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Homme souriant dans une voiture tenant une tirelire cochon bleue et faisant un pouce levé, avec le texte : "Entreprendre - Comment gagner de l’argent avec votre véhicule ?".

Publicité sur voiture rémunérée : qui paie encore en 2026, combien, et les pièges à éviter

(Plateformes vérifiées une par une dans les registres officiels, textes de loi relus).

Tapez « publicité sur voiture rémunérée » dans Google, et son Aperçu IA vous annonce entre 40 et 500 € par mois, « via des plateformes comme Loue Ta Portière ou Pub-Car ». J’ai voulu vérifier. Première surprise : l’entreprise qui édite Pub-Car a été radiée du registre le 25 septembre 2026. Seconde surprise : Loopicom, que la presse recommandait encore au printemps, a été dissoute en avril.

Pour vous la faire courte : oui, la publicité sur voiture rémunérée existe toujours, mais le marché est minuscule. En octobre 2026, je n’ai trouvé que deux plateformes actives pour les particuliers en France : Loue Ta Portière, qui couvre tout le pays mais vient de lancer sa première campagne documentée (8 voitures dans la Manche), et Stick&Drive, limitée aux Pyrénées-Orientales. Côté argent, les montants réellement versés que j’ai retrouvés tournent autour de 50 € par mois, pendant une campagne de 1 à 3 mois, si votre voiture est retenue.

Autrement dit, c’est un petit bonus de temps en temps, pas un revenu. Et si un SMS vous promet des centaines d’euros par semaine pour coller le logo d’une marque de boisson, passez votre chemin : c’est l’arnaque au faux chèque.

Pour écrire ce guide, j’ai vérifié le 13 octobre 2026 plus de 20 plateformes dans les registres officiels, puis lu leurs conditions générales et les textes de loi. Le constat est sévère : sur les 8 plateformes pour particuliers les plus citées, une seule fonctionne encore normalement. La première version de cet article recommandait d’ailleurs It’s My Car, liquidée en 2022 : j’ai donc tout repris.

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Publicité sur voiture rémunérée : l’essentiel en 30 secondes.

  • Ça existe encore ? Oui, mais en octobre 2026, seules deux plateformes pour particuliers sont actives en France : Loue Ta Portière (partout en France, en démarrage) et Stick&Drive (Pyrénées-Orientales),
  • Combien ? Environ 50 € par mois dans les cas réels que j’ai retrouvés. Stick&Drive annonce de 50 à 100 € par mois, Loue Ta Portière de 100 à 300 € « en moyenne », sans garantie. Je n’ai rien trouvé de vérifiable au-delà,
  • Pendant combien de temps ? Le temps d’une campagne, de 1 à 12 mois. Encore faut-il être choisi : Loopicom (fermée depuis) revendiquait 5 000 inscrits pour seulement 2 campagnes,
  • Les conditions : être majeur, avoir le permis, une voiture en bon état (souvent de moins de 15 ans) et des trajets quotidiens en ville ou en périphérie. Selon la plateforme, il faut aussi accepter un boîtier GPS ou envoyer des photos chaque mois,
  • Est-ce légal ? Oui, à condition de laisser libres le pare-brise, les vitres avant, les plaques et les feux, et de ne rien poser de lumineux,
  • Les impôts : l’argent reçu se déclare, même pour 50 €,
  • VTC et taxis : c’est là que ça paie le mieux. Bolt verse ainsi 50 € fixes par mois, plus une part variable, et Rainbooh annonce de 100 à 250 € HT par mois selon le format,
  • Le piège : un message qui promet des centaines d’euros par semaine, avec un chèque à encaisser puis à reverser en partie,
  • Mon conseil : inscrivez-vous si une plateforme active couvre votre ville, puisque c’est gratuit, mais ne comptez pas dessus pour boucler vos fins de mois.

Combien rapporte une publicité sur voiture rémunérée ? Les vrais montants.

Commençons par la question qui vous amène. Pour y répondre, j’ai séparé ce que les plateformes annoncent de ce que des conducteurs ont réellement touché, d’après des témoignages datés. Car l’écart est énorme :

SourceFormatMontantCe que c’est vraiment
Conductrice interrogée par Le Figaro (mai 2025)Autocollants de portière50 € pour 1 moisMontant reçu (Loopicom, dissoute depuis)
Conducteur interrogé par TF1 (janvier 2025)Autocollants de portière150 € pour 3 moisMontant reçu, soit 50 € par mois
Stick&Drive (2026)Lunette arrière50 à 100 € par moisMontant fixé dans le contrat, avant de signer
Loue Ta Portière (2026)Kit Urban ou Premium100 à 300 € par mois « en moyenne »Estimation : rémunération variable, calculée jour par jour selon vos trajets
Pub-Car (2026)Portières, lunette arrière60 à 100 € par moisGrille affichée, mais éditeur radié le 25/09/2026
Bolt (VTC, 2026)Logo Bolt50 € fixes par mois + une part variableMontant officiel, réservé aux chauffeurs Bolt
Aperçu IA de GoogleCovering completJusqu’à 500 € par moisAucune source, et aucune plateforme active en France ne l’annonce
Publicité sur voiture rémunérée : montants relevés par La Boîte à Sous le 13 octobre 2026, sur les sites des plateformes et dans la presse.

Vous le voyez donc : les seuls montants versés que j’ai retrouvés pour des voitures de particuliers tournent autour de 50 € par mois. Les fourchettes plus hautes sont des estimations ou des promesses. Celle de Loue Ta Portière, par exemple, n’engage pas la plateforme : selon ses conditions générales, la rémunération est variable et son montant n’est pas fixé à l’avance, sauf si une campagne prévoit un montant fixe.

Ce que 50 € par mois représentent pour votre budget auto.

Pour mettre ces montants en perspective, j’ai pris le barème kilométrique officiel 2026, qui sert à estimer le coût d’utilisation d’une voiture, et le kilométrage moyen en France : 11 600 km en 2025 selon le service statistique du ministère de la Transition écologique. Pour une voiture de 5 CV, cela donne environ 5 536 € par an, soit 461 € par mois ou 48 centimes par kilomètre. Résultat :

  • 50 € par mois couvrent environ 11 % de ce coût, soit 5 centimes par kilomètre parcouru,
  • 100 € par mois, le haut de la fourchette de Stick&Drive, en couvrent environ 22 %,
  • une seule campagne de 3 mois à 50 € dans l’année (150 €) représente moins de 3 % du coût annuel.

Bien sûr, le barème est une estimation fiscale, pas votre facture réelle. Mais l’ordre de grandeur est clair : une pub sur votre voiture peut payer un plein de temps en temps, pas votre voiture.

« 40 à 500 € par mois » : d’où vient ce chiffre ?

C’est le chiffre que vous croiserez partout, jusque dans l’Aperçu IA de Google. Je suis donc remontée à sa source. Et je n’en ai pas trouvé :

D’où vient la fourchette de 40 à 500 euros par mois pour la publicité sur voiture rémunérée : Carlogo payait 61 à 110 euros par mois en 2001-2002, un magazine auto écrit 50 à 500 euros sans source en 2013, un comparateur d’assurance en fait une grille en 2016, recopiée jusqu’à l’Aperçu IA de Google en 2026. Les montants vérifiables tournent autour de 50 euros par mois
Infographie La Boîte à Sous du 13 octobre 2026, d’après les archives de carlogo.fr (Wayback Machine), la presse datée et les sites des plateformes.

Tout d’abord, il y a Carlogo, pionnière du secteur au début des années 2000. D’après les archives de son site, elle versait environ 61 € pour un mois au plus petit format, et jusqu’à 110 € au plus grand. En 2013, un magazine automobile parle ensuite de « 50 à 500 € », sans citer la moindre source. Trois ans plus tard, un comparateur d’assurance transforme cette fourchette en grille par format (de 40-70 € pour la lunette arrière à 250-500 € pour un covering complet), qu’il n’a pas modifiée depuis. Ensuite, d’autres sites la recopient, jusqu’à l’IA de Google.

Même histoire pour les « 500 euros par mois » de plusieurs titres de presse en 2025. Dans un article consacré à Loopicom, un magazine économique a écrit qu’un covering complet pouvait rapporter jusqu’à 500 € par mois. Or Loopicom ne proposait que des autocollants de portière, à partir de 50 €. Quatre autres journaux ont pourtant repris le chiffre en titre.

Vos chances d’être sélectionné : beaucoup d’inscrits, très peu de campagnes.

Le vrai problème n’est pas tant le montant que la rareté des campagnes. En mai 2025, la cofondatrice de Loopicom expliquait au Figaro que la plateforme comptait 5 000 inscrits pour seulement deux campagnes : 5 voitures pendant 3 mois dans le Genevois, puis 10 voitures pendant 1 mois près de Bordeaux. Faites le calcul : environ 15 voitures retenues sur 5 000, soit 0,3 % des inscrits.

Loue Ta Portière ne cache pas non plus la situation. Dans un article de juillet 2026, la plateforme se dit encore en phase de développement commercial. Elle ne promet aucun délai, prévient que l’attente peut durer plusieurs semaines ou plusieurs mois, et rappelle qu’une inscription ne garantit ni campagne ni rémunération. Sa première campagne documentée, en septembre 2026, portait sur 8 voitures pendant deux mois, pour l’ouverture d’un Burger King à Carentan.

Et ce n’est d’ailleurs pas propre à la France. Aux États-Unis, Carvertise revendique 350 000 conducteurs dans son réseau, pour un peu plus de 2 000 campagnes depuis 2012. Autrement dit, l’immense majorité des inscrits n’aura jamais d’autocollant sur sa voiture.

Bref, la pub sur voiture se mérite, et elle se fait attendre. Si vous préférez un gain qui ne dépend ni d’une campagne, ni d’une sélection parmi des milliers d’inscrits :

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Publicité sur voiture rémunérée : comment ça marche, concrètement ?

Le principe de la publicité sur voiture rémunérée est simple : une plateforme (on parle aussi de régie) met en relation des annonceurs, souvent des commerces locaux, avec des particuliers qui roulent beaucoup. Vous prêtez une partie de votre carrosserie ou de votre lunette arrière, et la plateforme vous reverse une partie de ce que paie l’annonceur. Voici comment ça se passe, d’après les conditions des plateformes que j’ai lues :

  • 1. Vous vous inscrivez gratuitement. Identité, permis, carte grise, assurance, photos de la voiture, RIB et parfois vos habitudes de trajet,
  • 2. Vous attendez une campagne. La plateforme choisit les voitures selon la zone, le kilométrage et l’état du véhicule. Vous pouvez refuser une marque qui ne vous plaît pas,
  • 3. Vous signez pour une durée précise, de 1 à 12 mois, avec un format (lunette arrière, portières, capot) et un montant, fixe ou variable,
  • 4. La pose : un professionnel colle l’adhésif chez Loue Ta Portière et Stick&Drive, alors que d’autres vous envoient un kit à poser vous-même,
  • 5. Vous prouvez que vous roulez avec, par une photo chaque mois, une application de géolocalisation ou un boîtier GPS,
  • 6. Vous êtes payé, par virement chaque mois ou toutes les deux semaines, ou en fin de campagne. Certaines plateformes ont aussi payé en bons d’achat ou en cadeaux,
  • 7. La dépose : la plateforme retire l’adhésif en fin de campagne. Ne le décollez pas vous-même, certaines vous factureraient la remise en état.

Ce n’est donc pas tout à fait le « revenu passif, sans effort » que vantent certains sites. Il faut garder la voiture propre, rouler suffisamment dans la bonne zone et envoyer ses preuves à temps. Rien d’insurmontable, mais mieux vaut le savoir avant.

Les plateformes de publicité sur voiture rémunérée vérifiées en octobre 2026.

C’est la partie qui manque partout ailleurs. J’ai pris toutes les plateformes de publicité sur voiture rémunérée citées par Google, la presse et les forums, puis j’ai vérifié trois choses pour chacune : l’entreprise existe-t-elle encore (registre officiel et annonces du BODACC), le site fonctionne-t-il, et que disent ses conditions ? Voici le résultat :

Statut des plateformes de publicité sur voiture rémunérée au 13 octobre 2026 : Loue Ta Portière active, Pub-Car avec un éditeur radié, Pub’n’Drive à l’offre figée, OtoComCom fermée, Loopicom dissoute, Yocar et It’s My Car liquidées, Carlogo radiée, Rainbooh et Noohmads réservées aux taxis et VTC
Infographie La Boîte à Sous du 13 octobre 2026, d’après le BODACC, l’Annuaire des entreprises, la Wayback Machine et les sites des plateformes.

Le comparatif des plateformes encore en ligne.

Voici ce qu’annoncent les plateformes qui fonctionnent encore, et ce qu’il faut savoir sur chacune :

PlateformePour qui, où, quel formatRémunération et paiementMon verdict
Loue Ta PortièreParticuliers, toute la France. Ronds sur portières et capot, ou portières entières, + lunette arrière100 à 300 € par mois « en moyenne », variable selon vos trajets. Virement tous les 15 jours✅ Active, mais en démarrage : 1re campagne documentée en septembre 2026
Stick&DriveParticuliers, Pyrénées-Orientales. Lunette arrière50 à 100 € par mois, fixés dans le contrat. Virement mensuel, après une photo✅ Active depuis août 2026, claire, mais très locale
Pub-CarParticuliers, « places limitées par ville ». Portières, lunette arrière60 à 100 € par mois. Paiement non précisé⚠️ Entreprise éditrice radiée le 25/09/2026 : prudence
Pub’n’DriveParticuliers (société près d’Orléans). Affiche sur la lunette arrièreJusqu’à 50 € par mois, par chèque⚠️ Page conducteurs figée depuis 2013
BoltChauffeurs VTC actifs sur Bolt. Logo Bolt50 € fixes par mois + une part variable, après une photo mensuelle✅ Actif, réservé aux VTC
RainboohTaxis et VTC électriques ou hybrides, 10 métropoles. De 3 m² au covering complet100 à 250 € HT par mois selon le format. Virement entre le 1er et le 5 du mois✅ Actif, réservé aux pros
NoohmadsVTC de la flotte FlexiFleet ou partenaires. Portières au covering completMontant fixe par campagne, non publié. Déduit du loyer ou versé✅ Actif, réservé aux pros
Comparatif des plateformes de publicité sur voiture rémunérée encore en ligne, relevé par La Boîte à Sous le 13 octobre 2026 sur leurs sites et conditions générales.

Loue Ta Portière : la seule plateforme nationale active, toute jeune.

Derrière Loue Ta Portière, on trouve une vraie société, ancienne et en règle : Pub-Eprint, une SARL du Gard créée en 2008, active et sans procédure collective d’après le registre. En revanche, la plateforme elle-même est récente. Son nom de domaine existe depuis 2018, mais le site affichait encore « en construction » fin 2025, et il n’est vraiment en ligne que depuis janvier 2026.

Publicité sur voiture rémunérée chez Loue Ta Portière, page conducteurs en octobre 2026 : 100 à 300 euros par mois annoncés, minimum 10 km par jour en circulation, véhicule stationné en zone urbaine ou périurbaine, conducteur majeur titulaire du permis B
La page conducteurs de Loue Ta Portière, capturée le 13 octobre 2026. Le montant affiché est une estimation, pas une garantie.

Côté conditions, la plateforme demande finalement peu de choses : être majeur avec le permis B, une carrosserie saine, une voiture utilisée tous les jours (au moins 10 km par jour) et garée en ville ou en périphérie. Deux kits existent : Urban (des ronds sur les portières et le capot, plus un adhésif micro-perforé sur la lunette arrière) et Premium (les portières entières, le capot et toute la lunette). Des professionnels posent et retirent le kit, sans frais pour vous, et vous choisissez une durée de 1, 3, 6 ou 12 mois.

Comment vous seriez payé : ce que disent ses conditions générales.

C’est en lisant ses conditions générales conducteurs (version du 24 septembre 2026) que j’ai compris comment vous seriez payé, et personne ne l’explique :

  • Un boîtier de mesure, installé dans la voiture, relève votre position, la distance parcourue et votre vitesse,
  • Seuls certains trajets comptent : ceux faits à moins de 110 km/h, dans un rayon de 40 km autour de votre domicile ou de votre travail, et entre 6 h et 23 h. Vos vacances, l’autoroute et les trajets de nuit ne rapportent donc rien,
  • Le montant est calculé jour par jour, et il n’est pas garanti, sauf si une campagne prévoit un montant fixe,
  • Le paiement se fait par virement, par périodes de 15 jours, selon les conditions générales. La FAQ du site parle, elle, d’un versement chaque semaine,
  • Vous ne pouvez pas retirer le kit pendant la campagne. Une dépose non autorisée peut vous être facturée,
  • Interdiction de traiter en direct avec l’annonceur, pendant la campagne et les 12 mois qui suivent.

Bon à savoir : qui publie le premier résultat de Google.

Un dernier point que je préfère vous signaler : le premier résultat de Google sur « publicité sur voiture rémunérée » est un article qui présente Loue Ta Portière comme la plateforme de référence. Or il est publié par un vendeur d’adhésifs qui appartient à la même société, d’après les mentions légales des deux sites. Rien d’illégal, mais ce n’est pas un avis indépendant.

Mon avis : c’est aujourd’hui la seule option sérieuse au niveau national. L’inscription est gratuite et la société est solide. Mais la plateforme démarre, et vous pourriez attendre longtemps avant votre première campagne.

Stick&Drive : la plus transparente, mais seulement dans les Pyrénées-Orientales.

Stick&Drive est une toute jeune SAS, immatriculée le 12 août 2026 à Reynès, près de Céret. Son fondateur l’a présentée sur le site de la radio ICI (ex-France Bleu) fin septembre : une vingtaine d’automobilistes s’étaient déjà inscrits, et les premières voitures devaient rouler avant la fin octobre. Elle ne couvre pour l’instant que les Pyrénées-Orientales et les zones voisines.

Ce qui m’a plu, c’est la clarté de sa FAQ. Le contrat fixe le montant, généralement de 50 à 100 € par mois, avant que vous signiez. Vous êtes payé par virement chaque mois, après avoir envoyé une photo de l’autocollant entre le 30 et le 8 du mois suivant. Il n’y a pas de boîtier GPS : la plateforme vérifie seulement le kilométrage à l’inscription et à mi-campagne. Des professionnels se chargent de la pose et du retrait, sans frais.

En revanche, les critères sont plus stricts : une voiture de moins de 15 ans, avec un contrôle technique à jour, et la plupart des campagnes demandent de 700 à 1 000 km par mois. Les campagnes durent de 3 à 12 mois. Fait intéressant, son fondateur a aussi donné le prix côté entreprises : un annonceur paiera 175 à 200 € par mois pour une voiture floquée. Je reviens plus bas sur ce que cela dit du modèle.

Pub-Car : un site toujours ouvert, une entreprise radiée.

Pub-Car est la deuxième plateforme citée par l’Aperçu IA de Google. Son site prend toujours des inscriptions le 13 octobre 2026, avec une grille claire : de 60 € par mois pour un adhésif sur un côté, à 100 € pour les deux côtés et la lunette arrière, avec un engagement de 3 mois et un kit à poser vous-même.

Publicité sur voiture rémunérée chez Pub-Car : offres conducteurs d’octobre 2026, de 60 à 100 euros par mois, alors que l’entreprise individuelle qui édite le site a été radiée le 25 septembre 2026
Les offres de Pub-Car capturées le 13 octobre 2026. Selon le registre officiel, l’entreprise indiquée comme éditrice a cessé son activité le 25 septembre 2026.

Le problème, c’est ce qu’il y a derrière. Ses conditions générales désignent comme éditeur une entreprise individuelle de Dijon, inscrite pour de la réparation d’ordinateurs. D’après le registre officiel, elle a cessé son activité et a été radiée le 25 septembre 2026, ce que confirme une annonce du BODACC du 30 septembre. Les mêmes conditions annoncent un « capital social » pour une auto-entreprise (ce qui n’existe pas), donnent une adresse Gmail comme contact, et ne disent rien du mode ni de la date de paiement des conducteurs. Enfin, en 2024, le site promettait jusqu’à 200 € par mois, deux fois plus qu’aujourd’hui.

Je ne parle pas d’arnaque : rien ne le prouve, et une autre structure a peut-être repris l’activité. Mais tant que le site n’indique pas clairement qui l’exploite aujourd’hui, je ne m’y inscrirais pas, et surtout je n’y enverrais ni RIB ni pièce d’identité.

Pub’n’Drive et OtoComCom : des sites toujours en ligne, mais à l’abandon.

Certaines pages apparaissent encore très haut dans Google, alors qu’elles n’ont pas bougé depuis des années :

  • Pub’n’Drive : la société existe toujours, mais elle fait aujourd’hui surtout des sites web à Orléans. Sa page conducteurs (« jusqu’à 50 € par mois » pour une affiche sur la lunette arrière, payés par chèque) porte la mention « 2010-2013 », et sa page d’actualités renvoie une erreur. Je n’y ai trouvé aucune campagne récente,
  • OtoComCom : le site affiche toujours « 100 euros par mois ». Mais la société qui l’exploitait est fermée depuis juillet 2022, et son certificat de sécurité a expiré en septembre 2026 : votre navigateur affiche une alerte. En réalité, ces 100 € servaient à « acheter » chaque mois au moins 60 photos de votre voiture.

Loopicom, Yocar, It’s My Car, Carlogo : fermées, mais encore recommandées.

Ce sont pourtant les noms que vous lirez le plus souvent, y compris dans des articles de 2026 :

  • Loopicom (fiche officielle) : la start-up lyonnaise la plus citée par la presse en 2025 et 2026. Le BODACC a publié sa dissolution le 24 avril 2026, et son adresse renvoie aujourd’hui vers un site de jouets américain. Un grand site d’information financière la présentait encore comme active quatre jours plus tard,
  • Yocar (fiche officielle) : liquidation judiciaire le 1er octobre 2024, clôturée en juin 2026. Son site parle désormais d’astrologie et de recettes de cuisine,
  • It’s My Car (fiche officielle) : liquidation judiciaire en janvier 2022, clôturée en février 2024. Elle payait d’ailleurs en produits et en bons d’achat, pas en argent,
  • Carlogo : la pionnière du secteur, fermée fin 2011. Son nom de domaine est à vendre, et un comparateur d’assurance la présente toujours comme le « leader du marché »,
  • Et les autres : Com’on Car, JeRouleFute, Movin’ Pub, Notopub, TiPub ou Blik n’ont plus de site qui fonctionne.
Page d’accueil d’It’s My Car en 2020, ancienne plateforme de publicité sur voiture rémunérée qui payait en produits et en bons d’achat, liquidée depuis
It’s My Car en 2020, à l’époque de la première version de cet article. La plateforme promettait « des produits et des bons d’achat ». Elle a été placée en liquidation judiciaire en janvier 2022.

Pourquoi autant de fermetures ? Parce que le modèle est fragile : il faut assez d’annonceurs pour occuper les conducteurs, et assez de conducteurs dans chaque ville pour intéresser les annonceurs. C’est exactement ce qu’on va voir maintenant.

Pourquoi la publicité sur voiture rémunérée paie si peu.

Quand on voit un camion entièrement floqué, on imagine qu’une voiture couverte de pub doit rapporter gros. En réalité, l’équation économique de la publicité sur voiture rémunérée est serrée, et elle explique à la fois les petits montants et les fermetures en série.

Ce que paie l’annonceur, et ce qu’il vous reste.

Les plateformes ne publient presque jamais leurs tarifs. Une seule l’a fait récemment : selon son fondateur, interrogé par la radio ICI, Stick&Drive facture 175 à 200 € par mois et par voiture à l’annonceur. Côté conducteur, elle affiche une estimation de 75 € par mois (entre 50 et 100 € selon sa FAQ). Autrement dit, vous toucheriez environ 40 % de ce que paie la marque (75 € sur 175 à 200 €). Le reste couvre l’impression, la pose et la dépose par un professionnel, le suivi des campagnes et la marge de la plateforme.

Et c’est pour ça que le covering complet reste rare chez les particuliers. Habiller entièrement une citadine coûte déjà 1 500 à 3 000 € d’après les guides de prix des professionnels du flocage, contre environ 150 € pour un adhésif micro-perforé sur la lunette arrière. Sur une campagne de quelques mois, le vinyle coûterait donc plus cher que ce que l’annonceur pourrait vous verser. Les plateformes préfèrent ainsi les petits formats : la lunette arrière, des ronds ou des bandes sur les portières.

Les conducteurs attendent 100 €, les entreprises en proposent 50.

Un mémoire de master soutenu à l’UCLouvain (Belgique, 2022) a posé la question des deux côtés. Sur 311 particuliers interrogés, près de la moitié se disaient intéressés, et le minimum attendu le plus souvent cité était de 100 € par mois. Mais sur les 19 entreprises intéressées, 12 ne voulaient pas payer plus de 50 € par mois et par voiture. C’est une petite enquête, à prendre comme une tendance, mais elle résume bien le problème : l’écart entre ce que vous espérez et ce que les annonceurs sont prêts à payer.

Et les chiffres d’audience qu’on vous ressort partout ?

Pour convaincre, les régies citent souvent « 30 000 à 70 000 vues par jour » pour une voiture floquée, ou « 97 % des gens remarquent les pubs sur les véhicules ». J’ai cherché leur origine. Le premier vient d’une analyse américaine de 2003, réalisée par un cabinet privé, et dont la méthode est introuvable. Le second ne figure pas dans les études américaines auxquelles on le rattache : la plus citée mesure en réalité la part d’Américains qui avaient circulé en voiture dans le mois (97 à 98 %), pas ceux qui remarquent une pub. Bref, ne vous fiez pas à ces chiffres pour estimer la valeur de votre voiture.

Publicité rémunérée sur une voiture VTC ou un taxi : là où ça paie un peu mieux.

C’est l’une des questions que Google remonte le plus, et c’est logique : un VTC roule toute la journée en ville, exactement ce que veulent les annonceurs. C’est donc chez les chauffeurs professionnels que la publicité sur voiture rémunérée est la plus active en 2026, avec trois acteurs.

Bolt : 50 € fixes par mois, plus une part variable.

Bolt paie ses propres chauffeurs pour rouler avec son logo. D’après sa page officielle pour les chauffeurs français, le programme verse un montant fixe de 50 € par mois, à condition que l’adhésif soit en place et que la photo mensuelle soit validée dans l’appli. S’y ajoute une compensation variable par paliers, qui augmente avec votre activité. Les montants de ces paliers varient selon la ville et ne sont pas publiés : ils vous sont communiqués à l’inscription. La pose est gratuite, et vous pouvez sortir du programme quand vous voulez.

Bolt a d’ailleurs divisé ce fixe par deux au printemps. Un chauffeur a publié le 8 mai 2026 sur le forum Uberzone le courriel de Bolt annonçant la fin de l’offre « 100 € fixe + 8 % variable » au 31 mai, remplacée par 50 € fixes et une part variable au 1er juin.

Publicité sur voiture rémunérée pour les VTC : courriel de Bolt aux chauffeurs en mai 2026, fin de l’offre de publicité Branded Cars à 100 euros fixes plus 8 pour cent variable au 31 mai, nouvelle offre à 50 euros fixes par mois plus une compensation variable au 1er juin
Le courriel de Bolt publié le 8 mai 2026 par un chauffeur sur le forum Uberzone (capture de l’auteur, non vérifiée par La Boîte à Sous). La page officielle de Bolt confirme les nouvelles conditions.

Un contrat sans exclusivité, mais une voiture marquée.

Bonne nouvelle en revanche dans le contrat en vigueur depuis le 1er mai 2026 : il n’y a aucune exclusivité. Vous restez libre de rouler pour Uber ou Heetch avec le logo Bolt. Bolt peut toutefois mettre fin à l’accord avec 30 jours de préavis, et il n’est pas responsable de la peinture, sauf si le dommage vient de la pose ou de la dépose par son prestataire. Le vrai inconvénient, souligné par un chauffeur dans une vidéo YouTube : une voiture marquée d’une appli fait moins « chauffeur privé » auprès d’une clientèle d’affaires ou d’hôtels.

En Suisse, Bolt est plus transparent : sa page suisse affiche de 80 à 690 CHF par mois selon la ville et le nombre de courses, mais interdit les autocollants d’autres plateformes et demande un dépôt de 50 CHF, perdu si vous manquez le rendez-vous de pose.

Rainbooh : de 100 à 250 € HT par mois, pour les taxis et VTC électriques ou hybrides.

Rainbooh est une régie parisienne créée en 2021, active au registre, qui annonce plus de 3 500 taxis et VTC dans une dizaine de métropoles. Sa FAQ pour les chauffeurs donne enfin des chiffres : de 100 à 250 € HT par mois selon la campagne, par exemple 120 € pour un adhésif sous les poignées de portières et 200 € pour les portières, les ailes et le capot. Le paiement arrive par virement entre le 1er et le 5 du mois suivant.

Mais il faut être chauffeur indépendant, avec une voiture électrique, hybride ou à hydrogène, et ne porter qu’une campagne à la fois. Là encore, une inscription validée ne garantit pas de campagne. Sur Uberzone, des chauffeurs racontent avoir touché 350 € pour un mois et demi (fin 2023) ou 225 € TTC pour une campagne. L’appli affiche 4,5 sur 5 sur Google Play, mais les avis à 5 étoiles sont regroupés sur quelques journées, ce qui invite à la prudence. Les avis négatifs, plus anciens, parlent d’une voiture abîmée et d’aucune campagne proposée en Île-de-France.

Noohmads, et pourquoi pas Uber ?

Noohmads est la régie de FlexiFleet, un loueur de voitures pour VTC. Elle vise d’abord les chauffeurs de sa flotte et de ses partenaires, à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Nice. Elle promet un complément fixe par campagne, déduit du loyer de la voiture ou versé sur votre compte, mais ne publie aucun montant. Quant à Uber, je n’ai trouvé aucun programme d’autocollants rémunérés en France. Ses écrans publicitaires sur le toit des voitures ont été testés aux États-Unis en 2020, mais pas chez nous.

Vous n’êtes pas chauffeur, et aucune campagne ne passe par votre ville ? Dans ce cas, inutile d’attendre qu’une marque s’intéresse à votre portière pour commencer à gagner un peu :

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Comment être retenu pour une publicité sur voiture rémunérée (et quoi vérifier avant de signer).

Vous voulez quand même tenter votre chance ? Voici ce qui compte pour les plateformes, d’après leurs conditions, puis ce que je vérifierais avant de signer.

Ce que regardent les plateformes.

  • Votre zone : c’est le critère numéro un. Les campagnes sont locales (une ville, un département), car l’annonceur veut toucher ses propres clients. Habiter en ville ou en périphérie aide beaucoup,
  • Votre kilométrage : il faut rouler tous les jours. Loue Ta Portière demande au moins 10 km par jour, alors que la plupart des campagnes de Stick&Drive exigent de 700 à 1 000 km par mois,
  • Votre voiture : une carrosserie saine, sans rayures ni corrosion, souvent de moins de 15 ans. Une couleur neutre (blanc, gris, noir) rend le message plus lisible,
  • Votre stationnement : une voiture garée dans la rue ou sur un parking extérieur vaut plus qu’une voiture qui dort au garage,
  • Votre sérieux : des photos nettes à l’inscription, une voiture propre, des preuves envoyées à temps.

Mon conseil : inscrivez-vous sur les plateformes actives qui couvrent votre zone (c’est gratuit), complétez bien votre profil, puis oubliez-les. Si une campagne arrive, tant mieux. Mais ne refusez pas une autre opportunité en attendant.

Les 8 points à lire dans le contrat.

En comparant les conditions de Loue Ta Portière, de Stick&Drive et de Bolt, j’ai noté de vraies différences. Avant de signer, vérifiez donc ces 8 points :

Point à vérifierPourquoi c’est importantCe que j’ai trouvé
Montant fixe ou variable ?Le variable peut tomber sous l’estimationFixe chez Stick&Drive, variable chez Loue Ta Portière
En euros ou en bons d’achat ?Un bon ne vaut pas un virementVirement chez les plateformes actives
Quand êtes-vous payé ?Certaines paient en fin de campagneChaque mois (Stick&Drive, Bolt), tous les 15 jours (Loue Ta Portière)
Qui pose et qui retire ?Un retrait brutal abîme la peintureUn pro chez Loue Ta Portière, Stick&Drive et Bolt
Qui paie si la peinture est abîmée ?Un vernis arraché coûte cherBolt seulement si son poseur est en faute
Pouvez-vous arrêter en cours de route ?Une vente ou un déménagement arrive viteBolt : à tout moment. Loue Ta Portière : pas avant la fin
Quelles données sont collectées ?Un boîtier GPS voit vos trajetsPosition et vitesse chez Loue Ta Portière, photo chez Stick&Drive
Y a-t-il une exclusivité ?Elle limite vos autres campagnesUne campagne à la fois chez Rainbooh
Publicité sur voiture rémunérée : comparaison des conditions de Loue Ta Portière (24/09/2026), Stick&Drive (25/08/2026), Bolt (01/05/2026) et Rainbooh, relevée par La Boîte à Sous le 13 octobre 2026.

Et si la plateforme vous demande de payer quoi que ce soit, des frais de dossier, un kit ou une « réservation », arrêtez tout : aucune des plateformes sérieuses que j’ai étudiées ne le fait.

Publicité sur voiture rémunérée : est-ce légal ? Ce que dit vraiment la loi.

Oui, la publicité sur voiture rémunérée est légale, mais pas « 100 % légale » sans conditions, comme l’affirme l’Aperçu IA de Google. Le Code de la route autorise expressément la publicité peinte ou fixée sur les véhicules qui circulent ou stationnent normalement sur la voie publique (article R418-5). Mais plusieurs règles s’appliquent toujours, et j’en ai résumé l’essentiel ici :

Où peut-on coller une publicité sur sa voiture : portières, capot, ailes et vitres arrière autorisés, lunette arrière autorisée avec deux rétroviseurs extérieurs, pare-brise et vitres avant interdits sous 70 pour cent de transmission de la lumière, plaques et feux jamais couverts, publicité lumineuse ou réfléchissante interdite
Infographie La Boîte à Sous d’après le Code de la route, la Sécurité routière, le Code de l’environnement et le Code de la santé publique (textes en vigueur le 13 octobre 2026). Schéma simplifié.

Pare-brise, vitres et lunette arrière : où coller la pub.

  • Le pare-brise et les vitres latérales avant doivent laisser passer au moins 70 % de la lumière (article R316-3 du Code de la route). En dessous, c’est 135 € d’amende et 3 points en moins. Pas de pub à cet endroit, donc,
  • Les vitres arrière et la lunette arrière peuvent être couvertes. Pour la lunette, la Sécurité routière pose une seule condition : la voiture doit avoir deux rétroviseurs extérieurs, ce qui est obligatoire sur les voitures récentes de toute façon,
  • Les plaques et les feux ne doivent jamais être masqués, même en partie,
  • Pas de publicité lumineuse ni réfléchissante, et pas de visuel qui puisse être confondu avec un panneau routier (articles R418-1 et R418-2).

Et le fameux « film micro-perforé homologué » que l’IA de Google présente comme obligatoire sur la lunette arrière ? Je n’ai trouvé aucun texte qui l’impose. L’homologation porte sur le vitrage, pas sur un adhésif. Le micro-perforé reste une bonne solution pratique, car il vous laisse voir à travers dans le rétroviseur intérieur, mais ce n’est pas une obligation.

Les « 8 m² » de Google : une règle… pour les bateaux.

Dans les résultats de Google, l’extrait de la fiche officielle sur les publicités supportées par des véhicules affiche « panneaux plats » et « 8 mètres carrés ». Mais en ouvrant la fiche, on découvre que ces règles visent… la publicité sur les bateaux :

Publicité sur voiture rémunérée et loi : fiche officielle Entreprendre Service Public sur les publicités supportées par des véhicules, 12 mètres carrés maximum pour les véhicules terrestres utilisés principalement pour la publicité, 8 mètres carrés et panneaux plats pour les bateaux sur les eaux intérieures
Extraits de la fiche « Publicités supportées par des véhicules » (Entreprendre Service Public, vérifiée le 8 avril 2026), capturée le 13 octobre 2026.

Pour les véhicules terrestres, la limite est en réalité de 12 m². Et surtout, elle ne vise que les véhicules utilisés principalement pour faire de la publicité, comme les camions publicitaires (article R581-48 du Code de l’environnement). Votre voiture, qui sert d’abord à vos trajets, n’est pas concernée par cette limite.

Une nuance tout de même : c’est le juge qui apprécie au cas par cas. Si une voiture tournait ou restait garée dans le seul but d’exposer une pub, elle pourrait être traitée comme un véhicule publicitaire, avec à la clé l’interdiction de stationner en vue de la rue. Rouler normalement avec un autocollant ne pose aucun problème.

Les pubs que vous devez refuser.

Certaines publicités sont interdites ou très encadrées, quel que soit le support. Le tabac est totalement interdit (L3512-4 du Code de la santé publique). Pour l’alcool, la loi Évin fixe une liste fermée de supports, et les véhicules n’y figurent que pour la livraison des boissons (L3323-2) : refusez-la donc sur votre voiture. Stick&Drive l’exclut d’ailleurs dans ses conditions. À noter aussi, la publicité pour la mode ultra-express sera interdite à partir du 1er janvier 2027. Ces contenus relèvent d’abord de l’annonceur et de la plateforme, mais vous restez libre de refuser une campagne qui vous met mal à l’aise.

Carte grise, voiture en LOA ou LLD, voiture de société.

  • Carte grise : vous n’avez rien à déclarer pour un autocollant. Seules les transformations qui modifient une caractéristique inscrite sur la carte grise doivent l’être (article R322-8), et la fiche service-public n’y range pas un covering,
  • Voiture en LOA ou en LLD : elle appartient au loueur. Les contrats types que j’ai lus interdisent toute modification sans son accord écrit, et facturent la dépose des adhésifs à la restitution. Demandez donc l’autorisation avant de vous inscrire,
  • Voiture de société : même logique, il faut l’accord de votre employeur. Et si c’est votre employeur qui vous paie pour afficher sa propre pub sur votre voiture personnelle, la Cour de cassation y voit un complément de salaire, soumis à cotisations (arrêt du 5 novembre 2015).

Assurance : faut-il prévenir son assureur ?

Sur l’assurance d’une publicité sur voiture rémunérée, on lit tout et son contraire : « obligatoire » pour l’IA de Google, pas nécessaire « dans la grande majorité des cas » selon l’une des plateformes. La vérité est entre les deux.

Ce que dit la loi (article L113-2 du Code des assurances) : vous devez prévenir votre assureur, par lettre ou envoi recommandé et dans les 15 jours, de toute circonstance nouvelle qui aggrave le risque et rend inexactes les réponses que vous lui avez faites à la souscription. Un autocollant n’aggrave pas forcément le risque. Mais si la campagne vous fait rouler davantage, alors que vous avez un contrat au kilomètre ou un kilométrage déclaré, ou si votre contrat pose une question sur l’usage du véhicule, c’est différent.

Or, si vous ne dites rien alors que l’assureur estime qu’il aurait dû savoir, vous risquez une indemnité réduite après un sinistre, voire un contrat annulé en cas de fausse déclaration volontaire (service-public). Mon conseil est donc simple : envoyez un courriel ou un courrier à votre assureur avant la pose, en précisant le format de l’adhésif et la durée de la campagne, et gardez sa réponse. Loue Ta Portière vous demande d’ailleurs, dans ses conditions, de vérifier que votre contrat ne s’oppose ni à l’adhésif, ni au boîtier, ni à la rémunération.

Profitez-en pour lui poser une autre question : l’adhésif est-il couvert s’il est vandalisé ou abîmé dans un accrochage ? Ce n’est pas toujours le cas dans une formule standard. Certaines plateformes le réparent d’ailleurs elles-mêmes si vous n’êtes pas en tort.

Impôts : comment déclarer l’argent de la pub sur sa voiture ?

Première règle, qui ne souffre aucune discussion : cet argent se déclare dès le premier euro. Comme le rappelle impots.gouv.fr, il n’existe aucun montant en dessous duquel un revenu échappe à la déclaration. Et les plateformes peuvent transmettre vos gains au fisc : Loue Ta Portière le prévoit dans ses conditions.

Deuxième point, plus flou : dans quelle case ? Aucun texte officiel ne traite spécifiquement de la publicité rémunérée sur une voiture de particulier. L’IA de Google parle de « BNC », mais sans source. La doctrine publiée penche plutôt pour les BIC, puisque l’administration y range la location d’une voiture ou d’un bien. Voici les deux options, sur la déclaration complémentaire n° 2042-C-PRO :

OptionCase (déclarant 1)AbattementQuand ?
BIC non professionnels (prestations de services)5NP50 %, minimum 305 €La lecture la plus cohérente avec la doctrine : location d’un bien ou prestation commerciale
BNC non professionnels5KU34 %, minimum 305 €Catégorie « fourre-tout » pour les revenus qui n’entrent nulle part ailleurs
Sources : formulaire 2042-C-PRO 2026, fiche « Je propose un service contre rémunération » d’impots.gouv.fr (avril 2026). Catégorie non tranchée officiellement pour la publicité sur véhicule.

En cas de doute, posez la question via la messagerie sécurisée de votre espace particulier sur impots.gouv.fr, et gardez la réponse. Côté Urssaf, la situation n’est pas plus claire : la location d’un bien ne donne pas lieu à cotisations en dessous de 9 420 € de recettes par an (seuil 2025), alors que les prestations de services se déclarent dès le premier euro (page Économie collaborative de l’Urssaf). Si la pub sur voiture devenait une vraie activité, la micro-entreprise serait la voie normale : j’explique comment créer sa micro-entreprise dans un autre guide.

Combien il vous reste vraiment, après impôts.

Bonne nouvelle : grâce à l’abattement minimal de 305 €, de petites sommes ne coûtent rien. J’ai fait le calcul avec les prélèvements sociaux de 18,6 % (taux applicable aux revenus 2025, déclarés en 2026) et l’impôt sur le revenu à votre taux marginal :

Ce que vous touchez dans l’annéeMontant imposableIl vous reste, non imposableIl vous reste, tranche à 11 %
150 € (une campagne de 3 mois à 50 €)0 €150 €150 €
300 € (6 mois à 50 €)0 €300 €300 €
600 € (12 mois à 50 €)295 €545 €513 €
1 200 € (12 mois à 100 €)600 € (BIC) à 792 € (BNC)1 053 à 1 088 €966 à 1 022 €
Calculs La Boîte à Sous du 13 octobre 2026 : abattement de 50 % (BIC) ou 34 % (BNC), minimum 305 €, prélèvements sociaux de 18,6 %, sans autre revenu de ce type. Montants arrondis à l’euro. Il faut déclarer les sommes même quand le montant imposable est nul.

Vous l’aurez compris : à 50 € de temps en temps, l’impôt ne change pas grand-chose. Il faut surtout penser à déclarer. Et si vous êtes payé en bons d’achat ou en carte carburant, ils se déclarent en principe aussi, pour leur valeur : c’est une contrepartie comme une autre.

Arnaque à la publicité sur voiture rémunérée : le piège du faux chèque.

Si vous cherchez « publicité sur voiture rémunérée », c’est peut-être parce qu’on vous a proposé de coller le logo d’une grande marque sur votre voiture contre plusieurs centaines d’euros par semaine. Dans ce cas, méfiance : c’est le scénario d’une arnaque bien connue, décrite par la FTC (l’autorité américaine de protection des consommateurs) et par le Centre antifraude du Canada. Voici comment elle fonctionne :

L’arnaque au faux chèque de la publicité sur voiture en 5 étapes : message non sollicité, paie promise de 300 à 700 dollars par semaine, chèque plus gros que prévu, somme à reverser au poseur, chèque rejeté et remboursé par la victime, avec 7 signaux d’alerte
Infographie La Boîte à Sous, d’après la FTC (2016 et 2024), le Centre antifraude du Canada, Red Bull, la Banque de France et Cybermalveillance.gouv.fr.

Le piège repose sur un délai bancaire. Quand vous déposez un chèque, la banque met souvent l’argent à disposition avant d’avoir vérifié qu’il est bon. Le chèque semble donc « passer », vous gardez votre « paie » et vous envoyez le reste au prétendu poseur d’adhésifs. Quelques jours ou quelques semaines plus tard, la banque découvre que le chèque est faux et le reprend. Vous avez perdu l’argent envoyé, et vous devez rembourser votre banque. Évidemment, personne ne vient jamais poser la pub.

Voici à quoi ressemble ce genre d’offre. Une victime l’a reçue par SMS en juin 2026, au nom de Red Bull, puis l’a publiée sur Reddit : 800 dollars par semaine, un chèque de 3 850 dollars, dont 3 000 à reverser au « graphiste ».

Faux formulaire Red Bull Car Advertisement Promotion reçu par SMS en juin 2026 : 800 dollars par semaine promis, chèque de banque de 3 850 dollars, 3 000 dollars à reverser au graphiste, exemple typique de l’arnaque à la publicité sur voiture rémunérée
Captures publiées sur Reddit (r/Scams) le 12 juin 2026 par u/AwkwardTurnip6207, recadrées par La Boîte à Sous. Ce n’est évidemment pas une offre de Red Bull.

La FTC donne une règle que je trouve imparable : une vraie marque paierait elle-même son poseur, au lieu de passer par vous. Et un chèque à encaisser puis à renvoyer en partie, c’est toujours une arnaque.

Et en France ?

Je n’ai pas trouvé d’article de presse français récent sur cette arnaque précise : les cas datés que j’ai retrouvés viennent des États-Unis et du Canada. Mais elle circule aussi en français. Red Bull décrit ainsi sur sa page française une « escroquerie de promotion » où l’on fait miroiter une rémunération pour mettre sa publicité sur votre voiture, afin de récupérer vos données personnelles. La marque précise qu’elle ne fait pas ce type de publicité.

Arnaque à la publicité sur voiture rémunérée, alertes en français : la fiche Habillage de voiture du Centre antifraude du Canada et l’escroquerie de promotion sur véhicule particulier décrite par Red Bull
Extraits des pages du Centre antifraude du Canada (modifiée le 12 décembre 2025) et de Red Bull France (mise à jour le 21 avril 2023), capturés le 13 octobre 2026.

Le mécanisme du faux chèque, lui, est bien connu chez nous. La Banque de France décrit de faux employeurs, recrutés sur les réseaux sociaux, qui font encaisser des chèques volés ou contrefaits puis réclament un virement. Et Cybermalveillance.gouv.fr le résume en une consigne : n’encaissez jamais un chèque qui ne vient pas de votre employeur. Attention aussi à un risque moins connu : en faisant transiter cet argent, vous pourriez devenir, sans le savoir, une « mule » au service d’un réseau de blanchiment.

Les autres pièges : payer pour s’inscrire, ou confier ses papiers à n’importe qui.

Sans aller jusqu’au faux chèque, deux autres situations doivent vous alerter. D’abord, toute plateforme qui demande de l’argent, pour un kit, une inscription ou une « réservation ». Aucune des plateformes sérieuses que j’ai étudiées ne le fait. Ensuite, les sites qui réclament votre pièce d’identité, votre permis, votre carte grise et votre RIB alors qu’on ne sait pas qui les exploite. Ces documents valent de l’or pour usurper une identité.

Le bon réflexe prend deux minutes : lisez les mentions légales du site, puis tapez le nom ou le numéro SIREN de la société sur l’Annuaire des entreprises de l’État. Vous y verrez si elle est active, depuis quand, et si une procédure collective ou une radiation a été publiée au BODACC. C’est exactement comme ça que j’ai découvert les fermetures dont je vous parle plus haut.

Déjà encaissé le chèque ou envoyé vos papiers ? Les bons réflexes.

  • Appelez votre banque tout de suite, et ne virez plus rien. Si le chèque n’est pas encore déposé, ne le déposez pas,
  • Gardez toutes les preuves : SMS, e-mails, enveloppe, chèque, captures du formulaire,
  • Faites-vous aider sur 17Cyber, le service d’assistance de la police, de la gendarmerie et de Cybermalveillance,
  • Signalez l’annonce sur Pharos, et transférez le SMS frauduleux au 33700. Vous pouvez aussi appeler Info Escroqueries au 0 805 805 817 (appel gratuit),
  • Portez plainte, en ligne pour une escroquerie sur Internet (démarche THESEE), ou au commissariat ou à la gendarmerie,
  • Si vous avez envoyé vos papiers d’identité, signalez-le aussi à votre banque et surveillez vos comptes,
  • Avec une vraie plateforme qui ne paie pas ou a abîmé votre voiture, faites un signalement sur SignalConso.

Vous êtes en Belgique ? Transférez le message à suspect@safeonweb.be (Safeonweb). En Suisse, utilisez le formulaire de l’Office fédéral de la cybersécurité. Au Québec et au Canada, contactez le Centre antifraude du Canada au 1-888-495-8501. Pour aller plus loin, j’ai détaillé les arnaques qui circulent sur Facebook et les fausses offres de missions rémunérées.

Voiture publicitaire gratuite : pour les mairies et les associations, pas pour vous.

C’est l’une des recherches qui reviennent le plus souvent avec la publicité sur voiture rémunérée : peut-on rouler gratuitement dans une voiture couverte de pubs ? La réponse est oui… si vous êtes une mairie, un CCAS, un club sportif ou une association. Des sociétés comme Trafic Communication, Infocom France ou Visiocom prêtent en effet des minibus et des utilitaires neufs pendant 3 à 6 ans. Le véhicule est payé par les encarts publicitaires qu’elles vendent aux commerçants du coin, et la collectivité garde à sa charge l’assurance, le carburant et l’entretien.

Ce modèle est bien réel : on retrouve ces contrats dans les données publiques des marchés publics, avec des communes signataires jusqu’en juin 2026. L’État les traite d’ailleurs comme de vrais marchés publics, d’après une réponse ministérielle au Sénat. Mais pour un particulier, je n’ai trouvé aucune offre de voiture gratuite financée par la pub en France. Et la vidéo YouTube « Rouler gratuitement avec voiture publicitaire » qu’affiche Google (2020) parle en fait… de coller une pub sur sa propre voiture, avec des plateformes aujourd’hui disparues.

Et être payé pour conduire un camion publicitaire ?

Le métier existe, mais il est rarissime. Le 13 octobre 2026, je n’ai trouvé aucune offre de « chauffeur de camion publicitaire » ni de « chauffeur affichage mobile » sur France Travail, HelloWork ou Indeed. D’après Reporterre (janvier 2025), une dizaine d’agences font rouler ces camions, surtout à Paris, Lyon et Marseille, souvent pour une journée. La Ville de Paris les juge d’ailleurs non autorisés sur son territoire. Les vrais postes sont plutôt saisonniers, comme sur la caravane publicitaire du Tour de France, pour laquelle une agence d’intérim proposait 20 contrats d’un mois en 2026.

Publicité sur voiture rémunérée en Belgique, en Suisse, au Québec ou en Afrique.

La publicité sur voiture rémunérée existe-t-elle ailleurs dans la francophonie ? Voici ce que j’ai trouvé, pays par pays :

  • En Belgique : je n’ai trouvé aucune plateforme active pour les particuliers. Les sites cités par les anciens articles (PubOnMyCar, Capitalcarpub, Je Roule Malin) ne répondent plus. Bolt a une page « publicité » pour la Belgique, mais sans aucun montant,
  • En Suisse : Car Advertising, basée dans le canton de Vaud, prépare son lancement. C’est la seule plateforme qui publie sa commission (25 à 30 %) et un simulateur, de 20 à 35 CHF par mois pour des stickers et 500 km, jusqu’à 300 à 500 CHF pour un covering complet et 2 000 km par mois. Bolt paie aussi ses chauffeurs de 80 à 690 CHF par mois. Côté impôts, tous les revenus sont imposables (article 16 de la LIFD), mais une activité indépendante accessoire de moins de 2 500 CHF par an ne paie de cotisations AVS que sur demande (mémento AVS 2.02),
  • Au Québec et au Canada : l’américaine Carvertise dit couvrir les États-Unis et le Canada, avec 100 à 1 500 dollars par mois annoncés, mais sans liste des villes canadiennes. Je n’ai trouvé aucune plateforme québécoise. Le Centre antifraude du Canada met en revanche en garde contre les fausses offres d’« habillage de voiture »,
  • En Afrique francophone et au Maroc : les plateformes marocaines citées par la presse il y a quelques années (Hooplacar, Shoofny) ont disparu, et je n’en ai trouvé aucune autre. Pour des pistes qui fonctionnent vraiment, voyez mon guide des applications pour gagner de l’argent en Afrique.

Votre voiture peut rapporter plus autrement.

Soyons honnêtes : si votre but est de rentabiliser votre voiture, la publicité rémunérée n’est pas la meilleure piste en 2026. Voici les solutions qui fonctionnent mieux. Je les ai déjà vérifiées et chiffrées dans mes guides pour arrondir ses fins de mois et pour gagner de l’argent facilement, donc je vous en donne seulement l’essentiel ici.

Louer votre voiture quand elle ne roule pas.

C’est de loin ce qui rapporte le plus. Sur Getaround, racheté par le danois GoMore en 2026, la plateforme dit avoir reversé près de 60 millions d’euros aux propriétaires en 2025, pour plus de 700 000 locations, soit environ 85 € par location en moyenne (mon calcul). Sur Turo, le propriétaire garde de 80 à 90 % du prix selon la protection choisie. Comptez avec l’usure, les petits accrochages et le temps passé à gérer les remises de clés, et pensez à déclarer ces revenus.

Le covoiturage et les colis : des frais en moins, pas un salaire.

Sur BlaBlaCar, vous pouvez récupérer jusqu’à 90 € sur un trajet de 300 km avec 3 passagers, selon la plateforme, et Mobicoop ne prend aucune commission. Pour vos trajets domicile-travail, BlaBlaCar Daily a remplacé Klaxit et BlaBlaLines. Même principe avec Cocolis pour transporter des colis sur votre route. Mais attention, la règle est la même partout : vous partagez vos frais, sans faire de bénéfice. C’est justement pour ça que ces sommes ne sont pas imposables.

Devenir chauffeur VTC ou livreur : un vrai revenu, mais un vrai métier.

Si vous voulez vraiment gagner de l’argent avec votre voiture, il faut en faire un métier. Pour être chauffeur VTC sur Uber, Bolt ou Heetch, il faut une carte professionnelle, un statut d’indépendant et une assurance adaptée. C’est d’ailleurs chez les chauffeurs que la publicité sur voiture paie le mieux, comme on l’a vu plus haut. Pour la livraison de repas, le statut d’indépendant est aussi obligatoire.

Faire baisser ce que coûte votre voiture : le cashback.

Dernière piste, moins spectaculaire mais sans contrainte : récupérer un peu d’argent sur l’entretien. Le site de cashback eBuyClub compte 155 enseignes dans sa catégorie Auto & Moto. Le 13 octobre 2026, j’y relevais par exemple 0,8 % chez Norauto, jusqu’à 2 % chez Oscaro et 4 % chez Euromaster. Les taux changent souvent, donc vérifiez-les avant chaque achat. Pour choisir le bon site, j’ai comparé les meilleurs sites de cashback.

Application de cashback eBuyClub, utile pour récupérer de l’argent sur l’entretien et les pièces de sa voiture
L’application eBuyClub, telle qu’elle apparaissait dans ses visuels promotionnels de 2023.

Ce bouton est un lien de parrainage : si vous vous inscrivez, eBuyClub vous offre 3 €, et La Boîte à Sous peut aussi recevoir une prime.

Mon avis : la publicité sur voiture rémunérée, ça vaut le coup ?

Après avoir passé au crible toutes ces plateformes, voici ce que je vous conseillerais, selon votre situation :

  • Vous habitez une grande ville et roulez tous les jours : inscrivez-vous sur Loue Ta Portière, c’est gratuit. Mais considérez une campagne comme un bonus, pas comme un revenu,
  • Vous habitez dans les Pyrénées-Orientales : Stick&Drive est la plateforme la plus transparente que j’ai trouvée, avec un montant fixé dans le contrat et un paiement chaque mois,
  • Vous êtes chauffeur VTC : le programme de Bolt (50 € fixes par mois, plus une part variable) se cumule avec vos courses, sans exclusivité. Rainbooh paie mieux si votre voiture est électrique ou hybride. Pesez simplement l’effet sur votre clientèle privée,
  • Votre voiture est en LOA, en LLD ou appartient à votre employeur : obtenez d’abord un accord écrit, sinon le loueur vous facturera la dépose,
  • Vous voulez vraiment rentabiliser votre voiture : la location entre particuliers rapporte bien plus, et le covoiturage réduit vos frais. Tout est dans mon guide pour arrondir ses fins de mois,
  • Vous avez reçu un SMS de « Red Bull » ou de « Monster » : c’est une arnaque. Transférez-le au 33700, puis supprimez-le.

Alors, ça vaut le coup ?

Mon avis ? Oui pour s’inscrire, non pour compter dessus. La publicité sur voiture rémunérée existe toujours, mais en 2026, c’est un marché minuscule, où les plateformes naissent et meurent vite. Les montants réels tournent autour de 50 € par mois, uniquement pendant une campagne, et il faut d’abord être choisi parmi des milliers d’inscrits. Et la règle d’or ne change pas : une plateforme sérieuse vous paie, elle ne vous demande jamais d’argent.

Vous avez tout lu, et vous savez maintenant à quoi vous attendre. Alors, en attendant qu’une marque s’intéresse à votre portière, pourquoi ne pas commencer par un bonus qui, lui, ne dépend d’aucune campagne ?

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Ce que j’ai corrigé par rapport à la première version de cet article.

La première version de cet article, publiée en 2020, présentait 5 façons de gagner de l’argent avec sa voiture. Comme la plupart d’entre vous arrivent ici en cherchant la publicité sur voiture rémunérée, je l’ai recentrée sur ce sujet. Et en la reprenant, j’ai constaté que beaucoup d’informations n’étaient plus vraies :

  • It’s My Car, la seule plateforme de pub sur voiture citée, est en liquidation judiciaire depuis janvier 2022,
  • Les « 250 € par mois, sans rien faire » n’avaient pas de source. Les montants réellement versés que j’ai retrouvés tournent autour de 50 € par mois, le temps d’une campagne,
  • Les « 600 km par mois » exigés dépendent en fait de la plateforme : 10 km par jour chez Loue Ta Portière, 700 à 1 000 km par mois pour la plupart des campagnes de Stick&Drive,
  • Le coût d’une voiture, « environ 5 000 € par an », n’avait pas de source. Je l’ai remplacé par un calcul fondé sur le barème kilométrique officiel,
  • TravelCar ne propose plus de location de voitures entre particuliers : son site sert désormais à réserver des places de parking,
  • Kiwiiz s’est recentré sur la location de matériel et les services entre voisins,
  • Klaxit a fermé fin 2023, et BlaBlaLines a changé de nom : pour le domicile-travail, c’est désormais BlaBlaCar Daily,
  • Le covoiturage passait pour une « solution très lucrative ». C’est faux : la règle est le partage des frais, sans bénéfice,
  • Le Cab existe toujours, mais je n’ai pas pu vérifier ses conditions pour les chauffeurs, et j’ai donc retiré les chiffres de 2020.

FAQ : publicité sur voiture rémunérée.

Est-il possible d’être payé pour mettre de la publicité sur sa voiture ?

Oui, la publicité sur voiture rémunérée existe, mais les offres sont rares. En octobre 2026, seules deux plateformes pour particuliers sont actives en France : Loue Ta Portière, au niveau national mais en démarrage, et Stick&Drive, dans les Pyrénées-Orientales. Il faut d’abord qu’une campagne locale vous retienne, ce qui peut prendre des mois. Les chauffeurs VTC ont plus d’options, avec Bolt, Rainbooh et Noohmads.

Combien peut-on gagner avec une publicité sur sa voiture ?

Environ 50 € par mois dans les cas réels que j’ai retrouvés (50 € pour une campagne d’un mois, 150 € pour trois mois). Stick&Drive annonce de 50 à 100 € par mois, fixés dans le contrat, et Loue Ta Portière de 100 à 300 € « en moyenne », mais sans garantie. La fourchette de 40 à 500 € reprise par Google n’a aucune source, et aucune plateforme active en France ne propose 500 € par mois à un particulier.

Comment proposer sa voiture pour de la publicité ?

Inscrivez-vous gratuitement sur une plateforme active qui couvre votre zone : Loue Ta Portière partout en France, ou Stick&Drive dans les Pyrénées-Orientales. Il faut être majeur, avoir le permis, une voiture en bon état (souvent de moins de 15 ans), rouler tous les jours et vous garer en ville ou en périphérie. Ensuite, attendez une campagne, sans jamais payer quoi que ce soit.

Quelles plateformes de publicité sur voiture sont fiables en 2026 ?

Loue Ta Portière (éditée par une société créée en 2008) et Stick&Drive (SAS créée en août 2026) sont actives et ne demandent rien au conducteur. Pour les VTC, Bolt, Rainbooh et Noohmads sont actifs. En revanche, l’entreprise qui édite Pub-Car a été radiée le 25 septembre 2026, et Loopicom, Yocar, It’s My Car et Carlogo ont fermé, même si de nombreux sites les citent encore.

Est-il autorisé de mettre de la publicité sur sa voiture ?

Oui. Le Code de la route autorise la publicité fixée sur les véhicules qui circulent normalement (article R418-5). Il faut laisser libres le pare-brise et les vitres avant (70 % de transparence), ne jamais masquer plaques et feux, avoir deux rétroviseurs extérieurs si la lunette arrière est couverte, et refuser toute publicité lumineuse ou réfléchissante. La limite de 12 m² ne vise que les véhicules utilisés principalement pour la publicité.

Faut-il prévenir son assurance quand on met de la pub sur sa voiture ?

La loi oblige à déclarer, dans les 15 jours, une circonstance nouvelle qui aggrave le risque et rend inexactes vos réponses à la souscription (article L113-2 du Code des assurances). Un autocollant n’aggrave pas forcément le risque, mais prévenir votre assureur par écrit avant la pose reste la meilleure précaution, surtout si vous allez rouler davantage. Demandez-lui aussi si l’adhésif est couvert.

Faut-il déclarer l’argent de la publicité sur sa voiture aux impôts ?

Oui, dès le premier euro, sur la déclaration complémentaire 2042-C-PRO. Aucun texte ne fixe la catégorie : les BIC non professionnels (case 5NP, abattement de 50 %) sont la lecture la plus cohérente, les BNC (case 5KU, 34 %) restent possibles. Avec l’abattement minimal de 305 €, de petites sommes ne coûtent rien, mais elles se déclarent quand même.

Peut-on faire de la publicité rémunérée sur une voiture VTC ?

Oui, et c’est là que ça paie le mieux. Bolt verse 50 € fixes par mois, plus une part variable selon votre activité, à ses chauffeurs qui portent son logo. Rainbooh annonce de 100 à 250 € HT par mois pour les taxis et VTC électriques ou hybrides. Je n’ai trouvé aucun texte qui interdise la publicité sur un VTC, à condition de laisser visibles les vignettes officielles.

La publicité abîme-t-elle la peinture de la voiture ?

Pas si l’adhésif est de bonne qualité et posé puis retiré par un professionnel, sur une peinture d’origine en bon état. Des conducteurs racontent pourtant des traces ou du vernis arraché au retrait. Vérifiez donc dans le contrat qui pose, qui retire et qui paie en cas de dommage : Bolt, par exemple, n’est responsable que si le dommage vient de son poseur.

Peut-on mettre de la pub sur une voiture en LOA ou en LLD ?

Seulement avec l’accord écrit du loueur, puisque la voiture lui appartient. Les contrats types interdisent toute modification sans cet accord et facturent la dépose des adhésifs à la restitution. Même logique pour une voiture de société : demandez d’abord à votre employeur.

Comment reconnaître une arnaque à la publicité sur voiture ?

Méfiez-vous d’un message non sollicité qui promet des centaines d’euros par semaine au nom d’une grande marque, souvent de boisson. Le signal décisif : on vous envoie un chèque avant tout travail, et on vous demande d’en reverser une partie à un « poseur ». C’est toujours une arnaque. Une vraie plateforme ne vous fait jamais rien payer.

Peut-on avoir une voiture publicitaire gratuite ?

Pas en tant que particulier. Les véhicules publicitaires gratuits sont prêtés à des mairies, des CCAS, des clubs ou des associations, et financés par les encarts vendus aux commerçants locaux. Je n’ai trouvé aucune offre de ce type pour un particulier en France.

Est-il possible de mettre des prospectus sur les voitures ?

Non. Depuis le 1er janvier 2021, déposer des imprimés publicitaires sur les véhicules, sous les essuie-glaces par exemple, est interdit (article L541-15-16 du Code de l’environnement). C’est une contravention de 5e classe.

Peut-on mettre une annonce « à vendre » sur sa voiture ?

Oui, rien n’interdit à un particulier d’afficher qu’il vend sa propre voiture. Attention seulement au stationnement : une voiture ne peut pas rester garée au même endroit sur la voie publique plus de 7 jours, voire moins si un arrêté local le prévoit.

La taxe sur la publicité s’applique-t-elle à une voiture ?

Non. La taxe locale sur la publicité extérieure, devenue « taxe sur la publicité extérieure » en 2025, ne vise que les supports fixes. Une voiture qui circule n’est donc pas concernée.

Comment j’ai vérifié les informations de cet article.

J’ai relevé toutes les informations le 13 octobre 2026, à partir des sources suivantes :

  • les registres officiels (API Recherche d’entreprises, Annuaire des entreprises et annonces du BODACC) pour vérifier qui édite chaque plateforme, depuis quand, et si elle est toujours active,
  • les archives de la Wayback Machine, pour retrouver ce qu’affichaient les plateformes disparues et dater les montants anciens,
  • les sites, FAQ, mentions légales et conditions générales des plateformes (Loue Ta Portière, Stick&Drive, Pub-Car, Pub’n’Drive, OtoComCom, Bolt, Rainbooh, Noohmads, Car Advertising), ainsi que les fiches Google Play et App Store,
  • les textes officiels sur Légifrance (Code de la route, Code de l’environnement, Code des assurances, Code de la santé publique), les fiches de service-public.fr, la Sécurité routière, impots.gouv.fr, l’Urssaf et le SDES,
  • les alertes de la FTC, du Centre antifraude du Canada, de Red Bull, de la Banque de France et de Cybermalveillance.gouv.fr,
  • la presse (Le Figaro, TF1, ICI, Reporterre), un mémoire de l’UCLouvain (2022), et des témoignages de conducteurs sur des forums, utilisés comme récits et non comme preuves,
  • la page de résultats de Google.fr pour « publicité sur voiture rémunérée » et ses variantes, dont l’Aperçu IA, relevée le 13 octobre 2026.

Les plateformes changent vite, et certaines ferment sans prévenir. Si vous avez participé à une campagne, ou si vous constatez une différence, racontez-le-moi en commentaire : je mettrai l’article à jour.

Transparence.

Les encadrés verts renvoient vers un site de sondages rémunérés partenaire : si vous vous y inscrivez, La Boîte à Sous peut toucher une commission, sans aucun coût pour vous. Le bouton eBuyClub est un lien de parrainage, qui peut nous faire profiter d’un bonus, vous comme moi. En revanche, aucune plateforme de publicité sur voiture citée ici ne m’a payée, et les boutons qui mènent vers elles ne sont pas des liens d’affiliation. Les captures d’écran appartiennent aux sites cités en légende.

1 réflexion sur “Publicité sur voiture rémunérée : qui paie encore en 2026, combien, et les pièges à éviter”

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