo, et vous êtes payé en dollars sur Payoneer ou PayPal. L’exclusivité, qui fait monter la part de 25 à 45 %, vous interdit en échange de vendre ces photos ailleurs.

Un point de vigilance tout de même : dans son rapport du 2e trimestre 2026, Getty Images évoque un « doute substantiel » sur sa capacité à poursuivre son activité, et son action a quitté la Bourse de New York. L’entreprise affirme que ses activités ne sont pas touchées, et rien n’a été annoncé pour les contributeurs. Bref, je ne mettrais simplement pas tous mes œufs dans ce panier.

Page d’accueil d’iStock en 2019, avec une photo de fleurs et une barre de recherche
iStock en 2019. Le « test de 3 photos » de l’époque est devenu une candidature avec 6 photos.

Alamy : des ventes plus chères, mais plus rares (et moins bien payées depuis septembre).

Alamy, une agence britannique, vend moins de licences que les autres, mais à un meilleur prix : la plateforme annonce une vente moyenne de 35 $. Or, jusqu’à cet été, un nouvel inscrit en touchait 40 %. Depuis le nouveau contrat, entré en vigueur pour tous le 1er septembre 2026, c’est une autre histoire :

Niveau AlamyConditionVotre part
BronzeMoins de 250 $ de ventes l’année précédente15 %
SilverTout nouvel inscrit, ou 250 à 3 000 $ de ventes20 %
Gold3 000 à 25 000 $ de ventes40 %
PlatinumPlus de 25 000 $ de ventes, photos exclusives à Alamy50 %
Barème officiel relevé le 11 octobre 2026 sur alamy.com. L’année de référence court du 1er septembre au 31 août.

Autrement dit, une vente moyenne vous rapporte environ 7 $ au départ. Le paiement arrive quand votre solde « encaissé » dépasse 75 $ (contre 50 $ avant), ce qui peut prendre longtemps : Alamy attend d’être payé par son client, en général entre 45 jours et 4 mois. Bon point en revanche : pas de formulaire fiscal américain, et un paiement possible en euros sur PayPal ou par virement.

Par ailleurs, l’admission passe par un test de 3 photos, et Alamy n’accepte que les reflex, les hybrides et les smartphones de grande marque sortis depuis 2020. Les images IA sont interdites. Enfin, si vous êtes étudiant, Alamy vous reverse 100 % de vos ventes pendant 2 ans.

Vendre ses photos sur Alamy : la page contributeur de 2019, promettant jusqu’à 50 % des ventes, avec un photographe au coucher du soleil
En 2019, Alamy promettait « jusqu’à 50 % ». En 2026, ce taux est réservé aux très gros vendeurs exclusifs.

Dreamstime, Depositphotos et 123RF : les autres classiques.

Dreamstime accepte tout le monde à l’inscription, puis sélectionne chaque photo. Vous touchez 25 à 50 % de chaque vente, et 60 % si vous lui réservez l’exclusivité. Le prix d’une photo monte avec ses téléchargements, mais il faut atteindre 100 $ pour demander un paiement. Dreamstime accepte les images IA si elles sont clairement signalées, et propose une appli pour Android et iPhone.

Page d’accueil de Dreamstime en 2019, avec une fillette aux jumelles et des catégories d’images
Dreamstime en 2019. Le seuil de paiement de 100 $ n’a pas bougé, mais « Moneybookers » s’appelle Skrill depuis 2011.

Depositphotos vous fait passer un examen d’entrée de 5 photos. Ensuite, vous touchez de 30 à 38 % des ventes à l’unité, ou un montant fixe de 0,25 à 0,33 $ par téléchargement d’abonnement, selon votre niveau. Le paiement est possible dès 25 $. Attention, contrairement à ce qu’on lit encore, il n’existe pas d’appli pour les contributeurs : celle de Depositphotos sert aux acheteurs. Les images IA y sont refusées.

Page d’accueil de Depositphotos en 2019 annonçant 149 141 041 photographies
En 2019, Depositphotos affichait 149 millions de photos. Le 11 octobre 2026, son site en revendique 234 millions.

123RF, enfin, fonctionne avec 8 niveaux calculés sur vos téléchargements des 12 derniers mois : vous démarrez à 30 % des ventes en crédits, ou 0,216 $ par téléchargement d’abonnement, et le paiement arrive dès 50 $. C’est un site secondaire : un contributeur présent sur 8 banques d’images raconte par exemple sur Reddit avoir touché 10 $ en 3 ans avec 123RF et Dreamstime réunis.

Magnific (ex-Freepik), Stocksy et 500px : trois cas à part.

Freepik s’appelle désormais Magnific, programme de contributeurs compris. Vous êtes payé à chaque téléchargement de vos ressources payantes, mais le montant n’est pas publié : des contributeurs parlent de quelques centimes. Ensuite, le paiement se déclenche dès 25 $ ou 50 €, sur PayPal, Payoneer ou par virement. Magnific accepte les images IA étiquetées, et son catalogue en est rempli.

Stocksy est une coopérative canadienne qui paie très bien : 50 % des ventes, et 75 % des licences étendues. Mais elle est très sélective : il faut postuler avec 10 photos, et elle prévient qu’elle a déjà beaucoup de paysages, de nature et de mariages. En outre, une série vendue sur Stocksy ne peut pas l’être sur une autre banque d’images.

500px, enfin, est un réseau de photographes qui revend les photos sélectionnées par l’intermédiaire de Getty Images. Vous touchez 25 % en non exclusif, et 60 % en exclusivité (100 % si vous prenez un abonnement payant). Le paiement est possible dès 30 $.

Pixabay, Pexels, Unsplash, Canva, Envato : pas pour gagner de l’argent.

Ces sites sont souvent cités dans les listes « pour vendre ses photos ». C’est pourtant un contresens. Sur Pixabay et Pexels, vous donnez vos photos : n’importe qui peut les utiliser gratuitement, même pour vendre un produit, et vous ne touchez rien, à part d’éventuels dons sur PayPal. Pixabay le dit dans sa FAQ : le site est gratuit, et les utilisateurs peuvent seulement faire des dons aux artistes. En publiant, vous lui accordez en plus une licence irrévocable et mondiale.

Unsplash fonctionne pareil, sauf sa version payante Unsplash+, qui achète des photos sur des thèmes précis, sur candidature. Quant à Canva et Envato, qui rémunèrent leurs contributeurs, ils n’acceptent plus de nouveaux photographes en 2026 (Envato fonctionne sur invitation, et Canva a mis les candidatures des photographes en pause).

Page d’accueil de Pixabay avec la mention images libres de droits et gratuites à télécharger
Pixabay en 2019 : déjà « libres de droits et gratuites ». On peut y gagner en visibilité, pas en revenus.

Combien rapporte vraiment une photo vendue en banque d’images ?

Sur Internet, la vente de photos est souvent présentée comme un « revenu passif » : on envoie ses images, puis l’argent tombe tout seul pendant des années. L’Aperçu IA de Google le dit d’ailleurs aussi. Alors j’ai voulu vérifier avec des chiffres officiels, pas avec des promesses.

Ce que vous touchez pour une vente, et combien il en faut avant le premier virement.

Commençons par le plus concret. Chaque plateforme publie sa grille, mais peu de gens font le calcul qui compte vraiment : combien de ventes faut-il pour atteindre le seuil de paiement ? J’ai donc fait la conversion pour vous, avec les montants officiels les plus courants.

Ce que rapporte une photo vendue en banque d’images en 2026 et combien de ventes il faut avant le premier virement : Shutterstock 0,10 dollar, 250 ventes ; Dreamstime jusqu’à 0,35 dollar, au moins 286 ventes ; 123RF 0,216 dollar, 232 ventes ; Depositphotos 0,25 dollar, 100 ventes ; Adobe Stock 0,33 dollar, 76 ventes, ou 0,99 dollar, 26 ventes ; Alamy environ 7 dollars, 11 ventes
Calcul La Boîte à Sous d’après les grilles officielles relevées le 11 octobre 2026. Montants en dollars, avant impôts et cotisations.

Le cas de Shutterstock résume bien la situation : au plancher de 0,10 $, il vous faut 250 ventes pour toucher 25 $. Chez Adobe Stock, c’est plus rapide, puisqu’une vente rapporte souvent entre 0,33 et 0,99 $. Alamy, lui, paie environ 7 $ par vente, mais les ventes y sont bien plus rares, et il faut atteindre 75 $.

En moyenne, une photo se vend une fois tous les 6 à 7 ans.

Reste à savoir combien de ventes vous pouvez espérer. Or, aucune plateforme ne publie ce chiffre pour un débutant. En revanche, Shutterstock et Getty Images sont cotées en Bourse aux États-Unis : elles doivent publier leurs ventes et la taille de leur catalogue. J’ai donc divisé l’un par l’autre.

Résultat : en 2025, Getty Images a enregistré 92 millions de téléchargements payés pour 609 millions d’images, d’après son rapport annuel. Soit 0,15 vente par image et par an, ou une vente tous les 6 à 7 ans en moyenne. Chez Shutterstock, par ailleurs, ce ratio a fondu, de 0,39 en 2021 à 0,17 en 2024. En effet, le catalogue a grossi de 72 % pendant que les ventes reculaient.

Ventes payées par image et par an dans les banques d’images : Shutterstock 0,39 en 2021, 0,24 en 2022, 0,20 en 2023, 0,17 en 2024 ; Getty Images 0,15 en 2025, soit une vente tous les 6 à 7 ans en moyenne
Calcul La Boîte à Sous à partir des rapports annuels déposés à la SEC par Shutterstock et Getty Images. C’est une moyenne : certaines images se vendent souvent, beaucoup rarement ou jamais.

Et 2026 ne s’annonce pas mieux. Au 2e trimestre, Shutterstock a vu ses téléchargements payés baisser de 12 % et son chiffre d’affaires de 17 %, avec des redevances versées aux contributeurs en baisse, d’après son rapport trimestriel. Côté Getty, enfin, les redevances ont dépassé 220 millions de dollars en 2025, pour plus de 645 millions d’images et de vidéos. Cela fait donc environ 0,34 $ par fichier et par an, partenaires professionnels compris (agences de presse, studios).

Ce que gagnent vraiment les contributeurs avec 100, 1 000 ou 10 000 photos.

Ces moyennes donnent un ordre de grandeur. Je les ai donc comparées avec les relevés publiés par des contributeurs sur Reddit en 2025 et 2026. Ce sont des témoignages, impossibles à vérifier, mais ils vont tous dans le même sens.

Votre portfolioMoyenne calculée, par site et par anCe que racontent des contributeurs (2025-2026)
100 photosDe 2 à 35 $2,33 $ avec 30 photos sur Adobe Stock ; 1,60 $ en 3 mois avec 124 images ; 3,24 $ avec environ 200 images
1 000 photosDe 20 à 350 $1 200 images sur Shutterstock : 75 $ par mois, puis 8 à 25 $ après mai 2025 ; 2 000 images sur Adobe Stock : moins de 50 $ par mois
2 000 à 3 000 fichiers, sur plusieurs sitesDe 40 à 1 000 $Environ 740 $ sur l’année 2025 pour l’un, 1 645 $ pour un autre, 2 660 $ avec 470 vidéos pour un troisième
10 000 photosDe 200 à 3 500 $9 000 images sur Shutterstock : 71 $ dans le mois ; environ 7 500 fichiers sur Adobe Stock et 12 000 ailleurs : 1 475 £ en 2025
Moyenne calculée : de 0,02 $ (Shutterstock 2024, au minimum de 0,10 $) à 0,35 $ (Getty 2025) par image et par an. Témoignages : r/stockphotography, relevés le 11 octobre 2026.

Ceux qui gagnent bien, et tous les autres.

Bien sûr, certains font beaucoup mieux. Un photographe raconte par exemple avoir gagné près de 40 000 $ en 2025, en cumulant banques d’images et tirages… après 18 ans de travail. C’est l’exception, pas la règle. À l’inverse, la capture ci-dessous montre ce qui arrive à beaucoup de contributeurs : le même portfolio de 4 000 images et 1 800 vidéos rapportait 200 $ en mars 2024 sur Shutterstock, et 4,82 $ en mars 2026.

Vendre ses photos sur Shutterstock, preuve de gains publiée sur Reddit : gains du mois de mars d’un contributeur de 4 000 images et 1 800 vidéos, de 6,76 dollars en 2017 à 200,36 dollars en 2024, puis 24,34 dollars en 2025 et 4,82 dollars en 2026
Source : u/phx800 sur Reddit (r/stockphotography), 5 avril 2026. Témoignage non vérifiable, présenté tel quel.

En revanche, les petits portfolios bien ciblés s’en sortent parfois mieux. Un contributeur affiche ainsi 21 à 59 $ par mois avec seulement 200 fichiers sur Adobe Stock, quand un autre fête sa toute première vente sur Shutterstock : 0,10 $.

Deux preuves de gains publiées sur Reddit : un tableau de bord Adobe Stock affichant de 21,32 à 58,82 dollars par mois de septembre 2025 à juin 2026 pour 200 fichiers, et une première vente Shutterstock à 0,10 dollar
Sources : u/LaughAndFart (10 juin 2026) et u/Sparragoose (2 avril 2026), sur Reddit. Captures publiées par leurs auteurs.

Le risque dont on parle peu : le compte fermé.

Un dernier risque, rarement évoqué : le compte fermé. Plusieurs contributeurs racontent sur Reddit que leur compte Adobe Stock ou Shutterstock a été désactivé pour « activité suspecte » ou violation des règles, avec un solde bloqué. Je n’en fais pas une généralité, mais retirez votre argent dès que le seuil est atteint, et ne mettez pas tout sur une seule plateforme.

Mon avis ? Vendre ses photos en banque d’images peut rapporter un petit complément si vous produisez beaucoup, régulièrement, sur des sujets demandés. La vidéo se vend d’ailleurs plus cher que la photo, et Adobe vous en reverse 35 %. Mais ce n’est plus un salaire depuis longtemps, ni un revenu « passif ».

L’IA a changé la donne : ce que j’ai mesuré sur Adobe Stock.

Impossible de parler de vente de photos en 2026 sans parler de l’IA. En effet, aujourd’hui, n’importe qui peut générer en quelques secondes une photo parfaite d’un croissant ou d’une famille autour d’une table. Et Adobe Stock, contrairement à Shutterstock ou à iStock, accepte ces images si elles sont étiquetées. Mais quelle place prennent-elles vraiment ?

Le 11 octobre 2026, j’ai donc compté. Adobe Stock propose un filtre officiel « IA générative uniquement » : j’ai relevé le nombre de photos avec et sans ce filtre, sur tout le catalogue, puis sur 13 sujets courants. Résultat, 186,6 millions de photos sur 446,4 millions sont étiquetées IA, soit 42 %. Pour comparaison, la presse spécialisée parlait de 2,5 % des images en mai 2023, d’après les relevés d’un photographe allemand.

Part des photos étiquetées IA générative sur Adobe Stock le 11 octobre 2026 : croissant 59,7 %, café 45,3 %, chat 42 %, tout le catalogue 41,8 %, coucher de soleil 41,2 %, bureau 37,8 %, marché de Noël 36 %, famille 35 %, baguette 33,1 %, télétravail 30,2 %, lavande Provence 23,5 %, vélo 21,5 %, tour Eiffel 18,4 %, Mont-Saint-Michel 2,8 %
Relevé La Boîte à Sous du 11 octobre 2026 sur stock.adobe.com, avec le filtre officiel « IA générative uniquement ».

La leçon est très concrète : plus un sujet est banal, plus l’IA l’a envahi. Ainsi, près de 60 % des photos de croissants sont générées par IA, contre 2,8 % pour le Mont-Saint-Michel. Pourquoi ? Parce qu’un lieu réel, précis et reconnaissable est difficile à inventer, alors qu’un croissant « parfait » se génère en un clic.

Vendre ses photos face à l’IA : capture d’Adobe Stock du 11 octobre 2026, recherche croissant, sous-catégorie photos, filtre IA générative uniquement, 690 779 résultats
Capture du 11 octobre 2026, source : stock.adobe.com. Encadrés ajoutés par La Boîte à Sous.

Qui accepte les images IA, qui les refuse ?

  • Acceptées, à condition de les étiqueter : Adobe Stock, Dreamstime, Magnific (ex-Freepik), Vecteezy,
  • Refusées : Shutterstock, iStock, Alamy (qui en fait une faute grave depuis septembre 2026), Depositphotos, Pexels et 500px.

Ne tentez pas de faire passer une image IA pour une vraie photo : c’est le meilleur moyen de voir votre compte fermé. À l’inverse, retoucher une vraie photo (débruitage, suppression d’un détail) reste en général toléré, mais lisez la règle de chaque site.

Vos photos servent aussi à entraîner des IA (et ça rapporte un peu).

Autre nouveauté : les banques d’images vendent désormais leurs catalogues aux entreprises d’IA, et reversent une petite part aux photographes. Adobe a ainsi versé son 4e bonus « Firefly » le 17 septembre 2026 aux contributeurs dont les images ont servi à entraîner son IA. Cependant, le montant n’est pas publié, et sur Reddit, les contributeurs déclarent de 1 $ à quelques centaines de dollars. Chez Adobe, impossible de refuser cet usage.

Shutterstock, de son côté, reverse en moyenne 20 % de ce qu’il encaisse sur ces ventes de données, via son « Contributor Fund », et vous pouvez le refuser dans vos réglages. Pour vous donner une idée de ce que vaut une photo à ce jeu-là, Reuters rapportait en 2024 que Freepik avait cédé l’essentiel de ses 200 millions d’images pour 2 à 4 centimes de dollar par image. Bref, c’est un petit bonus, pas une source de revenus.

Enfin, méfiez-vous des conditions d’utilisation. En 2024, EyeEm (aujourd’hui fermé) avait ajouté une clause pour entraîner des IA avec les photos de ses membres, en ne leur laissant que 30 jours pour supprimer leurs images s’ils refusaient. Et Wirestock, longtemps utilisé pour envoyer ses photos sur plusieurs banques d’images à la fois, se présente désormais surtout comme un fournisseur de données pour l’IA.

Quelles photos vendre en priorité face à l’IA ?

Bonne nouvelle, pourtant : les acheteurs veulent justement ce que l’IA imite mal. Pour 2026, Adobe met en avant quatre tendances : les textures et les sensations, les vraies relations humaines, l’humour surréaliste et les saveurs locales. Getty Images insiste aussi sur l’authenticité et la représentation locale, et Depositphotos résume sa première tendance par « real beats perfect », le vrai bat le parfait.

  • Des vraies personnes en situation : au travail, en famille, entre amis, avec leur autorisation écrite (j’y reviens plus bas),
  • Des lieux précis : votre ville, votre région, un marché, un village. C’est là que l’IA est la moins présente,
  • La vie locale et la gastronomie d’ici, plutôt que le énième croissant sur fond blanc,
  • Les saisons et les fêtes, à envoyer avec trois à cinq mois d’avance, car les entreprises préparent leurs visuels de Noël en plein été,
  • Des séries : le même sujet sous plusieurs angles et lumières, plutôt qu’une photo isolée.
Exemples de catégories populaires sur une banque d’images : business, voyages, sport, personnes, arrière-plans, été, lumière et ombre, animaux
Les catégories mises en avant par une banque d’images en 2019. Elles restent demandées, mais face à l’IA, l’authentique et le local font désormais la différence.

Vous l’aurez compris : face à 186 millions d’images générées en un clic, ce qui garde de la valeur, c’est l’humain. Et ça marche aussi en dehors de la photo :

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Ce qu’il faut pour que vos photos soient acceptées.

Sur les banques d’images, une bonne partie des photos envoyées est refusée. Rien de personnel, toutefois : ces refus suivent des règles précises, que la plupart des débutants découvrent à leurs dépens. Les voici.

La qualité technique : les motifs de refus officiels.

Adobe Stock publie la liste de ses motifs de refus les plus fréquents. Côté technique, on y trouve la sur ou sous-exposition, le flou, la mauvaise balance des blancs, la retouche excessive, les poussières sur le capteur et le bruit, ce grain qui apparaît en basse lumière. Shutterstock cite les mêmes défauts, en particulier le bruit et la mise au point. Le réflexe à prendre est donc simple : regardez toujours votre photo en taille réelle, à 100 %, avant de l’envoyer.

Vendre ses photos sans refus : exemple de photo de montagne vue à 36 % puis à 100 % de sa taille : à 100 %, le bruit et les défauts deviennent visibles
Une photo peut sembler parfaite en petit (à gauche) et se révéler bruitée à 100 % (à droite). C’est l’un des premiers motifs de refus.

Autre motif fréquent : le « contenu similaire ». Par exemple, envoyer dix fois la même scène avec un angle ou un recadrage à peine différent est refusé. Enfin, oubliez une idée reçue de l’ancienne version de cet article : le JPEG n’est pas interdit, c’est même le format exigé par Adobe Stock, Shutterstock, Alamy et Depositphotos.

Matériel pour vendre ses photos, comparaison de 2019 entre un compact Lumix bas de gamme à 100 euros, barré d’une croix rouge, et un reflex Nikon D3500 à 1 200 euros, coché en vert
En 2019, je conseillais un reflex plutôt qu’un compact. En 2026, un smartphone récent suffit chez Adobe Stock, du moment que la photo est nette à 100 %.

Les mots-clés, le titre et le pseudo.

Un acheteur trouve votre photo grâce à son titre et à ses mots-clés : ils doivent donc décrire précisément ce qu’on voit, sans mots hors sujet (motif de refus chez Adobe). Comme la plupart des clients cherchent en anglais, prévoyez aussi vos mots-clés en anglais, d’autant que Magnific les exige. Enfin, choisissez un pseudo sérieux, et gardez le même partout : un client qui aime votre travail doit pouvoir vous retrouver.

Les personnes : l’autorisation écrite.

C’est le point qui fait le plus de dégâts. En France, service-public.fr le rappelle : il faut l’accord écrit d’une personne reconnaissable pour commercialiser son image, et cet accord doit être précis. Les exceptions (scène de rue, foule, actualité) ne valent que si la photo n’est pas utilisée dans un but commercial. Pour un enfant, enfin, il faut l’accord de ses parents, qui exercent ce droit ensemble depuis une loi de février 2024.

C’est exactement ce que demandent les banques d’images sous le nom de « model release » : une autorisation signée pour chaque personne reconnaissable, y compris vous-même si vous êtes sur la photo. Sans elle, la photo est refusée, ou limitée à un usage « éditorial » (presse, blog), qui se vend moins. Et contrairement à ce que je disais en 2019, il ne suffit pas d’être « l’unique propriétaire » de ses photos : il faut aussi les autorisations de tout ce qu’on y voit.

Les lieux, les monuments et les marques.

En France, la liberté de panorama permet de photographier les bâtiments et les sculptures encore protégés par le droit d’auteur, mais « à l’exclusion de tout usage à caractère commercial ». Vendre une telle photo demande donc l’accord de l’architecte ou de ses héritiers. L’exemple le plus connu : la tour Eiffel. De jour, son image est libre. Mais la nuit, ses éclairages sont protégés, et tout usage professionnel demande l’accord de la société qui l’exploite.

Capture de la page officielle de la tour Eiffel du 11 octobre 2026 : l’image de la tour de jour relève du domaine public, ses éclairages de nuit sont protégés et un usage professionnel nécessite une autorisation
Capture du 11 octobre 2026, source : toureiffel.paris. Encadrés ajoutés par La Boîte à Sous.

Adobe Stock tient d’ailleurs une liste de sujets refusés, mise à jour le 29 septembre 2026. On y trouve, entre autres, les illuminations de la tour Eiffel, la Pyramide du Louvre, l’intérieur de Notre-Dame de Paris, la Bibliothèque nationale de France, l’Atomium de Bruxelles, les œuvres de Le Corbusier et même le slogan « Allez les Bleus ». Côté marques, de même, évitez tout logo ou produit reconnaissable : jouets, vêtements de marque, téléphones.

Pour une maison ou un commerce, la règle est plus souple : la Cour de cassation a jugé en 2004 qu’un propriétaire ne peut s’opposer à la photo de son bien qu’en cas de « trouble anormal ». Les banques d’images demandent toutefois souvent une autorisation du propriétaire pour un usage commercial. Quant aux photos de drone, elles peuvent être vendues si vous respectez les règles de la catégorie ouverte : enregistrement sur AlphaTango dès 250 g ou avec une caméra, formation en ligne, et pas de vol en agglomération, sauf activité professionnelle déclarée à l’avance à la préfecture.

Et les vieilles photos de famille ?

Google pose souvent la question : les vieilles photos ont-elles de la valeur ? Si vous n’en êtes pas l’auteur, vous ne pouvez pas en vendre les droits : ils appartiennent au photographe, puis à ses héritiers pendant 70 ans après sa mort. En revanche, les tirages anciens et les cartes postales se vendent comme des objets de collection, selon leur sujet et leur rareté. Et si des personnes y sont reconnaissables, prudence. Pour ce type de vente, mon article pour vendre ses objets vous aidera à choisir le bon site.

Les applis pour vendre ses photos depuis son smartphone : ce qui marche encore en 2026.

Dans l’ancien article de La Boîte à Sous consacré aux applis, je vous recommandais Foap, EyeEm, Depositphotos ou 500px. Or, en 2026, la moitié de cette liste a disparu ou changé de métier. J’ai donc refait le tour des stores le 11 octobre 2026 : voici ce qui fonctionne encore.

AppliCe qu’elle fait en 2026Note Google PlayNote App Store (France)
Shutterstock ContributorEnvoyer vos photos à Shutterstock, ajouter les mots-clés, suivre vos gains4,2 (281 000 avis)4,2 (566 notes)
DreamstimeEnvoyer vos photos à Dreamstime et suivre vos ventes3,6 (24 900 avis)4,4 (75 notes)
500pxRéseau de photographes ; vente de licences via Getty Images3,9 (184 000 avis)4,5 (1 100 notes)
FoapMissions de contenus pour des marques, « à partir de 50 $ » selon l’éditeur2,8 (38 500 avis)4,4 (866 notes)
AlamyPas d’appli : envoi depuis le navigateur du téléphone (smartphones sortis depuis 2020)
Adobe StockPas d’appli contributeur officielle : envoi depuis le site
Notes relevées le 11 octobre 2026 sur Google Play et sur l’App Store français. Elles évoluent chaque jour.

En pratique, une appli ne fait que servir de porte d’entrée vers une banque d’images. Vous touchez donc exactement les mêmes montants que sur le site, et vos photos de smartphone doivent passer les mêmes contrôles : netteté, exposition, autorisations. D’ailleurs, l’appli de Shutterstock est la plus aboutie, avec ses mots-clés suggérés automatiquement.

Foap : ce n’est plus une banque d’images.

Foap promettait autrefois 5 $ par photo vendue. Mais en 2026, l’entreprise se présente comme une agence de marketing sur les réseaux sociaux. Côté créateurs, l’appli sert surtout à répondre à des « missions » de marques, souvent en vidéo verticale, et en anglais. Sa place de marché de photos ne répond plus sur son site (erreur 404), et l’appli plafonne à 2,8 sur 5 sur Google Play, avec des avis récents qui parlent de bugs. À tester éventuellement pour les missions, pas pour vendre vos photos de vacances.

Les applis pour vendre ses photos qui ont disparu (ou qu’il vaut mieux éviter).

  • EyeEm : fermé en janvier 2026. Son site redirige vers Freepik et l’appli a disparu des stores,
  • Stockimo, l’appli d’Alamy : arrêtée, remplacée par l’envoi depuis le navigateur,
  • Clashot (Depositphotos), Twenty20 et Snapwire : fermés ou absorbés,
  • Agora, l’appli de concours photo : disparue, et son ancien nom de domaine a été repris par un site de casino. Ne cliquez pas sur les vieux liens,
  • Scoopshot : son site a été relancé, mais l’appli n’est disponible que sur iPhone et je ne l’ai pas trouvée sur l’App Store français,
  • Les applis « vendez vos contenus » qui remontent quand on cherche « vendre photos » sur les stores (ventes de selfies ou de fichiers à débloquer) : ce ne sont pas des banques d’images, et je ne les recommande pas,
  • Les faux « Adobe Stock Contributor » sur Google Play : ce sont des guides non officiels, sans lien avec Adobe.
Page d’accueil de Scoopshot en 2019, proposant d’engager un photographe professionnel en moins de deux minutes
Scoopshot en 2019. L’ancien article promettait « 10 € la photo en moyenne » : ce chiffre n’apparaît nulle part sur le site relancé en 2026.

Pour les autres applis qui rémunèrent (sondages, cashback, marche), j’ai fait le tri dans mon guide des applications pour gagner de l’argent.

Vendre ses photos en tirages ou sur des objets.

Si vos photos sont plutôt du genre « à accrocher au mur » (paysages, villes, noir et blanc, macro), la banque d’images n’est pas forcément le meilleur circuit. Avec un tirage, chaque vente rapporte des euros, et non des centimes. En revanche, c’est à vous d’attirer les acheteurs. Il y a deux façons de faire : vendre des tirages d’art, ou faire imprimer vos photos sur des objets.

Les tirages d’art : la règle des 30 exemplaires.

En France, un tirage photo est considéré comme une œuvre d’art originale s’il respecte l’article 98 A de l’annexe III du Code général des impôts : la photo doit être prise par vous, tirée par vous ou sous votre contrôle, signée et numérotée, dans la limite de 30 exemplaires, tous formats et supports confondus. Autrement dit, 10 tirages en A4 et 20 en A2 de la même photo, c’est déjà le maximum.

Ce statut a deux avantages : vos ventes relèvent du régime des artistes-auteurs, et si un jour vous facturez de la TVA, ce sera au taux de 5,5 %. Pour le prix, la fiche « Vendre ses premiers tirages » du ministère de la Culture conseille, pour débuter, de multiplier par trois le coût de production (papier, impression, encadrement). Ne vous fiez pas en revanche aux « 900 à 1 500 € le premier tirage » que l’Aperçu IA de Google tire de cette même fiche : ce sont des prix de galeries exposant à Paris Photo, pour des artistes déjà représentés.

Où vendre ses photos en tirages ?

  • Etsy : le plus fréquenté. Vous fixez votre prix, mais Etsy prélève 0,20 $ par annonce, 6,5 % de transaction, 4 % + 0,30 € de frais de paiement en France et 1,14 % de frais réglementaires. Vous pouvez y vendre des tirages, mais aussi vos photos en fichiers à télécharger (5 fichiers de 20 Mo au maximum par annonce). Une pièce d’identité est demandée à l’ouverture,
  • Artmajeur, une plateforme française : 30 % de commission hors taxes sur les œuvres originales (35 % en compte gratuit). Pour les tirages, vous fixez votre bénéfice et vous le touchez à 100 %, et pour les licences numériques, vous gardez 70 % du prix,
  • Saatchi Art : 40 % de commission sur les originaux, photos en édition limitée comprises,
  • Singulart : une galerie en ligne sur candidature, avec un abonnement de 25 à 125 € par mois et 50 % de commission. Plutôt pour des photographes qui ont déjà une démarche artistique,
  • Picfair : votre boutique en ligne, 0 % de commission, mais un abonnement d’environ 9 € par mois pour pouvoir vendre,
  • SmugMug : un site-portfolio avec boutique. Vous gardez 85 % de votre marge, mais il faut une formule à partir de 28,17 $ par mois. L’ancienne version de cet article disait l’inverse (« vous gagnez 15 % »), c’est corrigé,
  • En vrai : marchés d’artisans, expositions dans un café ou une médiathèque, salons de la photo. Ça demande du temps, mais vous ne payez aucune commission.
Tirages et objets, ce qu’il reste sur une vente : Etsy, tirage vendu 30 euros plus 5 euros de port, environ 30,45 euros encaissés soit 13 % de frais avant le coût du tirage ; Redbubble 2 dollars au lieu de 4 sur un t-shirt ; Society6 3,50 dollars sur un coussin ; Displate 4,50 dollars par poster ; Picfair abonnement de 8,92 euros par mois
Calcul La Boîte à Sous d’après les pages d’aide officielles, relevées le 11 octobre 2026.

L’impression à la demande : zéro stock, mais des miettes.

Le principe est séduisant : vous déposez votre photo, et le site l’imprime sur des posters, des coussins ou des t-shirts à chaque commande. Sauf que les marges ont fondu. Depuis juillet 2026, Redbubble prélève 50 % de vos gains au niveau « Standard ». Sur un t-shirt, l’exemple officiel passe ainsi de 4 $ à 2 $. Chez Society6, qui fonctionne désormais sur candidature, votre marge est imposée depuis mars 2025 : 10 % du prix de base pour un poster ou un coussin, 5 % pour le reste. Enfin, Displate paie un forfait de 4,50 $ par poster en métal de taille M, et 14,50 $ en XL.

Attention aussi au statut : selon la Sécurité sociale des artistes-auteurs, les objets en série et l’impression à la demande relèvent d’une activité commerciale, pas des droits d’auteur. Je détaille ce point dans la partie sur le statut.

Vendre ses photos directement à des clients (et à quel prix).

C’est le circuit le moins cité, et pourtant celui qui paie le mieux chaque photo. Autour de vous, beaucoup de gens ont besoin d’images : le restaurant qui refait sa carte, l’artisan qui lance son site, l’agence immobilière, le club de sport, l’association du village, le festival local. Or, une photo faite pour eux vaut bien plus qu’une licence à 0,10 $.

À quel prix vendre une photo à un client ?

Il n’existe pas de grille officielle. En revanche, le prix dépend toujours des mêmes critères : l’usage (site web, affiche, publicité), la durée, la zone de diffusion, l’exclusivité, et bien sûr votre temps. Pour vous situer, regardez les tarifs affichés par les photographes de votre région, et gardez en tête qu’une licence se vend en moyenne 35 $ sur Alamy, selon la plateforme elle-même. Pour un tirage, la règle du coût de production multiplié par trois reste un bon point de départ.

Le contrat de cession : indispensable, même pour un petit client.

En effet, en France, céder les droits d’une photo ne se fait pas d’une poignée de main. D’après l’article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle, chaque droit cédé doit être mentionné, avec son étendue, sa destination, le lieu et la durée. Concrètement, notez par écrit : quelle photo, pour quel usage, sur quels supports, pendant combien de temps, dans quel pays, en exclusivité ou non, à quel prix, et avec ou sans votre nom en crédit.

C’est aussi valable quand une marque vous demande sur Instagram de répondre « #oui » pour reprendre votre photo. Un simple commentaire ne remplit pas ces conditions. Proposez plutôt une licence écrite, avec un prix. Et si c’est la création de contenus pour les marques qui vous tente, j’explique comment fonctionnent les vidéos « UGC » dans mon article pour gagner de l’argent sur TikTok.

Vendre ses photos aux médias : rarement payé.

L’ancienne version de cet article laissait entendre que les médias achetaient volontiers les photos des témoins. C’est rarement le cas. Les conditions de BFMTV Témoins, par exemple, prévoient une diffusion gratuite sur la chaîne : vous ne touchez 35 % du prix que si votre vidéo est revendue à un autre média. Par ailleurs, je n’ai trouvé aucun tarif public pour les photos d’amateurs au Parisien, chez Ouest-France ou sur France 3.

La vraie porte d’entrée, c’est le statut de correspondant local de presse : vous couvrez l’actualité de votre commune pour un journal régional, en indépendant, et c’est le journal qui vous rémunère, selon son propre barème. Quant aux agences comme Citizenside, qui revendaient les photos d’amateurs, elles ont disparu.

Les concours photo : pour la gloire, rarement pour l’argent.

Les vrais prix en argent existent, mais ils sont rares. Les Sony World Photography Awards, par exemple, sont gratuits et dotés de 5 000 $ pour une photo seule, et 25 000 $ pour une série. Méfiez-vous en revanche des appli-jeux comme GuruShots : ses récompenses sont surtout virtuelles, et ses conditions autorisent par défaut l’entraînement d’IA sur vos photos. Avant de participer à un concours, lisez toujours le règlement : s’il vous demande de céder « tous les droits, sur tous les supports, pour toute la durée légale », passez votre chemin.

Vendre des photos de ses pieds : ce qu’on ne vous dit pas.

Comme en 2019, je ne vous demanderai pas pourquoi, mais c’est un fait : la question revient sans cesse, et Google affiche à lui seul quatre questions sur le sujet. Alors autant en parler franchement. Oui, ce marché existe, et il repose surtout sur des acheteurs fétichistes. Non, ce n’est pas de l’argent facile.

Exemples de photos de pieds : pieds peints, pieds dans un bain, pieds nus sur fond blanc, pieds en sandales face à la mer
Exemples de photos de pieds. Sur les banques d’images, ce type de photo sert surtout aux marques de soins, de chaussures ou de voyage, au même prix que les autres.

Est-ce légal, et combien ça rapporte ?

Entre adultes consentants, vendre des photos de ses pieds est légal en France, selon l’avocat interrogé par Slate en 2024. C’est en revanche strictement réservé aux majeurs. Côté prix, les témoignages relayés par la presse parlent de 15 à 20 € la photo, jusqu’à 50 € pour des demandes particulières (Europe 1). Mais une vendeuse interrogée par Slate dit avoir vendu ses photos environ 10 € pièce, à cinq acheteurs en huit mois. De plus, les étudiantes qui annoncent quelques centaines d’euros par mois y passent une dizaine d’heures par semaine.

Par ailleurs, les plateformes spécialisées ne sont pas gratuites pour autant. FeetFinder, la plus connue, fait payer un abonnement aux vendeuses (4,99 $ par mois, ou 40 $ à vie), vérifie l’âge et l’identité, et indique reverser 90 % de chaque vente dans sa FAQ… alors que le pied de page du même site parle de 100 %.

Les arnaques à connaître.

  • Les faux « frais de vérification » : un acheteur accepte votre prix, puis vous demande de payer 30 à 45 $ pour « débloquer » le paiement. Des vendeuses racontent ce scénario sur Reddit, et c’est toujours une arnaque : vous ne devez jamais payer pour être payée,
  • Les cartes cadeaux : un « acheteur » vous demande d’acheter une carte Steam ou une autre carte cadeau pour recevoir son paiement (signalement publié sur Signal-Arnaques en mars 2026),
  • Le changement d’appli : l’acheteur insiste pour passer sur Telegram ou WhatsApp. Sur une plateforme, restez-y,
  • La sextorsion : des photos (même anodines) servent à faire du chantage. Les fiches officielles d’economie.gouv.fr et de Cybermalveillance.gouv.fr donnent les bons réflexes : ne jamais payer, conserver les preuves, porter plainte. Le 3018 aide aussi à faire retirer des contenus.

Mes règles si vous vous lancez quand même : jamais de visage, de tatouage ni de décor reconnaissable, un pseudo, aucun échange en dehors de la plateforme, et aucun paiement de votre part. Ces revenus restent imposables, comme les autres. Et si vous avez vu passer que « France Travail forme les chômeurs à vendre des photos de leurs pieds », rassurez-vous : c’est un article satirique du Gorafi, publié le 4 avril 2025. Pour repérer les autres pièges de l’argent facile, j’ai aussi listé les arnaques qui promettent de gagner de l’argent sur Facebook.

Vendre ses photos en tant que particulier : statut, impôts et W-8BEN.

C’est la partie que tout le monde survole. Pourtant, c’est là que l’ancienne version de cet article était la plus fausse : elle parlait de la « Maison des Artistes » et de l’« AGESSA », et d’une déclaration seulement « si vous vendez régulièrement ». Voici donc ce qui s’applique en France en octobre 2026, à titre d’information générale.

Vendre ses photos en France, quel statut : licences sur les banques d’images et tirages signés et numérotés dans la limite de 30 exemplaires, artiste-auteur avec cotisations dès le premier euro ; posters, mugs et impression à la demande, micro-entreprise de vente à 12,3 % ; séances photo et mariages, micro-entreprise de prestations à 21,2 % ; photos de pieds, statut social non tranché
Infographie La Boîte à Sous d’après l’Urssaf, la Sécurité sociale des artistes-auteurs, le Code général des impôts et service-public.fr, octobre 2026.

Licences et tirages signés : artiste-auteur, dès le premier euro.

Vendre des licences sur une banque d’images, c’est céder des droits d’auteur. La Sécurité sociale des artistes-auteurs cite d’ailleurs expressément les « illustrations pour photothèques ». Vous relevez donc du régime des artistes-auteurs, géré par l’Urssaf depuis 2019, et non plus par la Maison des Artistes ou l’AGESSA. Et l’Urssaf est claire : « Vous devez cotiser dès le premier euro perçu ».

Pour vous déclarer, l’Urssaf présente deux voies. La plus courante : déclarer un début d’activité sur le guichet unique de l’INPI pour obtenir un numéro Siret, puis déclarer vos recettes en micro-BNC sur la déclaration 2042-C-PRO, avec un abattement de 34 %. Ce régime s’applique d’ailleurs jusqu’à 83 600 € de recettes en 2026. L’autre voie, sans Siret, est en principe réservée aux droits versés par des éditeurs ou producteurs français, avec une tolérance évoquée par l’Urssaf pour les revenus venus de l’étranger : demandez-lui si elle s’applique à votre cas.

Combien ça coûte ? D’après les taux 2026 de l’Urssaf, les cotisations représentent environ 12 % de vos recettes en micro-BNC (c’est mon calcul : 16,2 % appliqués à 75,9 % des recettes). Pour 500 € de ventes dans l’année, comptez donc environ 62 €. Pas de TVA à facturer sous 50 000 € de recettes, ni de cotisation foncière pour les photographes d’art. Enfin, une micro-entreprise ne peut pas servir à facturer vos œuvres : ce sont deux régimes différents.

Attention au piège des débuts. Les deux premières années, l’Urssaf calcule vos cotisations provisionnelles sur un forfait de 600 fois le Smic horaire, soit environ 7 200 €, même si vous vendez pour 50 €. Il faut donc demander une modulation, sur la base de vos revenus estimés. Bonne nouvelle, un décret du 24 septembre 2026 ramène ce forfait à 150 Smic horaires pour l’activité postérieure au 1er janvier 2027.

Objets, impression à la demande et prestations : la micro-entreprise.

Si vous vendez des posters, des mugs ou des coques en impression à la demande, ou si vous faites des séances photo pour des clients, vous exercez une activité commerciale. C’est alors la micro-entreprise qui s’applique, avec 12,3 % de cotisations sur la vente de marchandises et 21,2 % sur les prestations de services commerciales en 2026. Toutefois, un même Siret peut couvrir vos deux activités, avec des obligations séparées. J’explique les démarches dans mon guide pour créer sa micro-entreprise.

Bon à savoir : depuis 2023, Etsy et les autres places de marché transmettent au fisc les ventes de leurs vendeurs à partir de 30 ventes ou au-delà de 2 000 € dans l’année. Ce n’est pas un impôt, mais un échange d’informations. Et que la plateforme déclare ou non, c’est à vous de déclarer vos revenus.

Le formulaire W-8BEN : 5 minutes pour ne pas perdre 30 %.

En effet, Adobe Stock, Shutterstock, iStock et Dreamstime appliquent les règles fiscales américaines. Or, sans formulaire fiscal, les États-Unis retiennent 30 % de vos gains de source américaine. Grâce à la convention fiscale entre la France et les États-Unis, ce taux tombe à 0 % pour vos photos si vous remplissez le formulaire W-8BEN. Depuis octobre 2026, Shutterstock vous empêche même d’envoyer des photos sans lui.

  • Où le remplir : dans votre espace contributeur, rubrique fiscale. La plateforme vous pose des questions et génère le formulaire,
  • Ce qu’il faut : votre nom, votre adresse, votre pays de résidence et, si on vous le demande, votre numéro fiscal français à 13 chiffres, qui figure sur votre avis d’impôt,
  • Combien de temps il dure : jusqu’à la fin de la troisième année qui suit la signature. Pensez à le renouveler,
  • Ce qu’il ne change pas : ces revenus restent à déclarer en France.

Pour les lecteurs hors de France, la table d’Adobe Stock donne aussi 0 % pour la Belgique, la Suisse, le Luxembourg et le Canada (10 % pour la vidéo canadienne), mais 10 % pour le Maroc et la Tunisie, et 30 % pour les pays sans convention avec les États-Unis, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun ou l’Algérie. Alamy, société britannique, et Magnific, société espagnole, ne demandent pas de W-8BEN.

Et en Belgique, en Suisse, au Québec ou en Afrique ?

  • Belgique : depuis juin 2026, la déduction forfaitaire des frais sur les droits d’auteur est réservée aux titulaires d’une attestation du travail des arts. Les autres déduisent leurs frais réels,
  • Suisse : pour une activité indépendante accessoire qui rapporte moins de 2 500 francs par an, les cotisations AVS ne sont perçues que si vous le demandez. Le revenu reste à déclarer aux impôts,
  • Québec : la déduction pour droits d’auteur est réservée aux artistes professionnels, dont ces revenus sont inférieurs à 60 000 $,
  • Afrique francophone : vérifiez d’abord que vous pouvez recevoir de l’argent sur PayPal ou Payoneer dans votre pays. J’en parle dans mon guide pour gagner de l’argent en Afrique.

Les sites et applis à rayer de votre liste en 2026.

Si vous tombez sur un vieux guide, voici donc ceux qu’il vaut mieux oublier, ou regarder d’un autre œil.

NomCe qu’on en dit encoreLa réalité au 11 octobre 2026
Fotolia« Le site le plus connu »Devenu Adobe Stock en 2015
EyeEm« L’appli pour vendre ses photos de smartphone »Fermé en janvier 2026, le site redirige vers Freepik
Foap« 5 $ par photo vendue »Agence de marketing : missions de marques, place de marché introuvable
Scoopshot« 10 € la photo en moyenne »Site relancé, appli iPhone introuvable en France, aucun tarif fixe affiché
Stockimo (Alamy)« L’appli d’Alamy »Arrêtée, remplacée par l’envoi depuis le navigateur
Clashot, Twenty20, CitizensideApplis et agences de photos d’amateursFermés ou absorbés
Agora« Concours photo avec de gros prix »Disparu, nom de domaine repris par un casino
Wirestock« Envoyez vos photos sur toutes les agences d’un coup »Recentré sur la vente de données pour entraîner des IA
Canva Creators et Envato« Vendez vos photos à leurs abonnés »Fermés aux nouveaux photographes (pause et invitation)
MoneybookersMoyen de paiement cité par DreamstimeDevenu Skrill en 2011
Vérifications La Boîte à Sous du 11 octobre 2026 : sites officiels, stores d’applications et redirections.

Les idées fausses de l’IA de Google (et de quelques autres sites).

En préparant cette mise à jour, j’ai relevé pas mal d’idées fausses, y compris dans les réponses de l’IA de Google et dans ma propre version de 2019. Les voici, vérifiées à la source :

Vendre ses photos : 8 idées fausses vérifiées. 0,34 euro par téléchargement sans source, revenu passif faux, 900 à 1 500 euros le premier tirage hors contexte, Shutterstock 30 % faux, pas de photos de smartphone faux, Maison des Artistes et AGESSA périmé, médias qui paient les témoins rarement vrai, formation France Travail aux photos de pieds satire du Gorafi
Infographie La Boîte à Sous, octobre 2026. Les affirmations marquées d’une étoile figuraient dans la version de 2019 de cet article, celles marquées d’un losange dans l’Aperçu IA de Google du 11 octobre 2026.

Mon plan pour vendre vos premières photos en 30 jours.

Vous voulez vous lancer quand même ? Bonne idée, car c’est le meilleur moyen de savoir ce que valent vos photos. Voici comment je m’y prendrais, semaine par semaine.

Semaines 1 et 2 : trier, s’inscrire, envoyer.

  • Semaine 1, trier et s’inscrire : choisissez 50 à 100 photos nettes à 100 %, sans logo, sans personne reconnaissable (sauf autorisation signée) et sans monument protégé. Créez vos comptes sur Adobe Stock et Shutterstock, et remplissez tout de suite le W-8BEN. Cette semaine-là, vous ne gagnerez rien, et c’est normal,
  • Semaine 2, envoyer et apprendre : donnez à chaque photo un titre précis et une vingtaine de mots-clés, en anglais si possible. Envoyez-en 20 à 30 sur chaque site, puis notez chaque refus et son motif.

Semaines 3 et 4 : vendre ses photos plus largement.

  • Semaine 3, corriger et photographier local : retravaillez ce qui a été refusé, puis partez photographier deux ou trois sujets précis près de chez vous (un marché, une rue, un artisan au travail, avec son autorisation). C’est là que l’IA est la moins présente,
  • Semaine 4, élargir : si certaines photos sont « à mettre au mur », mettez 5 tirages en vente sur Etsy ou Artmajeur. Proposez aussi vos services à deux commerces du quartier. Côté démarches, renseignez-vous auprès de l’Urssaf, et demandez la modulation de vos cotisations,
  • Ensuite : envoyez régulièrement, retirez vos gains dès que le seuil est atteint, et faites vos comptes au bout de six mois avant d’y passer plus de temps.

Vous l’avez remarqué : avec ce plan, la première semaine ne rapporte pas un centime, et le premier virement peut mettre des mois à arriver. Pour ne pas démarrer à zéro :

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Ce que j’ai corrigé par rapport à la première version.

Cet article existe depuis 2019. En le reprenant de zéro, j’ai ainsi trouvé plusieurs erreurs, et des informations dépassées. Les voici, pour la transparence :

  • Shutterstock : ce n’est pas 30 % par vente mais 15 % au départ, le test « 7 photos sur 10 » n’existe plus, et le parrainage rapporte 0,04 $ par téléchargement du filleul, pas 20 % de ses gains,
  • Alamy : la vente moyenne annoncée est de 35 $, pas de 90 $, et le contrôle qualité est strict,
  • SmugMug : vous gardez 85 % de votre marge (c’est SmugMug qui prend 15 %), et il faut un abonnement,
  • Freepik et Pexels : Freepik, devenu Magnific, paie au téléchargement, alors que Pexels ne paie pas (seulement des dons),
  • Le format JPEG n’est pas interdit, il est exigé, et les photos de smartphone sont acceptées,
  • Le statut : l’Urssaf a remplacé la Maison des Artistes et l’AGESSA, et l’on cotise dès le premier euro,
  • Scoopshot, EyeEm, Foap : fermés ou transformés, comme expliqué plus haut,
  • Les photos de pieds : je conseillais les banques d’images ; ce marché passe en réalité par des plateformes payantes, avec beaucoup d’arnaques,
  • La vidéo de 2019 qui accompagnait l’article et le livre recommandé sans lien ont été retirés, faute d’être à jour.
Page d’accueil de SmugMug en 2019 avec un photographe en montagne et le slogan Your work, your vision, your passion
SmugMug en 2019. Le site existe toujours, mais il faut une formule payante pour vendre, et SmugMug garde 15 % de votre marge.

Et après les photos ?

Vendre ses photos, c’est en fait souvent le début d’un grand tri. Si vous avez aussi des cartons à vider, j’ai aussi fait le tri dans les sites pour vendre ses livres et pour vendre ses vêtements. Et pour d’autres idées, plus rapides à rentabiliser, direction mon guide pour gagner de l’argent sur internet, ou ma sélection d’idées pour arrondir ses fins de mois.

FAQ : vendre ses photos.

Où vendre ses photos quand on débute ?

Commencez par Adobe Stock, qui accepte les photos de smartphone et reverse 33 % de chaque vente, puis Shutterstock, qui démarre à 15 %. Les deux sont gratuits, sans test d’entrée, dès 18 ans. Si vos photos sont plutôt artistiques, ouvrez en parallèle une petite boutique de tirages sur Etsy ou Artmajeur.

Quel prix pour vendre ses photos ?

Sur les banques d’images, ce n’est pas vous qui fixez le prix : vous touchez de 0,10 $ (minimum Shutterstock) à environ 1 $ par vente en abonnement, et environ 7 $ en moyenne chez Alamy. Pour un tirage, le ministère de la Culture conseille aux débutants de multiplier le coût de production par trois. Pour un client direct, le prix dépend de l’usage, de la durée, de la zone de diffusion et de l’exclusivité.

Combien rapporte une photo sur Shutterstock ?

Vous démarrez à 15 % du prix payé par le client, puis jusqu’à 40 % selon le nombre de licences vendues dans l’année, avec une remise à zéro chaque 1er janvier. Beaucoup de ventes se font au minimum officiel de 0,10 $. Le paiement arrive dès 25 $, sur PayPal, Skrill ou Payoneer.

Combien peut-on gagner en vendant ses photos ?

Pour la plupart des débutants, quelques dollars à quelques dizaines de dollars par an. En moyenne, une photo se vend 0,15 fois par an chez Getty Images. Les contributeurs qui publient leurs chiffres sur Reddit déclarent environ 700 à 2 700 $ par an avec 2 000 à 3 000 fichiers sur plusieurs sites, après un à trois ans d’efforts.

Quelles photos se vendent le mieux ?

Les vraies scènes de vie avec des personnes (qui ont signé une autorisation), les lieux précis, la culture et la gastronomie locales, les saisons et les fêtes, envoyées quelques mois à l’avance. À l’inverse, les sujets banals comme le café ou le croissant sont envahis par l’IA : près de 60 % des photos de croissants d’Adobe Stock sont générées par IA.

Peut-on vendre des photos prises avec un smartphone ?

Oui. Adobe Stock accepte les photos prises avec n’importe quel appareil, y compris un smartphone, entre 4 et 100 mégapixels. Shutterstock a une appli d’envoi, et Alamy accepte les smartphones de grande marque sortis depuis 2020. La photo doit simplement être nette, bien exposée et sans retouche excessive.

Peut-on vendre ses photos en tant que particulier, sans statut ?

Vous pouvez vous inscrire sur les plateformes en tant que particulier, mais en France, l’argent tiré de la vente de licences relève du régime des artistes-auteurs, avec des cotisations dues dès le premier euro selon l’Urssaf. Il faut donc déclarer ces revenus, soit avec un Siret en micro-BNC, soit dans certains cas en traitements et salaires. Renseignez-vous auprès de l’Urssaf.

Faut-il déclarer l’argent gagné en vendant ses photos ?

Oui, aux impôts comme à l’Urssaf. Les licences et les tirages signés se déclarent en général en bénéfices non commerciaux sur la déclaration 2042-C-PRO. En plus, pour les plateformes américaines, remplissez le formulaire W-8BEN : sans lui, 30 % de vos gains américains sont retenus aux États-Unis.

Peut-on vendre la même photo sur plusieurs sites ?

Oui, tant que vous n’avez pas signé d’exclusivité. Adobe Stock, Shutterstock, Alamy, Dreamstime et Depositphotos acceptent les photos vendues ailleurs. En revanche, l’exclusivité d’iStock, de Stocksy ou d’Alamy (niveau Platinum) vous interdit de les proposer ailleurs, en échange d’une meilleure commission.

Peut-on vendre ses photos gratuitement, sans abonnement ?

Oui : l’inscription est gratuite sur Adobe Stock, Shutterstock, Alamy, Dreamstime ou Depositphotos, qui se rémunèrent en prenant leur part de chaque vente. En revanche, certaines boutiques en ligne demandent un abonnement pour vendre, comme Picfair ou SmugMug, et Etsy facture 0,20 $ par annonce.

Est-ce que les vieilles photos ont de la valeur ?

Si vous n’êtes pas l’auteur des photos, par exemple celles de vos grands-parents, vous ne pouvez pas en vendre les droits sur une banque d’images. En revanche, les tirages anciens et les cartes postales se vendent comme des objets de collection sur les sites de petites annonces ou d’enchères, selon leur sujet et leur rareté.

Peut-on vendre des photos de personnes ?

Oui, mais seulement avec leur accord écrit et précis pour un usage commercial, et celui des parents pour un enfant. Les banques d’images demandent une autorisation signée (model release) pour chaque personne reconnaissable, y compris vous-même. Sans elle, la photo reste au mieux limitée à un usage éditorial.

Est-ce légal de vendre des photos de ses pieds ?

Oui, entre adultes consentants, c’est légal en France. C’est en revanche interdit aux mineurs. Les revenus sont imposables, et les arnaques sont fréquentes : ne payez jamais de « frais de vérification », n’achetez jamais de carte cadeau pour un acheteur, et ne montrez jamais votre visage.

FeetFinder est-il payant ?

Oui, pour les vendeuses : FeetFinder demande un abonnement de 4,99 $ par mois, 14,99 $ par an ou 40 $ à vie pour la formule de base, avec une vérification d’âge et d’identité. Pour les acheteurs, l’inscription est gratuite.

Peut-on vendre ses photos quand on est mineur ?

Pas sur les grandes banques d’images : Adobe Stock, Shutterstock, iStock, Alamy et Depositphotos exigent d’avoir 18 ans, et Shutterstock interdit à un parent d’ouvrir un compte pour son enfant. Avant 18 ans, mieux vaut photographier pour le plaisir, préparer son portfolio, et piocher dans mes idées pour gagner de l’argent avant 18 ans.

Comment j’ai vérifié les informations de cet article.

J’ai relevé toutes les informations le 11 octobre 2026, à partir des sources suivantes :

  • les pages officielles de 30 plateformes : centres d’aide, grilles de redevances, conditions des contributeurs et pages de paiement d’Adobe Stock, Shutterstock, iStock, Alamy, Dreamstime, Depositphotos, 123RF, Magnific, Stocksy, 500px, Etsy, Redbubble, Society6, Displate, Artmajeur, Picfair, SmugMug et des autres sites cités. Je ne m’y suis pas inscrite pour cet article, et je n’y ai vendu aucune photo : les montants sont ceux qu’elles annoncent,
  • mon relevé sur Adobe Stock, entre 1 h 04 et 1 h 06, avec le filtre officiel « IA générative uniquement », sur le catalogue entier et 13 sujets,
  • les rapports officiels déposés par Shutterstock et Getty Images auprès de l’autorité boursière américaine (rapports annuels 2023 à 2025, rapports du 2e trimestre 2026 et annonces de juillet à octobre 2026),
  • les sources officielles : l’Urssaf, la Sécurité sociale des artistes-auteurs, service-public.gouv.fr, entreprendre.service-public.gouv.fr, impots.gouv.fr, Légifrance, la DGAC, l’IRS américain, economie.gouv.fr et Cybermalveillance.gouv.fr,
  • des témoignages et captures publiés sur Reddit par des contributeurs, utilisés comme des récits individuels, jamais comme des preuves,
  • les stores Google Play et App Store pour les notes des applis, et la page de résultats de Google.fr pour « vendre ses photos », dont l’Aperçu IA.

Les conditions des plateformes changent souvent, surtout cette année : si vous constatez une différence, dites-le-moi en commentaire, et je mettrai l’article à jour.

Transparence.

Les encadrés verts « 7 € » renvoient vers un site de sondages rémunérés partenaire : si vous vous y inscrivez, La Boîte à Sous peut toucher une commission, sans aucun coût pour vous. En revanche, les plateformes citées dans cet article ne m’ont rien payé, et les boutons qui mènent vers elles ne sont pas des liens d’affiliation.

6 commentaires

  1. Bonjour Noémie
    Sincèrement merci beaucoup pour votre apport. Depuis le matin je manque d’inspiration et voici vous m’en avez insuffler.

    Merci

    1. Rosine Namangbala

      Bonjour Noémie, c’est vraiment intéressant cette application, j’aimerais participer à cette occasion. je vous remercie

    2. Djeukam nzoyem astride Corinne

      Noémie bonsoir et merci Pour cette application qui me captive de jours en jours

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